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Vous avez aimé Mugabe, Museveni, Nujoma ? Alors vous aimerez Sismondi Barlev Bidjocka ! N'oubliez jamais son visage. Voilà un jeune Camerounais dont on ne sait rien, dont on ignore si c'est un homme intègre, qui non seulement donne des leçons de morale à ses citoyens mais en plus veut se faire un nom, de la publicité en proposant une journée de lutte contre l'Homosexualité. Rien que ça. Et il en est fier.

 Pire : cet individu au comportement douteux et réputé pour sa violence se dit représentatif des jeunesses africaines. Bon heureusement que le Cameroun compte des personnalités comme Alice Nkom, Charles Gueboguo, tout comme heureusement que le continent africain a Mandela ou Desmond Tutu. Parce qu'avec un tel individu qui doit penser que les homosexuels forment forcément une secte puissante visant à la destruction du monde et que l'homosexualité est une valeur (alors que c'est simplement une orientation sexuelle, on n'y peut rien, elle est là), l'Afrique n'ira pas loin. Et de toute façon, elle ne peut pas compter sur les intellectuels africains qui se taisent sur ces sujets, preuvent qu'ils ne sont peut-être pas si intellectuels.

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C'est déprimant, hein? C'est déprimant parce qu'il faut rappeler encore et toujours aux autres sociétés dans le monde que non la haine, le meurtre et la violence ne sont pas des valeurs africaines. Mais comment voulez-vous qu'on vous croit quand tout d'un coup, surgi de nulle part, déboule des personnes effrayantes comme Sismondi Barlev Bidjocka. L'homosexuel est sa seule obsession, sans doute. Il y pense nuit et jour. Dans son lit, au travail. Il attend peut-être que les autorités lui mettent un poignard dans la main et lui disent : Va, tues. La pauvreté, les inégalités sociales, tout ça, il s'en fout, non ce qui l'obsède c'est la vie sexuelle des gens qu'ils croisent et l'envie de savoir si ces gens sont 'comme il faut'. Une pensée pour nos amis africains, homo, hétéro, bisexuel, peu importe, qui sont dépassés, fatigués par ce genre d'individus, qu'ils sachent que nous sommes là, qu'ils ne sont pas seuls. Parce que la route est longue vers le Respect.

 

 J

natif du Gabon

n.b : je n'oublierais jamais à Paris, Marseille, Bruxelles, le Cap, ces rencontres avec des Camerounais qui se disaient en général bi et qui me séduisaient. De merveilleux souvenirs, et je frissonne à l'idée de l'exercice de schyzophrénie auquel ils doivent se livrer quand ils retournent 'au pays'. Heureusement pour les Gabonais, juste en dessus, nous ne sommes pas encore dans ce cas de situation sinistre où la loi prévoit 5 ans d'emprisonnement ferme. Satanée comédie humaine...ah Sismondi, tu veux la célébrité, mais tu l'auras, triste type...