我嚮往(Moi qui rêve)/ 曲:雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander) [Taïwan]

 

Chanson 'Moi qui rêve' [Jann Halexander/Agnès Renaut]

 

《我嚮往》(Moi qui rêve

詞:艾格妮絲˙何諾Agnès Renaut

曲:雅恩˙亞歷山德Jann Halexander

中譯:陳衍秀(Yen-Hsiu Chen)

 

我嚮往 在雲海深處恣意飛翔

踏上不羈的旅程 沒有牽絆的世界

不必奔跑就能夠逃離

直到無垠的邊界 永不死去

 

帶我走 

走向黎明

或將我拋進

深深的沉睡

我嚮往 被遺忘的海灘上未知的際遇與詞句

假面舞會上的影子 濡溼的腳尖

擁抱一座島嶼盡情地舞

狂野的單人華爾滋 不需要舞伴

 

帶我走

走進飛揚的歌聲

或讓我淹沒在

湛藍的礁湖

我嚮往 港邊水手聚集的酒吧裡

吐著金色煙圈的蕩婦們

酒醒之際 聽風迴旋而過

乘著飛魚之翼翱翔 受傷亦無妨

 

帶我走

走進蜂的秘密

或把我推向

男孩們的懷裡

帶我走

走進最美的奇蹟

或讓我

在最後一抹餘暉裡消逝

 

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Merci pour hier

Profil Jann Halexander (c) Jeff Bonnenfant 18 juillet 2013 - MAGIQUE - Copie

 

Merci pour hier soir, au Magique. Nous étions nombreux dans ce petit cabaret plein à craquer, que j'aime tant, nous étions bien. Merci pour ces belles retrouvailles de Rentrée, ce mélange d'Amitié et de Chanson. Cette alchimie lors des concerts me rappelle que je ne me suis pas trompé de voie/voix...tant pis pour les absents, merci aux présents, merci à Frédéric Pagès, Agnès Renaut, Marc Havet, Martine Havet, Indy, Ouman Dee, Monique Hottier, Barbara Felettig, merci à vous...''Qu'il pleuve ou qu'il vente ou qu'il neige, j'avance, j'avance, qu'importe le sable et la neige, j'avance jusqu'à vous, j'avance sans remords, j'avance jusqu'à ma mort, j'avance maintenant, j'avance vous avec moi''. Jann Halexander (récidive – je chanterais 4 ou 5 chansons au Festival de l'Automne pourri, organisé par le Magique, une fois de plus, belle fidélité, le 5 octobre, entrée libre, en compagnie de Marc Havet, Nicolas Duclos, Nathalie Solence – enfin remerciements également à Floréal Duran, Clémence Savelli, Yann Denis, Michel Xavier-Gérard, pour avoir communiqué sur le concert, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, ami de longue date et à Jérôme Cosniam, de lalouline Editions) [mes remerciements également à Floréal Duran, Monique Hottier, Clémence Savelli, Yann Denis, Daniela Cruz,pour avoir communiqué sur le concert, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, ami de longue date et à Jérôme Cosniam, de Lalouline Editions).

J.H

 

Disque MOI QUI REVE (sortie le 27 septembre 2013)

 

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Moi Qui Rêve

 

 

 

Ce disque regroupe des raretés, des chansons qui avaient été chantées sur scène mais jamais enregistrées, crées à l'occasion d'émissions télévisions/radio ici et là, des titres en anglais, des musiques, des remix, des chansons écrites pour certaines occasions. C'est un petit disque-pause, artisanal, dans la carrière d'un artiste qui a débuté en décembre 2003. Ce disque est sorti pour le retour sur scène de Jann Halexander le 27 septembre 2013 au mythique cabaret parisien Le Magique. Le 22 mars de la même année, Jann Halexander fêtait ses 10 ans de carrière à l'Auguste Théâtre, à Paris, puis à Angers (où il a débuté) et Bordeaux. Enfin, Moi qui rêve est une invitation au voyage, à l'Exil au sens large comme au sens intérieur. Il est le fruit d'une belle collaboration entre l'écrivaine Agnès Renaut (Qu'as-tu fait de ta sœur, aux éditions Grasset) et le chanteur, considéré comme définitivement à part dans le paysage musical francophone...

 

 

 

1- Moi qui rêve (texte Agnès Renaut / Musique Jann Halexander) 2- L'Amour, la mer, la mort (texte et musique Jann Halexander) 3- Moi qui rêve variations (musique Jann Halexander) 4- Les chiens de Moscou [en concert, Cologne] (texte et musique Jann Halexander) 5- Une note vaguement noire vaguement blanche (musique Jann Halexander) 6- Une nuit à Hautmont (texte et musique Jann Halexander) 7- A mon enfant (texte et musique Jann Halexander) 8- Father I am (texte et musique Jann Halexander) 9- Father I am, variations (tmusique Jann Halexander) 10- Requiem pour Dewaere (texte S.Choké/S.Zeggagh/Blanchon/Krajewski/Musique Jann Halexander) 11- Apprendre à mourir (texte et musique Jann Halexander) 12- L'Elfe et la Forêt (texte et musique Jann Halexander) 13- Je suis une star et vous n'le savez pas (texte et musique Jann Halexander) 14- Qu'as-tu fait de ta sœur ? [inspiré du roman d'Agnès Renaut] (texte et musique Jann Halexander) 15- Quand deux égoïsmes...(texte et musique Jann Halexander) 16- Tristes Tropiques variations (musique Jann Halexander)17- Moi qui rêve, variations d'Ibiza (texte Agnès Renaut/Musique Jann Halexander)

 

Production : Label T.H/Editions Lalouline 0033680150524 - Arrangements : Jann Halexander sauf 11,12,13 : B.Lancelot - Prise de son/Mixage 1,2,3, 10, 17 : James Vitale - 11, 12, 13 : B.Lancelot – 4 : B.Nietshert 5 : Djobusy Production - 6,7,8,9 : J.Derfeuil – 15 : J.BonnenfantAccordéon sur Moi qui rêve : James Vitale - Piano : Jann Halexander http://www.apoplexia2008.blogspot.fr

Points de vente : En concert, Ebay, priceminister, leboncoin, Cd-Lp...prix de vente : 5 euros

 

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Interview de l'écrivaine Agnès Renaut par Christian de Montagu

 

Agnès Renaut par Jann Halexander

 

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Interview de l'écrivaine Agnès Renaut par Christian de Montagu pour le site Neiges Africaines...

Vous venez, si j'ose dire, du monde de l'écriture, Jann Halexander, plutôt de la chanson, voire de la variété, comment en êtes-vous venus à collaborer ensemble pour créer un disque ?

         Dans une rencontre d’affinités, il y a toujours un mystère. Comme si, en croisant par hasard nos pas, on se rendait compte que certains de nos chemins passent par la même géographie. Disons, quelque part dans une planète qui joue des coïncidences. Et puis, il y a une évidence. On s’aperçoit qu’on a quelque chose à créer ensemble. Alors, on ose. Moi, je rêvais d’un chanteur pour certains de mes textes, j’ai découvert Jann, son style, son univers. Et Jann aime, dans sa planète musique, y faire entrer les autres, parler d’eux… ou les laisser parler. Il a laissé entrer mes mots. Et cela a donné Moi qui rêve


Dans Moi qui rêve, la chanson dont vous avez écrit le texte, il est question de voyage et de sensualité, de don de soi aux Autres : dans l'absolu, ce sont des thèmes qui vous obsèdent ?

         J’ai écrit ce texte dans le désir d’un ailleurs. Dans cet élan vers l’inconnu, vers l’Autre mais aussi cet autre en moi, cette altérité secrète, ce sentiment d’étrangeté. C’est là que se niche mon obsession. C’est là aussi, je crois, que se tisse le lien profond entre soi et les autres. Si quelque chose me hante dans l’écriture, c’est cet espace vacant, mouvant, entre soi et l’autre de l’autre côté, sur l’autre rive. Et dans ce mouvement, l’écriture puise dans le sensoriel, les images mais aussi les autres sens. Pour moi la sensualité n’est pas obsédante car elle n’est pas de l’ordre de l’idée. C’est une matière concrète, sensible, infinie, elle est ma « terre d’écriture », ce dont je suis faite. La sensualité est aussi la voie royale pour aller au-delà de soi, pour se relier aux autres. Je ressens la poétique et la sensualité comme deux fibres vibrantes du vivant. Sans éviter la douleur et sans peur de la joie.

Quelle différence entre écrire une chanson et… écrire un roman ?

         J’écris, sans me poser ce genre de question. Dans la vie comme en écriture, peu m’importe le genre. Car la vie, comme l’écriture, au point de départ de l’inspiration, déborde et brouille les catégories. J’écris un poème qui devient chanson, un texte qui devient roman ou théâtre, un instantané qui devient nouvelle. Il y a l’écriture et ensuite la forme, variable, qui permet de s’inscrire dans un format et un contexte, d’atteindre un public. J’ai longtemps écrit des poèmes avant d’aborder des formes romanesques. Je préfère les textes courts, à court de souffle, ciselés. Ce qui se prête à la poésie, à la chanson, à la nouvelle. La différence entre l’écriture d’une chanson et celle d’un roman, en dehors de la question de longueur de temps et de phrases, est la destination du texte qui va influer la forme, car la lecture solitaire d’un roman  est un autre espace que l’écoute partagée d’une chanson en concert. Ce n’est pas le même travail d’écriture mais c’est le même travail des mots, avec la même exigence.


Serge Gainsbourg, connu pour ses multiples frasques, ses propos facilement provocateurs, disait que la chanson était un art mineur, qu'en pensez-vous ?

         Gainsbourg était avant tout un grand artiste. Sa provocation est à considérer au regard de son exigence, de son envie de secouer les esprits, de pointer l’arrogance et la médiocrité du showbiz. Dire que la chanson est un art mineur, alors même qu’il a contribué à faire de la chanson un art à part entière, un art conjugué de langage, de musique et de poétique, me semble une manière de pourfendre les « variétés » en tant que production industrielle de masse et consommation abêtie, un coup de colère contre les usiniers de la chanson marketée. Il pointe ce qui est plus haut, la musique. En esthétique, la poétique est l’art le plus proche de la musique.  Je dirai que Gainsbourg dénonce ainsi, non pas ce qu’est la chanson, mais ce qu’on en a fait…


Qu'est-ce qui vous marque dans les chansons de Jann Halexander ? Votre chanson préférée de son répertoire, de ce que vous connaissez, à ce jour ?

         Plus qu’un chanteur de variétés, Jann est un chanteur en variations. Je dirai même « en libre variation ». Ce qui me frappe, d’une chanson à l’autre, c’est l’incroyable variété des thèmes, des compositions, voire leur éclectisme. Il joue de différents registres, sombre, mélancolique, réjoui, moqueur ou sarcastique. Et il ose, il y va, il prend le risque, celui de composer une pépite d’or ou un amusement sans façon. Pourtant, on reconnaît JH. S’il échappe aux catégories de « style », de fait il en a un : le sien. Bien à lui. C’est une planète qui lui ressemble : il fait sa chanson comme ça lui va. Ma chanson préférée est Un cèdre sur le toit… Chaque fois que je l’écoute, je ressens une émotion à fleur de larme. Le texte est superbe, la voix entre ciel et terre, la musique en évidence…C’est une chanson parfaite.

Rêver

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