JANN HALEXANDER FEAT MC COCO : Déracinés quand même [sortie 17 décembre 2014]

Cover 'Déracinés quand même' Jann Halexander Feat MC COCO

 

Jann Halexander Feat MC COCO : Déracinés quand même...

DÉRACINÉS QUAND MÊME 

Texte

Mc Coco – Jann Halexander

Musique 

Jann Halexander


pour m'en sortir, je suis partie, j ai quitté mon pays
le coeur meurtri, les larmes aux yeux, j ai faussé compagnie
à ma famille, a mes amis, mes origines aussi
à ma culture, mes traditions et mes études aussi
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ,
pour m en sortir, je suis partie, j ai quitté mon pays
le coeur meurtri, les larmes aux yeux, j ai faussé compagnie
à ma famille , à mes amis, mes origines aussi
à ma culture, mes traditions et mes études aussi
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ,

Dans l'espace on est toujours...déracinés...déracinés...

Entre deux guerres noyées d'étoiles, de rêves brisés...de rêves brisés...

Moi qui cherche un brin d'espoir, à être aimé...à être aimé...

Toi qui vois...ou ne vois pas...la vérité...la vérité...


oui je suis déracinée
pleines de richesses remportées
à cause de cet exil forcé , j' ai dû me surpasser
l'horizon  éclate, l amour se libère
adieu les contraintes de ces cultures amères
je veux vivre et ressentir
toutes ses sensations humaines
que ce monde peut nous offrir
pour oublier toutes mes peines
la vie n est pas facile
j' essaye seulement de m'en sortir
malgré les vices
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis fière de moi même
et je resterai un emblème
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis fière de moi même
et je me resterai fidèle

Mi-homme, mi-femme, je suis toujours...déraciné(e)...déraciné(e)

Quand je te vois, je sens ton souffle...réanimer...réanimer...

Mes peurs violentes...les mains qui tremblent...désespérées, désespérées

Toi qui sens...ou ne sens pas...la vérité...ma vérité...

partie par là, venant de là, fuyant par ci par là
laissant ci, lâchant ça, j ai tout laissé là-bas
quittant de là,  je me souviens quand même
de là où je viens
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis restée moi même

mais déracinée quand même

partie par là, venant de là, fuyant par ci par là
laissant ci, lâchant ça, j ai tout laissé là-bas
quittant de là,  je me souviens quand même
de là où je viens
je suis restée moi même
mais déracinée quand même

je suis fière de moi même
et je resterai un emblème
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis fière de moi même
et je me resterai fidèle

je suis restée moi même

et je resterai un emblème

Comme c'était triste...

Posté par OmbreMauve à 18:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Emoi de lecture : la bande dessinée 'Déracinés'

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...Si j'ai évoqué brièvement la bande dessinée 'Déracinés' parue en janvier 2014, je regrette de ne pas être allé plus loin dans les détails. Voilà pourquoi je me dis qu'il n'est pas trop tard pour me rattraper. Cette bande dessinée est importante pour moi à plusieurs titres. 

Je n'ai pas oublié le contexte dans lequel j'ai lu 'Déracinés'. C'était un lundi soir, en avril, il faisait bon, j'étais à Créteil, ligne 8, je devais me rendre à Madeleine, autant dire le bout du monde. J'ai été tellement embarqué dans l'histoire que j'ai failli rater la correspondance. A la lecture du destin de Yël Chagall (quel nom, impossible à oublier!), cet être intersexe, timide, accroché(e) à son secret, et de sa confrontation avec Gahalan, le personnage noir, j'ai retrouvé les émois que j'éprouvais à la découverte mouvementée de mon adolescence, de la puberté et de ses désirs qui prennent des allures de tragédie. C'est dire comment il est difficile de ressortir indemne de ce type de lecture. 

Faut-il la mettre entre toutes les mains : assurément, oui. Il est question d'amour, de respect, de tolérance, mais aussi de transcendances. Certes il s'agit du destin de Yël et de Gahalan, mais c'est celui de l'humanité toute entière qui doit se construire sa place dans l'espace infini. C'est un space opera à des années lumières de Star Wars. Les visuels ont quelque chose d'obsédant. Ayant appris qu'il s'agit du premier tome d'une série, vous vous doutez bien que j'attends les prochains épisodes avec impatience, un comble pour moi, qui ne suis pas vraiment un lecteur de bande dessinée endurci - en dehors de Tintin, Mafalda...

A lire : Déracinés, Gildas Jaffrennou, Gelweo (YIL Editions) - http://www.yil-edition.com/catalogue/

 

Jann Halexander