Il neige en Afrique

'C'était à Port-Gentil...nous arrivions la nuit...' in 'C'était à Port-Gentil' de Jann Halexander

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JANN HALEXANDER - 'C'ETAIT A PORT-GENTIL' (clip officiel)

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Voir Tita Nzebi sur scène...

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La voir sur scène fut un choc, une belle révélation, l'électricité était dans l'air...alors ce fut un moment de beauté incroyable. C'est un Gabon éternel que Tita Nzebi chante, un beau Gabon, un grand Gabon, tourné vers l'universel. On pourrait écrire tant de mots, mais les mots deviennent de trop. Allez voir, allez écouter, que ce soit en Bretagne, en Suisse, où elle se produira cet été ou le 5 octobre au Brin de Zinc.

Tita Nzebi / La caravane passe

 

Souvenir TV

 

Afronight avec Tita Nzebi 01/02/18

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Caracol - Escaliers dorés

Caracol - Escaliers dorés [Officiel]

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Tita Nzebi ou l'éloge du Beau : RDV le 10 mars prochain à LaClef StGermain ! #concert

TITA LA CLEF

 

Partout où elle passe, le public vient, et l'acclame, fidèle et toujours plus important. Comme on le comprend !

Tita Nzebi possède un charisme incroyable, une sorte d'aura magnétique qui emporte les gens, à travers l'éloge du Beau. Est-ce que l'on comprend tout (elle chante en nzebi, une des nombreuses langues du Gabon) ? Non, et en fait...ce n'est pas grave, car on ressent surtout, des émotions, un tourbillon d'émotions. Le public l'acclamait le 3 février dernier au Café de la Danse. Ceux, celles qui ne la connaissent pas ou trop peu, nous ne pouvons que les encourager à aller la voir sur scène, c'est le 10 mars prochain, en région parisien à LaClef StGermain. Elle sera en co-plateau avec une autre grande artiste africaine, Dobet Gnahore. Emotion, joie, beauté sont au rendez-vous. Un bel événement en vue.

http://www.laclef.asso.fr/

Tita Nzebi "Ileba"

 

Tita Nzebi / La caravane passe

 

#souvenir #itw #tv

 

Afronight avec Tita Nzebi 01/02/18

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JANN HALEXANDER - L'ABDUCTION #PAROLES

VISUEL

 

 

 

 

L'Abduction

 

 

Tout petit déjà

il recevait d'étranges visites

des yeux noirs sous la lune

et la peur du dentiste

croyant vite qu'il était seul

il en fit souvenir

c'est ainsi que des douleurs

furent si longtemps enfouies

 

un beau jour devant la glace

elle se souvint alors

sur sa peau, à la surface, d'étranges signaux, dès lors

tout lui revint en mémoire, elle voulut se confier

à son amour, mais hélas, le mur était d'acier

 

O tais-toi

tu n' sais pas ce qu'il y a  entre eux et moi

chaque nuit mon cœur...

bat la chamade

je n' dormirai pas à la belle étoile

 

Le psy très gentil

lui dit 'vous vous faites des idées'

il le croit quelques instants

déni d'une vérité

on le prendrait pour un fou,

on la prendrait pour une folle

tant ces visites sont taboues

allez vite, faut que l'on dorme

 

Puis une nuit d'hiver, rentrant seul

dans cette campagne,

une lumière haut dans le ciel

n'avait rien d'une étoile

cette lumière le narguait, il s'enferma chez lui

depuis lors il ne sort plus, terrifié par la nuit...

 

 

 

 

 

texte et musique : Jann Halexander

2017

© Lalouline Editions

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Jann Halexander - The Abduction #english #translation

Jann Halexander
The Abduction
[english translation : E.M.A]
As a young child,
He already used to be visited by weird ones
And black eyes under the moon
And fear of the dentist
Thinking he was alone
He buried his memories
And so the pain was,
And so the pain was...
Once in the mirror
She then reminded
On her skin, strange signs that had appeared
And as she reminded everything, she wanted to tell all
To her beloved, but Alas he was iron-hearted
O shut up
You don't know what's between us
Everynight my heart...
Is beating wildly
I won't sleep under the open sky

ALTERITE par Pablo Korsakov

The doctor kindly tells him
« It's just your imagination »
He believes him sometimes
Denying reality
They would think he's a fool
They would think she's a fool
These visits are a shame
And now we must sleep
Then during a cold night, alone,
In the countryside
A high light in the sky
But not a star
A light was making a fool of him
He locked himself in his home
And since then, he hasn't been out,
Afraid by the night...
music & lyrics : Jann Halexander
© Lalouline Editions

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Jann Halexander - L'ABDUCTION

Jann Halexander - L' Abduction

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Info Culture : Jann Halexander chante Pauline Julien 'A Nos Tendresses' 9/03/2018, Atelier du Verbe, Paris, France [chanson]

Info Culture : Jann Halexander chante Pauline Julien 
'A Nos Tendresses' 9/03/2018, 
Atelier du Verbe, Paris, France
 
Le chanteur Jann Halexander mélange ses chansons à celles de Pauline Julien.

Jann Halexander by ROZENN DOUERIN, 31 janvier 2018, A NOS TENDRESSES

 
'A Nos Tendresses' : il y a vingt ans nous quittait Pauline Julien, grande chanteuse canadienne connue pour la flamboyance de ses interprétations qui franchirent les frontières du Canada. Un visage, une voix qui marquèrent le chanteur Jann Halexander, qui passa sa petite enfance à Ottawa, dans l'Ontario. 
 
Les chansons de l'Un, réputé pour pour sa liberté de ton et un répertoire prolixe depuis ses débuts en 2003*, répondent aux chansons de l'Autre. 
 
Avec cette interrogation quasi obsédante :
'Croyez-vous qu'il soit possible d'inventer un monde amoureux ?' 
(in 'L'Etranger', Pauline Julien)
 
9 mars 2018
A NOS TENDRESSES
20h
L'ATELIER DU VERBE
17 rue Gassendi
75 014 Paris
Métro/Rer : Denfert-Rochereau 
Métro : Gaîté
 
 
 
Tarif plein : 15 euros
Tarif réduit : 12 euros (billetreduc, par téléphone +33 (0)6.16.13.98.32
 
http://labeltrilogiehalexander.blogspot.fr/ site du Label TH
http://www.billetreduc.com/204277/evt.htm Réservation
 
Ils en parlent :
 
 Ce 31 janvier, pour peaufiner son spectacle dont la première est prévue le 9 mars à l'Atelier du Verbe, l’artiste avait réuni des étrangers qui entendaient de concert la voix de Pauline Halexander avant de retourner à « leur solitude encore » (Langevin / Cousineau). Ce n’était plus que du Julien, c’était plutôt du Halexander, et, vingt ans après un suicide désespéré, ce prolongement est, étrangement, joyeux. 
Bertrand Ferrier
 
Information communiqué par
Label TH / LALOULINE EDITIONS
Paris
*Il s'agit de la première représentation publique de 'A Nos Tendresses' qui a été joué en concerts privés le 24, le 31 janvier à Paris et le 9 février dans l'Oise, qui ont vite affiché complet. 

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Biografía cantador Jann Halexander #música #canción

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En marzo de 2013, el cantador Jann Halexander ha celebrado su decimo cumpleaños en un teatro de Paris, antes de proponer conciertos en otras ciudades. El que ha empezado su carrera en Angers tiene un repertorio que mezcla emoción y humor, pasión y melancolía, con canciones famosas : «  A table », « Aucune importance », «  Il est minuit Docteur Schweitzer » , « Papa, Mum » .Nació Aurélien Makosso-Akendengué el 13 de septiembre de 1982, en Libreville (Gabon) y canta la diferencia, la pasión, la familia y el exilio. Ya cantó en Francia, Bélgica, Alemania, con cientos de conciertos. El 21 de enero de 20 17, cantó con Tita Nzebi, Jearian, François Ngwa en el Café de la Danse, para el espectáculo « Une Aurose se lève », en homenaje al Gabon.

Jann Halexander - LAURE ET FREDERIC

#découverte #février #pop Belgique LILEE 'NE DIS PAS NON'

#découverte #février #pop Belgique LILEE 'NE DIS PAS NON'

 Sur itunes, spotify, deezer

 

 

Lilee-180101_P1 - Copie

 

 

Lilee - Ne dis pas non

 

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Джанн Халександер и Россия #Russia #JannHalexander #песня

 

Jann Halexander - Россия - 2011

 

Творческий путь: Джанн Халександер [певец]

В марте 2013 года певец Джанн Халександер, отпраздновав десятилетие творческой деятельности в одном из парижских театров, отправился в гастрольный тур по стране. В репертуаре Джанна Халександера, начавшего свою карьеру в г. Анже, перемешаны юмор и эмоции, грусть и страсть, что видно из названий песен: За столом, Совершенно не важно, Сейчас полночь, доктор Швейцер, а также Папа, Мама. Франко-габонский исполнитель, урождённый Аврелиан Макоссо-Акенденге, рождённый 13 сентября 1982 года в г. Либревиль, поёт об изгнании, об отличиях, любовной страсти, семье. Он дал сотни концертов во Франции, Бельгии и Германии. 21 января 2017 года он выступил вместе с Титой Нзеби, Жеариан, Франсуа Нгва в Кафе де ля Данс в рамках спектакля «Восхождение авроры», посвящённого Габону. В этом же году он представляет публике свой альбом «A Vous Dirais-Je», лейтмотивом которого является любовь.

Джанн Халександер и Россия

С 14 по 16 марта 2014 года в рамках праздника Франкофонии в Казахстане проходит национальный конкурс франкофонной песни. Согласно правилам конкурса молодые люди в возрасте от 18 до 28 лет должны были исполнять песни из современного франкофонного репертуара, среди которых были композиции Coeur de Pirate, Шай’м, B.B Brunes, Линды Леме, Жана-Луиса Обера, Селин Дион, Stromae, Камий, Агнес Биль, а также Джанна Халександера. Разнообразие репертуара позволило показать настоящий образ франкофонного культурного наследия, далёкого от стереотипови клише. Этот конкурс стал возможностью для артиста напомнить себе о своей связи с Россией, как личной, так и артистической. Его песни и фильмы нашли многочисленных поклонников в русскоязычных странах. Его видеоклипы также доступны для просмотра нароссийских видеоплатформах. В 2011 году Россия вдохновила артиста на написание песни «Les Chiens de Moscou», которая вошла в альбом «Moi qui Rêve» (все копии распроданы, альбом доступен для скачивания с легальных платформ, диски и DVD ещё есть в продаже магазинах Fnac и Gilbert Joseph).

 

 

 'LES CHIENS DE MOSCOU' [2013]

Le monde délicieusement angoissant de la chanteuse Nat Van Ba

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Dès l'ouverture, le ton du clip est donné. Clip cauchemardesque, dans la lignée des meilleurs films de série B des années 80 et une chanson entêtante. 'Insomnies', extrait de l'album du même nom sur les plates-formes de téléchargement.

 

Nat Van Ba - INSOMNIES

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Joyeuses fêtes de fin d'année avec le clip 'PAS A PAS' de Sultana

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SULTANA Pas à Pas (Clip Officiel)

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JANN HALEXANDER - FEARLESS #paroles

Jann Halexander - FEARLESS

 

Jann Halexander

 

Fearless

 

Eh mec

T'a un problème

alors oui j'assume

Eh mec

T'a un problème

je ne crains personne

Eh mec,

reste dans ton car

car sinon je mors

eh gars, pas un écart

j'ai pas de remords

 

R.

J'nai plus rien à perdre

dans ma sauvagerie

je n'ai plus de regrets

c'est là mon équilibre

je n'ai plus de regrets

c'est la mort assurée

je n'ai plus rien à perdre

quand on aime le risque

 

Eh vous

C'est l'escalade

le dernier combat

mon cœur bat la chamade

je n'le montre pas

La lutte inévitable

noircit l'horizon

nombreux sont les obstacles

qui brouillent la raison

 

R.

 

Le champagne des salauds

a le goût du sang

Alors je m'jette à l'eau,

l'estomac se tend

Devant tous ces témoins,

je n'laisse rien passer

l'amour peut s'en aller

Pas ma dignité

 

R x2

 

Texte : S.Choqué / M.Blanchon

Musique : Jann Halexander

 

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Biografie sänger Jann Halexander

Im März 2013 feierte der Sänger Jann Halexander seine zehnjährige Karriere in einem pariser Theater, bevor er auch in der Provinz spielte. Jann Halexander, der sein Debüt in Angers machte, hat ein Repertoire, das Humor und Emotionen, Melancholie und Leidenschaft mischt. Schlagzeilen: Bei Tisch ! , Keine Bedeutung, Es ist Mitternacht Doktor Schweitzer oder Papa, Mama. Er wurde am 13. September 1982 in Libreville als Aurelien Makosso-Akendengue geboren. Dieser französisch-gabonische Künstler singt Exil, Unterschiede, Leidenschaft, Familie. Er hat in Frankreich, Belgien und Deutschland hunderte Auftritten gegeben. Am 21. Januar 2017 sang er im Café de la Danse mit Tita Nzebi, Jearian und François Ngwa als Teil der Gabun-Show 'Sonnenaufgang'.

 

Jann Halexander by Pablo Korsakov - 2017 - Pour illustration Bio allemande

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Info Culture : Mise en ligne intégrale des films de Jann Halexander [2007-2011]

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 Les films 'J'Aimerais J'Aimerais', 'Occident', 'Une dernière nuit au Mans', 'La Bête Immonde' de et avec Jann Halexander sont disponibles intégralement et gratuitement sur les plates-formes Youtube et Dailymotion. De 2006 à 2011, le chanteur a réalisé des films pour le marché DVD, écoulés à des milliers d'exemplaires en France et à l'étranger. Certains de ses films ont fait l'objet de diffusions dans des festivals. Le chanteur, influencé aussi bien par le fantastique que l'animation ou les comédies musicales, lointain héritier de Jean Rollin, a mis en images et musiques son univers trouble, diffus, où la thématique de l'Autre, que ce soit sous le registre de l'horreur ('La Bête Immonde'), le dramatique ('J'Aimerais J'Aimerais') ou la comédie ('Une dernière nuit au Mans') est omniprésente. Une thématique que l'on retrouve par ailleurs, déclinée sur différents tons dans ses chansons, y compris le dernier album paru en juin 2017, 'A Vous Dirais-Je' (distribution Lalouline Editions).

 

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雅恩˙亚历山德(Jann Halexander) / CHINA

雅恩˙亚历山德Jann Halexander

 

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雅恩˙亚历山德(Jann Halexander),本名奥雷瑞安˙马克索-阿肯丹格(Aurélien Makosso-Akendengué),1982年9月13日生于非洲中西部加蓬(Gabon)利伯维尔(Libreville),是一位拥有法国/加蓬双重国籍的音乐创作者、词曲作家、歌手。

 

雅恩在法国西部罗亚尔河地区大城昂热(Angers)展开他的演唱生涯。他的作品情感丰沛,充满幽默,融合了忧郁与热情,创作主题环绕着流浪、差异、爱情与家庭。2013年3月,他在巴黎奥古斯特剧院(L’Auguste Théâtrex)举办演艺生涯十周年演唱会之后,逐步将音乐事业拓展到法国外省地区。

 

出道至今,雅恩在法国、比利时、德国举办了数百场演唱会。2017年1月21日,他在巴黎舞蹈咖啡(Café de la Danse)举办的「加蓬:曙光初绽」(Une Aurore se Lève)音乐会上,与提塔˙泽比(Tita Nzebi)、基利安(Jearian)、法兰索瓦˙葛瓦(François N’gwa)、席克˙波希(Chyc Polhit)等加蓬歌手同台献唱。

 

雅恩目前发行的主要专辑包括:《吃饭了》(A Table)、《无所谓》(Aucune Importance)、《午夜时分,史怀哲医生》(Il est minuit Docteur Schweitzer)、《爸爸、妈妈》(Papa, Mum)等。

 

Jann Halexander 'Laure et Frédéric' – Extrait Live 13 mai 2017 – Théâtre la Rousselle, Bordeaux

 

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《我向往》(Moi qui rêve)- 《爸爸、妈妈》(Papa, Mum)词/曲:雅恩˙亚历山德(Jann Halexander)/ CHINA

《我向往》(Moi qui rêve

词:艾格妮丝˙何诺Agnès Renaut

曲:雅恩˙亚历山德Jann Halexander

中译:陈衍秀(Yen-Hsiu Chen)

 

我向往 在云海深处恣意飞翔

踏上不羁的旅程 没有牵绊的世界

不必奔跑就能够逃离

直到无垠的边界 永不死去

 

带我走 

走向黎明

或将我抛进

深深的沉睡

我向往 被遗忘的海滩上未知的际遇与词句

假面舞会上的影子 濡湿的脚尖

拥抱一座岛屿尽情地舞

狂野的单人华尔兹 不需要舞伴

 

带我走

走进飞扬的歌声

或让我淹没在

湛蓝的礁湖

我向往 港边水手聚集的酒吧里

吐着金色烟圈的荡妇们

酒醒之际 听风回旋而过

乘着飞鱼之翼翱翔 受伤亦无妨

 

带我走

走进蜂的秘密

或把我推向

男孩们的怀里

带我走

走进最美的奇迹

或让我

在最后一抹余晖里消逝

 

Jann Halexander chante 'Moi qui Rêve' fanvideo concert 8/10/2016

 

《爸爸、妈妈》(Papa, Mum

词/曲:雅恩˙亚历山德(Jann Halexander

中译:陈衍秀(Yen-Hsiu Chen)

 

妈妈白得像瓷

爸爸黑得像墨

懵懂的孩子抬起头

家里有太多没说出口的秘密

 

外头的来客

对主人微笑致意

孩子呀,你很快会长大

去发现另一种真相

 

爸爸妈妈啊 告诉我

爱上什么 爱上谁 

才觉得自己活着

爸爸妈妈啊 告诉我

爱上什么 爱上谁

才拥有真正的自由

 

太多不确定的邂逅

太多伤痛

懵懂的孩子坐在井底

渴望纯真与被呵护的温暖

 

人生太苦

爱情是我们的慰藉吗

还是人间的妄想

爱情的火花是不是真的

 

爸爸妈妈啊 告诉我

爱上什么 爱上谁 

才觉得自己活着

爸爸妈妈啊 告诉我

爱上什么 爱上谁

才拥有真正的自由

Jann Halexander - Extrait 'Papa, Mum' Live au Théâtre Nout 26/06/2016

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爸爸、媽媽(Papa, Mum)/ 詞/曲:雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander)[Taïwan]

《爸爸、媽媽》(Papa, Mum

詞/曲:雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander

中譯:陳衍秀(Yen-Hsiu Chen)

 

媽媽白得像瓷

爸爸黑得像墨

懵懂的孩子抬起頭

家裡有太多沒說出口的秘密

 

外頭的來客

對主人微笑致意

孩子呀,你很快會長大

去發現另一種真相

 

爸爸媽媽啊 告訴我

愛上什麼 愛上誰 

才覺得自己活著

爸爸媽媽啊 告訴我

愛上什麼 愛上誰

才擁有真正的自由

 

太多不確定的邂逅

太多傷痛

懵懂的孩子坐在井底

渴望純真與被呵護的溫暖

 

人生太苦

愛情是我們的慰藉嗎

還是人間的妄想

愛情的火花是不是真的

 

爸爸媽媽啊 告訴我

愛上什麼 愛上誰 

才覺得自己活著

爸爸媽媽啊 告訴我

愛上什麼 愛上誰

才擁有真正的自由

 

Jann Halexander - PAPA, MUM

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雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander)TAÏWAN

雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander)

雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander),本名奥雷里安˙馬克索-阿肯丹格(Aurélien Makosso-Akendengué),1982年9月13日生於非洲中西部加彭(Gabon)自由市(Libreville),是一位擁有法國/加彭雙重國籍的音樂創作者、詞曲作家、歌手。

雅恩在法國西部羅亞爾河地區大城昂熱(Angers)展開他的演唱生涯。他的作品情感豐沛,充滿幽默,融合了憂鬱與熱情,創作主題環繞著流浪、差異、愛情與家庭。2013年3月,他在巴黎奧古斯特劇院(L’Auguste Théâtrex)舉辦演藝生涯十週年演唱會之後,逐步將音樂事業拓展到法國外省地區。

出道至今,雅恩在法國、比利時、德國舉辦了數百場演唱會。2017年1月21日,他在巴黎舞蹈咖啡(Café de la Danse)舉辦的「加彭:曙光初綻」(Une Aurore se Lève)音樂會上,與提塔˙澤比(Tita Nzebi)、基利安(Jearian)、法蘭索瓦˙葛瓦(François N’gwa)、席克˙波希(Chyc Polhit)等加彭歌手同台獻唱。

雅恩目前發行的主要專輯包括:《吃飯了》(A Table)、《無所謂》(Aucune Importance)、《午夜時分,史懷哲醫生》(Il est minuit Docteur Schweitzer)、《爸爸、媽媽》(Papa, Mum)等。

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我嚮往(Moi qui rêve)/ 曲:雅恩˙亞歷山德(Jann Halexander) [Taïwan]

 

Chanson 'Moi qui rêve' [Jann Halexander/Agnès Renaut]

 

《我嚮往》(Moi qui rêve

詞:艾格妮絲˙何諾Agnès Renaut

曲:雅恩˙亞歷山德Jann Halexander

中譯:陳衍秀(Yen-Hsiu Chen)

 

我嚮往 在雲海深處恣意飛翔

踏上不羈的旅程 沒有牽絆的世界

不必奔跑就能夠逃離

直到無垠的邊界 永不死去

 

帶我走 

走向黎明

或將我拋進

深深的沉睡

我嚮往 被遺忘的海灘上未知的際遇與詞句

假面舞會上的影子 濡溼的腳尖

擁抱一座島嶼盡情地舞

狂野的單人華爾滋 不需要舞伴

 

帶我走

走進飛揚的歌聲

或讓我淹沒在

湛藍的礁湖

我嚮往 港邊水手聚集的酒吧裡

吐著金色煙圈的蕩婦們

酒醒之際 聽風迴旋而過

乘著飛魚之翼翱翔 受傷亦無妨

 

帶我走

走進蜂的秘密

或把我推向

男孩們的懷裡

帶我走

走進最美的奇蹟

或讓我

在最後一抹餘暉裡消逝

 

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SULTANA 'PAS A PAS'

SULTANA Extraits "Pas à Pas" (Nouvel Album Sol'Air)

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Les paroles des chansons de l'album A VOUS DIRAIS-JE, de Jann Halexander [parution 7/06/2017]

Les paroles des chansons de l'album A VOUS DIRAIS-JE, de Jann Halexander  [parution 7/06/2017]

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A Vous Dirai-Je Mes Belles

 

A Vous Dirai-Je Mes Dames

Mon Dieu que vous êtes belles

Belles et si différentes

Que mon cœur est en transe

Belles et bonnes à marier

A quoi bon s'immiscer

Un Mulâtre se jette

Du haut de l'échafaud

 

Toujours je pleurerai

De n'savoir qui vous êtes

Tout est trop ambigüe

Votre présence est défaut

A vous dirai-je mes dames

J'admets que vous êtes belles

Belles et si différentes

Adieu mon être tremble !

 

C'est à ne plus savoir

sur quel pied danser

Qui fait l'homme ou la femme

C'est un jeu dépassé

Donnez-moi un talon

Faîtes-moi les cheveux longs

Un peu de rouge à lèvres

On verra si ça passe : ça passera !

 

A vous dirai-je mes dames

Je l'avoue, je vous aime

Belles et si différentes

Je vous laisse comprendre

Vous ne m'aimerez jamais

A quoi bon l'espérer

Un ignorant se tue

Je ne perds point mon temps...

 

A Vous Dirai-Je Mes Dames

Mon Dieu que vous êtes belles

Belles et si différentes

Que mon cœur est en transe

Belles et bonnes à marier

A quoi bon s'immiscer

Un Mulâtre se jette

Du haut de l'échafaud

Un Mulâtre se jette

Du haut de l'échafaud

Un Mulâtre se jette

Du haut de l'échafaud

 

Texte et musique : Jann Halexander

***

Sa peau noire

 

 

Le sang coule...sur sa peau noire

l'étang rouge noie son cadavre...

 

Je ne verrais plus son regard...

Je ne serais plus dans ses bras !

 

Pourquoi donc les choses sont ainsi faites ?
Quelle violence nous anime ?

Quelle violence en toi, en moi ?

La peur de la mort ne suffit donc pas ?

 

Le sang coule...sur sa peau noire...

l'étang rouge noie son cadavre...

 

Je ne verrais plus son regard

Je n'ai pu lui dire au revoir

 

La nuit tombe sur le Rwanda

Le sang rougit nos regards

J'ai si peur, ne l'oublie pas,

la peur de la mort ne s'improvise pas !

 

Musique

 

Le sang coule...sur sa peau noire

l'étang rouge noie son cadavre...

 

Je ne verrais plus son regard...

Je ne serais plus dans ses bras !

 

Pourquoi donc les choses sont ainsi faites ?
Quelle violence nous anime ?

Quelle violence en toi, en moi ?

La peur de la mort ne suffit donc pas ?

La peur de la mort ne suffit donc pas ?

 

Texte et musique : Jann Halexander

***

Lost in Fort-De-France

 

 

Y'a du soleil dans mon brouillard

Et tant de peines pour tant d'éclats

Et les vagues bousculent mon âme

Effets vagues qui vous désarme

 

R.

J'erre, j'erre, j'erre à Fort-de-France

J'erre, j'erre dans une danse étrange

J'erre, j'erre, j'erre à Fort-de-France

Magnifique est ma désespérance

 

Les rues sont grises de mon humeur

Jou après Jou, comme je me meurs

Où est l'amour sous nos tropiques

Amour-Volcan, Amour Epique

 

R.

 

Il fait si chaud, mon cœur est froid

26 degrés et moi je tremble

d'impatience nerveuse, violente

qu'il se passe enfin un cyclone...

 

R.

 

Texte et musique : Jann Halexander

 

 

***

L'Eléphant du Destin

 

Tes amis sont dans un cimetière

Ou alors dans un cirque, la joie fait leur enfer !

Mais pour eux, tu vis, tu résistes

Vivre est un défi auquel on assiste !

 

Refrainx2

 

Elépant, poursuis ton chemin, Effets Lents, Vive la Sérénité !

Et l'enfant regardera ton destin, Brave enfant voudra te protéger !

 

Des braconniers, de la cupidité !

Pour qui l'Ivoire donne le droit de tuer !

Tu n'oublies point, brave pachyderne,

Dans ta mémoire, la vie des fous est terne...

 

Et pour tromper l'ennui, donner un sens à leurs vies

Ils brandissent leurs armes, pour eux les bêtes n'ont pas de larmes !

 

Rx2

 

 

Mais l'enfant, l'enfant a remarqué

Que tu pouvais, des leçons, en donner,

A l'humanité, brave pachyderne,

au regard placide, lourdes sont tes cernes,

tu laisses couler la vie, tu laisses couler le temps,

arrive ce qui arrive, un drame de temps en temps...

 

Mais

 

Rx2

 

***

LAURE ET FREDERIC

 

Laure et Frédéric...Laure et Frédéric

Sur un quai, le soleil se lève,

L’amour d’un crépuscule se jette dans la mer,

Les amants d’une Bretagne que l’on voulait immortels,

Se jettent dans les vagues, avant la prochaine tempête,

Pour y noyer leurs larmes…de simples mortels…


R.

Laure et Frédéric…Laure et Frédéric…Laure et Frédéric…que le vent les emporte au loin…à l’Unisson…

 

On raconte que maintenant dans ce port de Bretagne

Deux ombres, chaque soir, murmurent comme les vagues,

Se tiennent main dans la main, dans les ruelles pavées,

Et celle qui ne dort pas peut les voir rire et s’envoler…

 

R.

 

L'Amour est plus fort que la Mort

Le désespoir ne dure pas...
L'Amour est plus fort que nos regrets

Il est Soleil dans le Noir...
Si jamais tu doutes...penses à...

 

R.

Bel Horizon...

 

 

 

Texte et musique : Jann Halexander

 

***

Mesdames et Messieurs : je vous aime …

 

Entre vous et moi,

C'est peut-être une histoire de fous,

Allons je crois

Que je n'puis me passer de vous,

Qui êtes là, dans votre regard, je ne sais pas ce qui se passe.

 

Me pardonnerez-vous

Pour cette déclaration d'amour,

Idiot j'avoue,

Je crois que je l'serai toujours,

Car l'Impudeur est mon amie,

Et mon amie, c'est la vôtre aussi.

 

J'ai commencé sur les chapeaux de roues, inconscient!

Brûlant l'argent dans des rêves de fous, imprudent!

Et mes regrets, je les brûle dans le feu de l'oubli :

J'ai appris, j'ai compris mais l'histoire point ne finit.

 

La musique m'emporte,

Je souhaite qu'elle vous transporte,

Alors je fais de tout mon mieux

Pour ne jamais me séparer de vous

Alors je fais de tout mon mieux

Pour ne jamais me séparer de vous…

 

Mesdames et messieurs : je vous aime…

 

Texte et musique : Jann Halexander

*** 

Un dimanche à Vieil-Baugé

 

Un dimanche

des raisins

un jardin

une araignée

qui décore sa toile

aux allures d'étoile

 

Un dimanche

de province

la rosée

A Vieil-Baugé

Un Silence trop rare

Vivre l'instant présent

 

 

Et le vent dans les branches

les eaux qui frémissent

et le clocher qui penche

sur son étrange église

Est-ce un amour naissant

ou une simple habitude

je me repose enfin

de tant de turpitudes...

 

Un dimanche,

des raisins,

un jardin,

une araignée

qui décore sa toile

aux allures d'étoile...

 

 

Texte et musique : Jann Halexander

***

Je dirai...

 

...Je dirai...que c'est ici que tout a commencé

Si jamais tout devait se terminer

je garderai au plus profond de moi

une lueur que d'aucuns diront futile

mais elle est mienne, elle est ici

mais elle est mienne, elle est magique...

 

Texte et musique : Jann Halexander

 

fond-cd-avousidraije-verso

Jann Halexander en concert 'A vous dirais-je' au Gouvernail 3 et 4 novembre 2017 - Paris

Info concert - Jann Halexander en concert 'A vous dirais-je' au Gouvernail 3 et 4 novembre – Paris

 

 

Jann Halexander par Jeff Bonnenfant - Cliché n°2 - 18 mai 2017

 

 

"On ne construit pas une oeuvre avec des bons sentiments" disait le chanteur Jann Halexander à un journaliste il y a quelques années.

S'il fut souvent comparé à Jean Guidoni ou encore Jacques Brel à ses débuts en 2003, Jann Halexander s'est forgé un style unique, inclassable, mélange de variété et de cabaret avec des titres emblématiques tels que "Papa, Mum", "A Table", "Aucune Importance", à travers de nombreux concerts donnés en France et à l'étranger, du Sentier des Halles au Café de la Danse, en passant par le Magique ou encore le Coupé Theater de Berlin. 

L'artiste multiformes revient avec un nouveau spectacle : "A Vous Dirais-Je ?". Il est question d'amour éternel, de vie de famille, d'illusions perdues et autres périples inoubliables, parfois sans retour. Ce spectacle se veut une invitation au voyage où l'artiste nous (en)chante entre humour et tendresse, entre amour et déraison.

Guitare : Barbara Felettig
Saxophone : Laurence Gastine
Mise en scène : Jann Halexander, Monique Hottier
Décors : Anne-Cécile Makosso-Akendengué

JANN HALEXANDER

A VOUS DIRAIS-JE

3 & 4 NOVEMBRE 2017 

21H00

Théâtre du Gouvernail
5 Passage de Thionville, 75019 Paris
01 48 03 49 92

Tarif :
20 euros - Tarif plein
16 euros - Tarif réduit (billetreduc http://www.billetreduc.com/188236/evt.htm , par téléphone 01.48.03.49.92/ 06.16.13.98.32 ou ama2_ama9@hotmail.com]

12 euros - RSA, Demandeurs d'emploi, adhérents Tranches de Scène

http://labeltrilogiehalexander.blogspot.fr 

Jann Halexander - LAURE ET FREDERIC

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Urbain Rinaldo fait danser la poésie, de Guy Tirolien à Max Rippon 7 Juillet, Paris

Info concert : Urbain Rinaldo fait danser la poésie, de Guy Tirolien à Max Rippon 7 Juillet, Paris

 

 

URBAIN PORTRAIT

 

 

Compositeur de talent, Urbain Rinaldo prend les plus beaux poèmes de la langue française et les met en musique !

Il vous fait découvrir trois poètes de son île la Guadeloupe : Guy Tirolien, Ernest Pépin et Max Rippon.

"Entendre la poésie antillaise résonner sous ses doigts et dans sa voix est une exaltation proche de la transe; comme si cette poésie était universelle et définitivement à nous : un spectacle chaud, à voir absolument ! " Christian Paccoud

 

A MOI LA NUIT Poème Ernest Pépin Musique Urbain Rinaldo



"Urbain Rinaldo est un magicien inspiré. Il a converti mes poèmes en un partage musical rythmé par la nuit de mon "Jardin de nuit" sans pour autant perdre le sens créole de la Guadeloupe. Son CD est un rendez-vous où se mélangent sensibilité et ferveur poétique. C'est pourquoi il est précieux pour le coeur et pour l'oreille. " Ernest Pépin

URBAIN RINALDO

Urbain Rinaldo fait danser la poésie

7 juillet 2017

21H00

Théâtre du Gouvernail
5 Passage de Thionville, 75019 Paris
01 48 03 49 92

Tarif :
12 euros - Tarif plein
10 euros - Tarif réduit (billetreduc http://www.billetreduc.com/188238/evt.htm , par téléphone 01.48.03.49.92/ 06.16.13.98.32 ou ama2_ama9@hotmail.com]
8 euros - RSA, Demandeurs d'emploi, adhérents Tranches de Scène

 

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Nouvel album A VOUS DIRAIS-JE de Jann Halexander

Nouvel album A VOUS DIRAIS-JE de Jann Halexander

fond-cd-avousidraije-recto

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fond-cd-laure-frederic-verso

 

 

            'A Vous Dirais-Je' ou tout simplement nos histoires, histoires d'amour, de désamour, d'illusions, de fantasmes, nos vies, notre monde...un album à fleur de peau, sensualité pianissimo...


            Points de ventes :

 

. Album physique 7 juin 2017 sur Ebay, Priceminister, CD-LP, Aucland, en vente par correspondance à l'adresse (Lalouline Editions)

 

.Album digital 21 juin : Itunes, Amazon mp3, Napster, Spotify, Deezer, Bandcamp etc.

 

            Il est possible également de recevoir l'album digital, inclus quelques surprises, en réglant montant 10 euros via paypal à l'adresse suivante : ama2_ama9@hotmail.com. L'album vous sera envoyé par we transfer – merci de spécifier votre adresse.

 

            Nos remerciements à Lalouline Editions pour son soutien.

            Nos remerciements au public.

 

            Label TH

            Paris

Tournée

JANN HALEXANDER

A VOUS DIRAIS-JE ?

2017

 


12/05  LA ROUSSELLE – BORDEAUX [33]

13/05 LA ROUSSELLE – BORDEAUX [33]

07/06 SORTIE DE L'ALBUM 'A VOUS DIRAIS-JE ?' - NATIONAL

11/06 - LA VERBERIE* [60]

18/06 - VIEIL-BAUGÉ* [49]

09/07 - VIEIL-BAUGÉ* [49]

03/11 – THÉÂTRE DU GOUVERNAIL - PARIS [75]

04/11- THÉÂTRE DU GOUVERNAIL- PARIS [75]

24/11 – THÉÂTRE  DE L'ALMENDRA – ROUEN [76]

10/11 LES MOTS A LA BOUCHE – SAINT-SYLVESTRE-CAPPEL [59]

 

 

Jann Halexander - LAURE ET FREDERIC

 

 

 

 

Lalouline Editions / Label TH

Sous réserve d'évolutions

* Concerts privés

 

 

Jann Halexander - Lost in Fort de France

Jann Halexander - Un Dimanche à Vieil Baugé

 

 

 

 

 

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Jann Halexander en apéro-concert dans l'Oise 'A Vous Dirais-Je' 10 juin 2017

Jann Halexander en apéro-concert dans l'Oise 'A Vous Dirais-Je' 10 juin 2017 - La Verberie

 

Verso Album 'A VOUS DIRAIS-JE' by Monique Hottier

 

Jann Halexander a donné le coup d'envoi de son nouveau spectacle A VOUS DIRAIS-JE le 12 et 13 mai dernier à Bordeaux, à la Rousselle. L'aventure se poursuit avec un apéro-concert à domicile le 10 juin, à 19h30, à la Verberie. Nouvelles chansons, anciennes chansons, et un fil conducteur : l'amour, tout simplement. 
 
Participation libre
Réservation : ama2_ama9@hotmail.com / 06.16.13.98.32
Adresse communiquée uniquement sur réservation.

 

 

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Spectacle Jann Halexander - A VOUS DIRAIS-JE ? 12/13 mai la Rousselle - Bordeaux [Chanson]

CONCERT

A VOUS DIRAIS-JE ? 
[CHANSON]

20h30


(Seul en scène - à partir de 12 ans)
Avec : Jann Halexander
Mise en scène : Monique Hottier, Jann Halexander

"On ne construit pas une œuvre avec des bons sentiments" disait le chanteur Jann Halexander à un journaliste il y a quelques années.

 

S'il fut souvent comparé à Jean Guidoni ou encore Jacques Brel à ses débuts en 2003, Jann Halexander s'est forgé un style unique, inclassable, mélange de variété et de cabaret avec des titres emblématiques tels que 'Papa, Mum', 'A Table', 'Aucune Importance', à travers de nombreux concerts donnés en France et à l'étranger, du Sentier des Halles au Café de la Danse, en passant par le Magique ou encore le Coupé Theater de Berlin.

 

L'artiste multiforme revient avec un nouveau spectacle : "A Vous Dirais-Je ?".
Ce spectacle se veut une invitation au voyage où l'artiste nous (en)chante entre humour et tendresse, entre amour et déraison.

 

Entrée libre – dans la limite des places disponibles

Réservations : 06 16 13 98 32 - ama2_ama9@hotmail.com

Théâtre la Rousselle 

77 rue de la Rousselle

33 000 Bordeaux

http://larousselle.fr

 

Production : LABEL TH

Paris

Jann Halexander - plan américain - Pierre Orcel 21-01-2017, Café de la Danse, Paris

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JANN HALEXANDER 'A VOUS DIRAIS-JE ?' Tournée 2017 - Nouveau spectacle

JANN HALEXANDER
A VOUS DIRAIS-JE ?
2017
 
12/05 LA ROUSSELLE – BORDEAUX [33]
13/05 LA ROUSSELLE – BORDEAUX [33]
07/06 SORTIE DE L'ALBUM 'A VOUS DIRAIS-JE ?' - NATIONAL
11/06 - LA VERBERIE* [60]
18/06 - VIEIL-BAUGÉ* [49]
09/07 - VIEIL-BAUGÉ* [49]
03/11 – THÉÂTRE DU GOUVERNAIL - PARIS [75]
04/11- THÉÂTRE DU GOUVERNAIL- PARIS [75]
24/11 – THÉÂTRE DE L'ALMENDRA – ROUEN [76]
10/11 LES MOTS A LA BOUCHE – SAINT-SYLVESTRE-CAPPEL [59]

ARTWORK Tournée A VOUS DIRAIS-JE 2017-2018 - Avec Mentions

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Ben Nodji en concert au Théâtre du Gouvernail 8 avril 2017 : Chanter c'est Aimer

Ben Nodji par Dominique Planche

 

 

 

CHANTER C'EST AIMER

 

Chanter c’est aimer : ainsi se nomme le tour de chant de Ben NODJI. Et pourquoi ? Il avoue avoir lu Paul Valéry. Et celui-ci a dit : vivre c’est aimer. Ben NODJI adore cette citation. Il la trouve même spirituelle. Il trouve aussi que son tour de chant se reconnaît aisément dans cette citation. Car, Ben NODJI, c’est quelqu’un qui chante pour des lendemains meilleurs. Il ne dit pas qu’il y aura forcément des lendemains meilleurs parce qu’il chante, mais tel est son souhait, son espérance, son moteur. 

Quant-à sa musique, c’est un mélange de culture comorienne et de culture française qui donnent un genre de chanson vraiment à part.

 

Ben Nodji en concert au Théâtre du Gouvernail,

8 avril, 21h

5 Passage de Thionville

75019 Paris

Métro : Laumière / Ourcq / Crimée
Bus : Ligne 60 Laumière

Réservations :

Tarif plein 12 euros

Tarif réduit (billetreduc, par téléphone, sms au 06.16.13.98.32 ) : 10 euros

Tarif chômeurs, RSA : 8 euros

 

https://www.youtube.com/watch?v=_l6BBDTuhnc  Rien n'est écrit d'avance

https://www.youtube.com/watch?v=wJCqs1ZU_os Ticcala

 

Ils en parlent :

 

 

http://christiandemontagu.blogspot.fr/2017/03/3-questions-ben-nodji-lapproche-de-son.html

http://chansonculture.canalblog.com/archives/2017/03/08/35023552.html#comments

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Concert Jann Halexander 'Between Us', 09/02/2017, Au Magique Cabaret, Paris [chanson]

 There always has been something weird with Jann Halexander, since 2003. He's definitly out of standards, with his original shows, and he proposes a surprise for this beginning of the year, at the Magique, an institution for French Song. He has already sung at the Café de la Danse (he has participated in a show for Gabon , "Une Aurore se lève") and he is now coming back where it all started. A great evidence of loyalty from the author of "Papa, Mum", "Aucune importance". Emotion and humour will meet, and Jann Halexander will sing our lives, our sorrows, our doubts and joys.

 

Visuel BLUE

 

9/02/2017

21h00

Au Magique

42 rue de Gergovie

75 018 Paris

métro Pernety line 13

 

Booking :

ama2_ama9@hotmail.com

or 06.16.13.98.32 / 01.45.42.26.10

 

 

Prices: 10 euros (8 euros on billetreduc, billetnet or by phone)

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Récital Jann Halexander 'De Vous à Moi', 9 Février, Au Magique, Paris [chanson]

Jann Halexander

 

'De Vous à Moi'

 

Jann Halexander par Pierre Orcel - Café de la Danse - 21-01-2017

 

Il y a quelque chose d'insaisissable chez le chanteur franco-gabonais Jann Halexander. Définitivement inclassable, hors-format, l'artiste, connu notamment pour ses prestations scéniques décalées, propose une date surprise en ce début d'année, au Magique, institution de la Chanson française à texte. Après s'être produit au Café de la Danse dans le cadre du concert pour le Gabon 'Une Aurore se lève', il revient dans le lieu où il fit ses débuts. Une belle fidélité pour l'auteur de 'Aucune Importance', 'Papa, Mum', habitué aussi bien des grandes salles que des cabarets intimistes. L'émotion et l'humour se mélangent, il nous chante, chante nos vies, nos peines, nos doutes, nos joies : une invitation au voyage à mi-chemin entre l'Europe et l'Afrique, entre ici-bas et les songes...

 

9/02/2017

21h00

Au Magique

42 rue de Gergovie

75 018 Paris

métro Pernety ligne 13

 

Réservations :

ama2_ama9@hotmail.com

ou 06.16.13.98.32 / 01.45.42.26.10

 

 

Tarif plein : 10 euros

Tarif réduit : 8 euros (sur réservations, sur billetreduc, billetnet)

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Jann Halexander - Papa, Mum [Dab Housemix]

Jann Halexander - Papa, Mum [Dab Housemix]

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Jann Halexander - Les Couleurs de l'Automne [Dabmix/Vincent Ahn]

Jann Halexander - Les Couleurs de l'Automne [Dabmix/Vincent Ahn]

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Gabon:"Une Aurore Se Lève" au Café de Danse (Paris) 21 Janvier 2017

Gabon:"Une Aurore Se Lève" au Café de Danse (Paris) 21 Janvier 2017

 

uneaurore-texte-web

 

 

 

« L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme » – André Malraux 

Il y a encore des peuples à qui l’on nie le droit de disposer d’eux-mêmes. Le peuple gabonais en fait partie mais peu le savent, peu en ont conscience. Pour informer sur la situation actuelle de leur pays, 5 artistes gabonais seront au Café de la danse à Paris, le 21 janvier.

François N’Gwa
Né à Port Gentil au Gabon, plongé très tôt dans l’univers de la musique, François N’Gwa revendique dès l’origine une double influence artistique : Les rythmes anglo-saxons et la pure tradition de la musique africaine, en particulier gabonaise. Ses premières compositions témoignent déjà de la richesse née de cette fusion entre les deux genres musicaux.

Jann Halexander
« On ne construit pas une œuvre avec de bons sentiments » disait-il à un journaliste de France 3 il y a quelques années. Jann Halexander a choisi un parcours artistique inclassable, un répertoire de chansons provocantes, émouvantes, parfois drôles : « à table », « aucune importance », « Papa Mum ».

Tita Nzebi
C’est un petit bout de femme, à la voix étonnement puissante. Elle a une extraordinaire présence sur scène et on a l’impression de la connaître depuis toujours. Il y a ainsi parfois des rencontres magiques, avec des personnes qui rayonnent de quelque chose d’extraordinaire. Tita est de celles-là.

JeaRian
Chantant principalement en langue fang, JeaRian a un univers qui se veut être une rencontre de cultures. Influencé par les musiques africaines et la musique country, il choisit de définir sa musique par un mot qui désigne, non pas un style musical, mais l’intention qui l’anime : ékaza-folk (ékaza : le pont, la passerelle).

Chyc Polhit
« Je conte pour changer le monde »



Le silence du monde est une aubaine pour toute dictature. Dénoncer une dictature de quelque façon que ce soit c’est déjà l’affaiblir et ainsi contribuer à libérer un peuple. Nous espérons que 500 personnes éprises de liberté se joindront à nous de donner un éclat particulier à ce concert.



Une soirée présentée par BIBAKA.

 

21 janvier 2017

Café de la Danse

Paris

19h

Réservations : Fnac / Digitick

 

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3 questions à Anne-Cécile Makosso-Akendengué sur son recueil 'Paysages intérieurs'

     

Anne-Cécile Makosso-Akendengué, auteure de 'Paysages Intérieurs' cliché n°2 JAnne-Cécile Makosso-Akendengué, auteure de 'Paysages Intérieurs' cliché n°1 J Anne-Cécile Makosso-Akendengué, auteure de 'Paysages Intérieurs' cliché n°3 JPaysages intérieurs - couverture

 

Après un roman décalé ('Mathilde et son pianiste', édition les 2 encres, 2007), un récit de souvenirs émouvants ('Ceci n'est pas l'Afrique', éditions L'Harmattan, 2010, au succès réel sur le long terme), Anne-Cécile Makosso-Akendengué revient avec un recueil de 15 nouvelles, aux éditions Edilivre, 'Paysages intérieurs'. Il est question de la confrontation réalité/imagination, de la place du souvenir pour affronter, surmonter certaines situations. C'est la force du paysage intérieur, celui qui rappelle l'importance, la nécessité, de rêver dans la réalité du quotidien. Entretien bref avec une femme à l'écriture rare. 

. Anne-Cécile Makosso-Akendengué, merci de nous accorder cette interview, après le format roman de Mathilde et son pianiste, le format récit du vécu avec Ceci n'est pas l'Afrique,  vous êtes passée au format nouvelles, pourquoi ce changement ?

 J’ai envie d’essayer divers genres, et par ailleurs je suis portée sur les formes courtes. La nouvelle est donc un genre qui m’attire. Il faut aimer raconter des histoires pour écrire des nouvelles, et c’est mon cas. J’ai plaisir à inventer, à imaginer.

 

 . On comprend que les paysages intérieurs, c'est la gamme des sentiments qui nous animent, qui nous déchirent, qui nous traversent, est-ce qu'il y a de l'autobiographique dans ces nouvelles ? 

Forcément, il y a de moi ! Mais mélangé à de la fiction, à des décors imaginés, et des dialogues qui n’ont jamais eu lieu, même si cela peut avoir sa source dans ma vie. Je peux aussi utiliser parfois ce que l’on me raconte, en y rajoutant ou enlevant certains éléments. Bien sûr l’imagination n’est pas complètement détachée du réel, et plus précisément de soi. Des sentiments, des colères ou des plaisirs. Oui il y a de moi dans ces nouvelles, mais quel moi ? Celui que je rêve ou celui que je suis ? La frontière est mince, et reste souvent imperceptible, au moins aux yeux des autres...

 

. Vos publications sont régulières et espacées dans le temps, sur quoi travaillez-vous actuellement ? 

Rien à voir avec ce que j’ai déjà fait : je travaille à des mots croisés ! J’aime passer « de l’autre côté de la barrière », donc la cruciverbiste se transforme en verbicruciste ! En fait j’ai un projet de roman. C’est vrai je travaille lentement (car je considère l’écriture comme un travail), donc ce prochain roman ne verra pas le jour avant 2 ans au minimum. Et je laisse le suspens. Le thème sera-t-il musical comme dans ma première parution, ou concernera-t-il l’Afrique, comme dans la deuxième ? Les deux peut-être !

 

 . Merci!

 

Broché: 134 pages - Editeur : Edilivre (5 septembre 2014)

Points de vente : 

- Fnac.com [http://livre.fnac.com/a7708642/Anne-Cecile-Makosso-Akendengue-Paysages-interieurs]

- Amazon.fr

 et aussi ...

http://www.decitre.fr/livres/paysages-interieurs-9782332775993.html?v=2

  http://www.gibertjoseph.com/paysages-interieurs-6140723.html 

 http://www.cultura.com/paysages-interieurs-9782332775993.html

 

TOUT LE MONDE VOUS DIRA NON, d'Hubert Mansion

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TOUT LE MONDE VOUS DIRA NON, d'Hubert Mansion 

Dans le cadre d'une masterclass donnée le 5 novembre 2013 à l'université de Bordeaux, j'ai conseillé cet ouvrage-référence pour les artistes qui veulent s'engager dans ce chemin étrange, inconscient et de toute beauté qu'est le chemin artistique.

 Jann Halexander  

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Emoi de lecture : la bande dessinée 'Déracinés'

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...Si j'ai évoqué brièvement la bande dessinée 'Déracinés' parue en janvier 2014, je regrette de ne pas être allé plus loin dans les détails. Voilà pourquoi je me dis qu'il n'est pas trop tard pour me rattraper. Cette bande dessinée est importante pour moi à plusieurs titres. 

Je n'ai pas oublié le contexte dans lequel j'ai lu 'Déracinés'. C'était un lundi soir, en avril, il faisait bon, j'étais à Créteil, ligne 8, je devais me rendre à Madeleine, autant dire le bout du monde. J'ai été tellement embarqué dans l'histoire que j'ai failli rater la correspondance. A la lecture du destin de Yël Chagall (quel nom, impossible à oublier!), cet être intersexe, timide, accroché(e) à son secret, et de sa confrontation avec Gahalan, le personnage noir, j'ai retrouvé les émois que j'éprouvais à la découverte mouvementée de mon adolescence, de la puberté et de ses désirs qui prennent des allures de tragédie. C'est dire comment il est difficile de ressortir indemne de ce type de lecture. 

Faut-il la mettre entre toutes les mains : assurément, oui. Il est question d'amour, de respect, de tolérance, mais aussi de transcendances. Certes il s'agit du destin de Yël et de Gahalan, mais c'est celui de l'humanité toute entière qui doit se construire sa place dans l'espace infini. C'est un space opera à des années lumières de Star Wars. Les visuels ont quelque chose d'obsédant. Ayant appris qu'il s'agit du premier tome d'une série, vous vous doutez bien que j'attends les prochains épisodes avec impatience, un comble pour moi, qui ne suis pas vraiment un lecteur de bande dessinée endurci - en dehors de Tintin, Mafalda...

A lire : Déracinés, Gildas Jaffrennou, Gelweo (YIL Editions) - http://www.yil-edition.com/catalogue/

 

Jann Halexander

Adieu Madiba...

Nelson-Mandela1

 

...Je suis allé ce matin déposer des fleurs devant l’ambassade d’Afrique du Sud. Une nécessité. Me suis recueilli un bref instant…J'avais à peine 9 ans quand je vis Nelson Mandela pour la première fois, en visite officielle à Libreville. Des milliers de Librevillois attendaient de voir cet être hors du commun, peu de temps après sa libération. Il se rendait en visite dans les nations africaines qui avaient soutenu son combat. Le Gabon fut l'un des premiers pays du continent africain visités. Ma famille et moi attendions de le voir, sous le soleil tapant, dans la chaleur ambiante. Plus tard, devenu adulte, je me suis rendu plusieurs fois en Afrique du Sud, j'ai eu l'occasion de visiter la fameuse île de Robben Island où il avait été emprisonné. Lorsque je suis né en 1982, les unions mixtes étaient encore interdites en Afrique du Sud. Il fallut attendre 1986 pour que l'interdiction saute. Alors naturellement, son parcours, sa mort résonnent de façon particulière en moi. Il faut faire attention au Temps qui passe, ce temps, qui en passant, a tendance à aplanir les choses, les faits, les douleurs. Ne jamais oublier que l'Apartheid était une saloprix. La patience, la détermination, la volonté ne sont pas des vains mots. L'idéal utopique a quelque chose de noble surtout quand il a pour but le respect de l'Autre, la Fraternité : le sarcasme, le cynisme à outrance, l'aigreur, la rancoeur ne résolvent rien. Nelson Mandela nous a rappelé le devoir de vivre ensemble, malgré, avec nos différences, de toutes sortes. Il n'était pas un saint, juste un homme, mais quel Homme...son départ est la fin d'une époque. Plus que jamais l'annonce d'une nouvelle ère des relations incertaines entres les êtres humains...

Jann Halexander

http://jannhalexander.blogspot.fr/

...'Métamorphose' du site Apoplexia2008 devenu désormais http://jannhalexander.blogspot.fr/
Label T.H

 

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Des outsiders de la chanson...Frédéric Pagès et Arbon en concerts...

Frédéric Pagès, un collègue, un poète, un 'à part', un si bien, si vibrant (ah réécoutez donc Où vont les morts...) en co-récital avec le chanteur Arbon pour 3 dates, hors des sentiers battus, bienvenus dans les chemins buissoniers...vendredi 22, samedi 23 novembre à 19h et le dimanche 24 à 17h...

Jann Halexander

Mailing Arbon

 

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Suivez mon regard...au fil des (re)découvertes...

Savelli
TELERAMA
...Le risque dans le parcours d'un artiste c'est parfois d'être monomaniaque. Il est vrai qu'on peut avoir tendance des fois à se laisser aller à un ego surdimensionné, en oubliant que nul n'est irremplaçable...
là je ne veux pas parler de mon actualité pour le coup mais d'une chanteuse que j'admire profondément, que j'ai vue de nombreuses fois sur scène, à Paris, à Bordeaux, c'est superbe, c'est intense, c'est transcendant, voici des liens...j'ai dit d'elle que lorsque je vais la voir sur scène, c'est une chanteuse qui s'avère être une amie et non l'inverse. Clémence Savelli c'est la passion, la rage, le bel excès, ceux et celles que j'ai réussis à convaincre de venir la voir sont ressortis marqués à vie, avec ce sentiment ...qu'il faut la voir au moins une fois dans sa vie. Je ne m'adresse pas là aux pessimistes qui pensent que la Chanson est morte depuis 20 ans, je ne sais pas où ils vont chercher cela. Clémence Savelli chante au forum Léo Ferré, le 9 novembre, j'y serais,en tant que spectateur...elle sera par ailleurs en co-plateau avec un interprète talentueux, Yann Denis, qui chantera des classiques du chanteur Allain Leprest qui nous a quitté l'été 2011. Un spectacle varié, généreux, fort, c'est une belle façon d'affronter la grisaille automnale...
Musicalement
Jann Halexander, chanteur...
 

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Merci Bordeaux...

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Merci à Pascal Pistone, enseignant, pianiste de haute voltige de m'avoir invité à partager mon expérience de chanteur des années 2000 devant des étudiants en chanson à l'université de Bordeaux hier après-midi, durant près de 3 heures, merci au Chat Gourmand, pour le formidable accueil, la petite salle voûtée, pleine, hier soir à Bordeaux, au concert prévu pour l'occasion. Je craignais les conséquences de la pluie, le choix de la date, j'ai été agréablement surpris...vos rires... vos larmes à certaines chansons (qui aurait crû?)et naturellement, mention très bien aux tartes aux fromages délicieuses du Chat Gourmand...ah ben oui...

Jann Halexander

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Présentation Masterclass du chanteur Jann Halexander/Bordeaux/Mardi 5 novembre 2013 [université Michel de Montaigne Bordeaux 3]

Bordeaux

 

Le mardi 5 novembre, de 14h15 à 17h15, le chanteur Jann Halexander était invité par le pianiste enseignant Pascal Pistone à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 à donner une masterclass aux étudiant(e)s de la Licence Chanson d'Expression Française . Compte-rendu ci-dessous des propos de l'artiste sur la notion d'inspiration (thématique de la masterclass).

La notion d'inspiration

Par Jann Halexander, chanteur


Bonjour, je me présente, je suis le chanteur Jann Halexander. La thématique de ce cours, c'est comment trouver l'inspiration.

Alors voilà ce que dit wikipédia au sujet de l'inspiration, dans le cas des artistes :

Étymologiquement, "inspiration" vient du latin in spiritum, qui signifie littéralement "avoir Dieu en soi". Ainsi, une doxa largement répandue durant l'Antiquité voulait que l'inspiration artistique émane de Dieu.
Une inspiration est une idée qui vient du plus profond de nous. Mais parfois, quelqu'un ou quelque chose peut inspirer une nouvelle idée.
Enfin, on peut dire que l'on s'inspire de quelque chose d'existant pour ne pas dire que l'on a simplement copié une partie ou l'intégralité de l' oeuvre. Toutefois, lorsque cette copie est personnalisée, il est difficile de savoir quand cela donne une nouvelle œuvre.

Je remercie Pascal Pistone, enseignant de musicologie de l'université de Bordeaux de m'avoir invité ce mardi 5 novembre. Afin d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais évoquer ces mots du chanteur Guy Béart qui expliquait à l'animateur Bernard Pivot, dans l'émission Apostrophes, en 1985 qu'il n'avait aucun souci pour créer une chanson, que c'était une idée toute faite qui coulait comme ça, limpide, évidente, il y avait juste à cueillir les mots, les coucher sur papier, les chanter. Les autres invités de l'émission, Anne Sylvestre, Pierre Perret, Maxime Le Forestier ne semblaient pas aussi convaincus. Pour certains, certaines, ni ces noms que je cite, ni le mien sans doute, évoquent quelque chose, la France est un grand pays avec des millions d'habitants, il y a beaucoup d'artistes, dont les publics ne se mélangent pas forcément, il y a parfois aussi les différences de générations. Je ne pense pas que vous me connaissiez, cela dit je ne vous connais pas non plus et c'est donc l'occasion de faire connaissance, puisque nous sommes réunis ici par notre attrait pour la Chanson.

J'ai commencé à Angers, en 2003, au cabaret l'Autrement Café, qui n'existe plus maintenant. Plus jeune je ne me destinais pas franchement à la chanson, mais plutôt au dessin ou à l'écriture. Ma mère m'a appris le piano, j'avais 7 ans, à Libreville, au Gabon, où je suis né, en 1982. J'aimais composer des musiques, mais pas forcément des chansons. J'ai créé quelques textes, un peu influencés par Mylene Farmer. Pour les musiques, j'étais très inspiré par William Sheller. J'ai suivi des études de géographie à Angers, la ville de ma famille maternelle, une partie, disons, puis après la maîtrise, j'ai souhaité faire quelque chose sans rapport avec cette matière. J'avais été assez dégoûté par le milieu universitaire qui ressemblait à un panier de crabes.

J'ai un moment eu le désir de travailler dans les pompes funèbres, mais pour des raisons personnelles, cela ne s'est pas fait. L'idée de chanter s'est imposée à moi très vite. J'ai sorti une première chanson, Alien Mother, en décembre 2003, puis un 3 titres, L'Ombre Mauve en septembre 2004. J'ai travaillé à côté, dans un lycée, comme assistant d'éducation, le lycée Chevrollier, à Angers, à temps partiel, puis à Paris comme prestataire pour une société de télécommunications. Puis à partir de novembre 2008, je n'ai fait que ça, il a fallu faire un choix car je risquais vraiment le surmenage. Et puis des soucis personnels sans rapport direct avec l'art m'ont plongé dans état dépressif. C'est mon entourage qui m'a encouragé à quitter mon travail. Toutefois, j'ai travaillé à temps partiel en 2011, et pas très longtemps, à Paris, sans conviction, si on additionne les jours, ça fait même pas deux mois. C'était plus une perte de temps qu'autre chose. Disons qu'il a fallu du temps pour que j'accepte l'idée d'être artiste. La vie d'artiste, en France ou ailleurs, est objet de nombreux fantasmes, de malentendus, d'idées reçues. Je devrais même dire les vies des artistes, tant les conditions sont différentes d'un artiste à l'autre, il y a des aléas qui influent sur le parcours d'un chanteur, il y a le public, des relations, parfois, je t'aime moi non plus, avec le public. Les hauts, les bas. L'entourage joue un rôle crucial, parfois moral, parfois financier, parfois les deux. Mais la plus grande difficulté c'est soi-même, s'accepter soi-même, accepter ou non l'idée de continuer à chanter, créer des chansons. A laisser vibrer la flamme en nous ou la laisser s'éteindre. Finalement, à qui doit-on rendre des comptes en tant que chanteur ? Aux autres ? A la famille ? A la société ? A soi-même ? C'est une question assez délicate. Je n'ai pas de réponse toute faite. Ce que je sais, c'est que j'aime apporter du divertissement, de l'évasion aux gens, comme j'aime que d'autres personnes me fassent rêver, que l'on m'ouvre de nouveaux horizons.

Mais il est vrai que la flamme créatrice est un mystère. C'est elle qui donne tout son sens à notre destinée artistique. Comment vient-elle ? Comment peut-on l'entretenir ? Est-ce naturel ou est-ce que ça se travaille ? Dans nos années 2000, le coup de la feuille blanche et du stylo est un peu suranné. Beaucoup de créateurs jettent leurs mots sur ordinateur, sur téléphone portable en mode brouillon. Mais ça c'est à l'appréciation de chacun.

De quoi parler ? Il y a une phrase souvent citée par les auteurs de textes : tout a été dit mais pas par moi. Je dois bien avouer que j'ai beaucoup de mal avec cette phrase. D'abord tout n'a pas été dit, ce n'est pas vrai. Je dis souvent en rigolant qu'être métis, bi, et myope, comme c'est mon cas, et de voir comment finalement on s'insère, ainsi, dans la société autour, c'est très efficace pour avoir des idées, en faire des vers, les chanter. Mais bon je vous rassure, hein, pas besoin d'être nécessairement métis, bi et myope pour avoir l'inspiration. Personnellement j'en ai fait un atout, une façon de me démarquer, avec les risques que cela comporte puisque le milieu artistique est à l'image de la société. Il n'est ni plus ouvert ni plus fermé, il y a des courants assez ouverts mais aussi des courants complètement réactionnaires. Mais il s'est mis en place une sorte de cercle vertueux puisque ce que je suis a déterminé beaucoup de chansons qui ont contribué à m'accepter pleinement et ...m'imposer, je ne sais pas si c'est le mot, en tout cas montrer que j'existais, qu'on pouvait être comme je suis et exister, sans honte, sans se conformer à un modèle dominant. Ce n'est pas sans risques évidemment.

Mais j'ai voulu très tôt parler aussi bien de métissage, de racisme, du fait d'avoir des parents d'origines différentes, du Gabon, de la France, de la famille, de certaines fréquentations, de l'Amour dans toutes ses formes. Il y avait comme une urgence pour moi. Peut-être cela paraît banal maintenant, mais je vous parle d'une certaine époque, où prendre certains sujets à bras le corps, ce n'était pas si évident. C' était il y a 10 ans, c'est à la fois peu...et beaucoup. En 10 ans il se passe beaucoup de choses, énormément de choses. En 10 ans, pêle-mêle, Obama été élu, Mickael Jackson nous a quitté, il y a eu la guerre en Afghanistan, le désastre de Fukushima, les socialistes sont revenus au pouvoir en France, il y a tout un tas d'avancées technologiques diverses assez fulgurantes, un accès toujours plus généralisé à internet qui devient un média incontournable, des changements conséquents y compris dans le secteur artistique, sous l'effet de la 'fameuse' crise, des nouveaux métiers sont apparus, des nouvelles façons d'envisager la consommations sont apparues, se pérennisent, le mariage pour tous a été voté, acté, dans l'hexagone, les séries télé sont plus représentatives de la société française, voilà, tout passe vite, change vite, et certaines choses qui semblaient subversives il y a encore peu de temps le sont un peu moins maintenant. Je reviens sur cette phrase un peu trop courante à ce jour, tout a été dit mais pas par moi. J'écris et je compose des textes certes mais j'interprète aussi les chansons des autres, que j'intègre dans mes tours de chant. Par exemple, même si je voulais parler du destin d'un sans domicile fixe, je ne le ferais pas, parce que Romain Didier, Allain Leprest, Anne Sylvestre ou Clémence Savelli ont déjà abordé avec brio le sujet. Du coup si je souhaite parler de ce sujet, je privilégie l'interprétation d'une chanson du répertoire francophone, il y a plein de chansons, magnifiques, pas forcément de chanteurs morts, sur des thèmes très variés. On peut puiser là-dedans. Créer pour créer, ce n'est pas ce que je souhaite. Peut-être ai-je une vision utilitaire, peut-être que je reviendrais là-dessus dans quelques années, que j'aurais une position différente. Les chansons, je les crée essentiellement pour les gens, A Table, par exemple, des milliers de gens l'ont écouté, apprécié ou pas, mais c'est ce que je cherche, l'interaction, sinon je serais un chanteur de salle de bain. Je recherche l'interaction par le disque et surtout la scène.

Mais ce ne serait pas tout à fait vrai si je vous disais que je m'inspire uniquement de ce que je vois, de ce que j'entends, de ce que je lis, de la vie autour de moi. J'accorde beaucoup de confiance aux rêves, notamment la nuit et un nombre assez important de mes chansons, d'images, aussi bien les musiques que les mots, viennent des rêves. La vie d'artiste, avec ses doutes, ses joies est aussi un très bon sujet d'inspiration pour moi. Certains textes s'imposent d'eux-mêmes, d'autres, et bien j'y travaille, péniblement. Il m'arrive d'avoir des idées mais je n'ai pas d'angle d'approche, je suis un peu dans l'attente d'un déblocage, ce moment où tout d'un coup l'idée se déploie pour devenir chanson. Des fois le rêve peut y aider, des fois non. Je souhaiterai créer un texte sur l'altérité extrême, à travers le sujet des Aliens, mais je n'avance pas, je suis bloqué depuis 4 ans. En novembre 2011, j'ai chanté dans le nord de la France, dans de très bonnes conditions, accueilli par l'équipe municipale, hôtel 3 étoiles, restaurants 3 étoiles, il y avait quelque chose d'irréel car cela ne m'arrive pas tous les jours et je voulais en parler dans une chanson, pareil je n'y arrive pas. Il y a aussi des textes que j'ai écrit mais que je ne 'sens' pas. Ils sont dans des classeurs depuis des années, certains sont déposés à la sacem mais le cœur n'y est pas. Idéalement, je me dis qu'un interprète les défendrait mieux que moi. J'ai quelques chansons qui ont été interprétées par d'autres artistes, pour moi, c'est vraiment une forme de consécration.

Au début je ne voulais faire idéalement que de grandes chansons. Mais je suis un artiste de scène, et le public ne tient pas forcément le coup si on n'allonge que des grandes chansons avec des grands textes. De temps en temps, une chanson plus légère, une chanson plus simple, une chansonnette même, permet de faire une pause qui est bienvenue. Pour le public, pour soi aussi. Histoire de respirer un peu.

Je ne suis qu'un chanteur parmi d'autres, avec ses hauts, ses bas, mais je suis ravi de partager cette expérience avec des personnes qui projettent d'en faire un métier, ou du moins quelque chose de fondamental dans leur vie. Les chanteurs sont souvent isolés les uns des autres, je ne sais pas si c'est forcément bien. Alors certes on ne peut pas s'entendre avec tout le monde, ce n'est pas parce que quelqu'un est chanteur que je vais m'entendre avec lui, mais il arrive parfois qu'il y ait des affinités et on se sent moins seul, car la destinée d'artiste c'est quand même quelque chose d'incommunicable.


Personnellement, je considère que la vie est courte, et même si je suis agnostique, je ne suis pas très disposé à croire en une vie après la mort, combien même il y en aurait une, je l'imagine brumeuse, évanescente, c'est pourquoi j'accorde une grande importance à l'instant présent. Des fois je me pose pour réfléchir au passé, mais sans cultiver la nostalgie, je songe au futur sans trop m'inquiéter, enfin parfois il m'arrive de m'inquiéter, mais de toute façon, je me rends bien compte que cela ne sert à rien. Vous voyez le cours a démarré à 14h15, c'est déjà du passé. C'est une belle façon de constater à quel point le temps passe vite. J'essaye d''être intemporel dans ce que je crée. Je préfère être un never been qu'un has been, avoir été et ne plus être, c'est terrible et j'ai connu des artistes qui en ont véritablement souffert, parce qu'on est souvent à la merci de notre ego, on a du mal à prendre du recul. Les chutes, les désillusions, les humiliations, parce qu'il y en a peuvent être violentes.

Je ne suis pas sûr qu'on puisse proposer une façon de trouver l'inspiration. Mais un bon début, c'est déjà se connaître un peu soi-même. Qu'est-ce qui nous fait vibrer ? Qu'est-ce qui nous transporte ? Que désire t-on partager ? Que ne souhaite t-on pas partager ? Certains choisissent une certaine forme d'impudeur, c'est mon cas, d'autres cadenassent tout en pensant que le plus intime sera sauvegardé, ce qui n'est pas toujours vrai d'ailleurs. Plus on se livre et plus on peut devenir opaque pour ceux et celles qui nous écoutent, ça peut ajouter à la fascination.

On peut chanter sur tout. On peut chanter l'annuaire téléphonique, le mode d'emploi de sa clé 3G, son découvert à la banque, un acte de propriété, un contrat de location. Si on se laisse vraiment aller, on peut écrire une comédie musicale de 5 heures sur un lave-vaisselle qui ne marche pas, par exemple. On peut broder sur la bataille entre Copé et Fillon, ça peut être un sujet de chanson. Mais on peut aussi avoir peur de parler de certains sujets, rester dans du plus consensuel. L'amour, c'est le thème numéro 1. Mais de quel amour parle t-on, là encore c'est vaste.

Si on doit rechercher l'inspiration, il faut peut-être réfléchir sur soi. Qui je suis ? Tester aussi différentes ambiances. Personnellement, j'adore lire dans les WC et j'ai écrit de nombreuses chansons dans les trains. J'ai beaucoup de mal à écrire dans une brasserie, par contre dans un macdo, ça marche...je n'ai jamais écrit quoique ce soit dans un lieu de concert, de répétitions musicales par exemple, je n'y arrive pas. Dans un avion, c'est même pas la peine, je suis dans un état légumineux, pareil en bateau. Le lieu a beaucoup d'influence. L'heure aussi. Certains trouvent plus facilement l'inspiration lorsque l'aube se lève, d'autres sont plutôt nuit, d'autres encore ne peuvent produire quelque chose qu'entre midi et 2. Mais déjà savoir quand et où on est capable de créer c'est un pas en avant. Il ne faut pas forcément se fier à l'image d'épinal, genre le poète qui compose au pied d'un arbre ou dans un manoir. C'est parfois en voulant coller à ce genre d'image que ça foire. On peut être encore plus pragmatique. Est-on plutôt du genre à créer avant de manger, ou juste après ? Certains trouvent l'inspiration en nageant ou en faisant du jogging. On peut aussi accepter l'idée, que quand ça ne vient pas...et bien ça ne vient pas. On peut même fournir une chanson sur le fait qu'on ne trouve pas de chanson.

Si vraiment il faut fournir quelque chose, on peut utiliser des subterfuges. Quand j'étais plus jeune, il y avait un jeu qui consistait à reprendre une fable de la fontaine, par exemple le corbeau et le renard, ouvrir le dictionnaire, voir quel mot il y avait juste après corbeau, quel mot juste après renard et ainsi de suite, et ça donnait une nouvelle fable, pas forcément logique, mais en tout cas surprenante. D'ailleurs, écrire selon une logique n'est pas une obligation, écrire en vers, en rimes non plus. Mais je crois sincèrement que la clé de l'inspiration réside dans le fait de se connaître soi-même, s'accepter. De là, découle notre positionnement dans le monde et ça a une très grande influence sur la création.

Les échanges sont importants, je suis là pour répondre à toutes vos questions.

Des échanges intéressants ont eu lieu entre l'artiste et les étudiants. Le mardi soir, Jann Halexander donnait un concert dans la belle cave voûtée du Chat Gourmand, dans le centre de Bordeaux.

Label T.H

Souvenir

Yann Denis, Clémence Savelli, Jann Halexander

Yann Denis, Clémence Savelli,  Jann Halexander au restaurant après la pièce 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain'  donnée au Magique. Photographie : Monique Hottier

Quand Yann Denis chante Allain Leprest – de la Chanson à l'heure actuelle...

 

 

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Extrait de conversation off avec un journaliste radio vendredi dernier

Lui : Dans le fond, Jann Halexander, vous savez que vous êtes plus connu que vous ne le pensez.

Moi : Possible. Dans ce cas, on ne m'en a pas informé.

Lui : Vous avez vendu des milliers de disques et de dvd.

Moi : Oui. Pas assez. Je ne suis pas sûr d'en avoir profité. Et est-ce vraiment si important ?

Lui : Des milliers de gens vous connaissent, en France, à l'étranger, depuis 10 ans.

Moi : Pas assez. Mais oui, sans doute. Et puis 10 ans...c'est à la fois beaucoup et rien. Ce n'est que le début en fait.

Lui : Et les festivals alors ?

Moi : Je ne suis pas invité aux festivals, en général. Alors je n'y vais pas.

Lui : Vous êtes passé à la télé, quand même.

Moi : Ah la télé. Oui, j'y suis passé. Si peu.

Lui : Enfin, on vous reconnaît dans la rue, non ?

Moi : Rarement. Mais peut-être l'ai-je voulu ainsi, tout cela. Je ne sais pas. La vie suit son cours, j'essaye de ne pas avoir de rancoeur particulière. Je ne pense pas être amer. Je suis très content déjà d'avoir pu faire de la scène, des disques, tout ça...de la façon dont je le souhaitais. Dont je le souhaite.

Lui : Mais pourquoi vous chantez ?

Moi : J'ai réfléchi à cette question, je n'arrive pas à répondre, sinon des platitudes. Je dirais que je chante pour sublimer la vie. Peut-être par égo surdimensionné. Peut-être parce que je veux apporter du rêve, de l'évasion, de la transcendance aux gens qui se déplacent pour venir me voir en concert.

Lui : Ou peut-être que vous aimez tout simplement ça ?

Moi : Oui. Je chante pour tout le monde. C'est vrai que cela me gêne quand on me dit, même avec gentillesse que je suis un chanteur pour initiés. Ou quand on me dit que les toutes petites salles me vont tellement bien. A part le Magique, non je n'aime pas forcément les toutes petites salles. Et j'ai été surpris quand certains m'ont dit être un peu déçus depuis que parfois, je chante dans des plus grandes salles, peut-être plus grand public. Mais je m'adresse vraiment à tout le monde. Après, tout le monde ne peut pas aimer, c'est une autre histoire.

Lui : On a les contraites de l'émission radio, c'est vraiment dommage que tout ce qu'on se raconte là, on ne puisse pas en parler à l'antenne. Mais bon, pour une autre émission plus longue, j'espère. Je voulais vous dire, c'est curieux mais on dirait que la crise du disque, des concerts vous passe dessus, comme si cela n'avait aucune prise.

Moi : ...disons que...d'abord être artiste c'est une façon de vivre, d'être, de s'adapter à tout un tas de situation, ce n'est pas un métier comme les autres, je ne suis même pas sûr que ce soit un métier. Puis on en France, malgré tout, il y a des aides variées, j'ai eu quelques mécènes, des coups de pouce, je suis bien entouré. Tant que ça durera, je profite. Si un jour, tout doit s'arrêter, et bien on verra. Mais je considère que la crise ne doit pas m'empêcher d'écrire des chansons. Chaque jour est un jour nouveau, avec son lot de bonheurs et de difficultés. C'est la Vie, en fait.

Lui : Parler de la crise vous gêne ?

Moi : Oui. Disons que les questions sur la crise de la musique, du disque sont devenues des questions un peu faciles, habituelles, on embête les artistes avec ça. On leur demande d'être des sociologues, des économistes, de décrypter les aléas du marché, de donner leur avis là-dessus. Alors que ce qui compte avant tout c'est l'oeuvre réalisée, écrite, chantée. Je souhaite personnellement qu'on me juge sur mes œuvres, en bien, en mal, peu importe. C'est aussi ce qui m'intéresse chez les autres artistes. Ce qu'ils créent. Pas forcément la façon dont ils créent. Je ne suis pas fan des making-of. C'est un peu de la perte de temps.

***

Habituellement, il n'est pas bien vu quand un artiste parle d'un autre artiste...de façon, disons...plus nuancée, plus approfondie que les 'à conseiller', 'j'aime', 'j'adore'. Mais il y a tellement de choses qui ne sont pas bien vues que finalement...enfin s'il fallait s'arrêter à cela, on ne dirait plus rien, on ne chanterait plus rien. J'ai très tôt dû me confronter aux us et coutumes du Show-Biz, puisque j'en fais partie, que je le veuille ou non. J'ai réalisé à quel point le monde de la chanson/de la variété, ce sont des clans, des idéologies, des courants, qui souvent s'affrontent, ne se supportent pas. Ce n'est pas mon problème et comme je ne pense pas appartenir à une famille artistique bien définie -on me l'a suffisamment fait comprendre, je me sens encore plus libre d'aller vaguement par ici, vaguement par là. Je ne m'intéresse pas au degré de notoriété des artistes, à leur compte en banque, j'ai autant de respect pour Mylene Farmer que pour Clémence Savelli. Si d'autres veulent ériger des cloisons, grand bien leur fasse. Il y a des artistes que je n'aime pas, et vice versa, ce n'est pas anormal, c'est la comédie des relations humaines.

Je n'étais pas fan d'Allain Leprest. J'aime 4 ou 5 chansons de lui, c'est tout. Quand il nous a quitté il y a deux ans, cela m'a fait un choc sur lequel je me suis exprimé il y a quelques temps déjà, mais je ne me suis pas senti obligé de dire qu'il était formidable, ou que la chanson s'en est retrouvée orpheline. La réalité est terrible car elle nous rappelle chaque jour que nul n'est irremplaçable. Je l'ai vu chanter sur scène au Limonaire, je n'ai rien ressenti. Ce qui m'a fait mal au cœur c'est d'abord sa fin, prématurée. Et puis parce que, qu'on l'aime ou pas, il existait par lui-même. Des artistes comme Allain Leprest, Morice Benin, Jean-Pierre Réginal, encore de ce monde, ceux-là, et tant d'autres sont la preuve qu'il est possible d'être soi, en dehors des top50, des charts, des vacarmes médiatiques, des félicitations des uns et des autres, des courants etc. D'exister par soi-même. Être soi, alors que la vie est tellement courte, c'est déjà pas si mal.

C'est sur le bouche à oreille que je me suis rendu récemment au Magique voir le spectacle de Yann Denis chantant Allain Leprest, accompagné au piano par Jean-Louis Beydon. J'avais beaucoup d'appréhension. J'avais peur de m'ennuyer, car le répertoire m'attirait peu. Et c'est là la force d'un interprète. Il n'y a pas besoin forcément d'être fan de Leprest pour aimer le spectacle de Yann Denis. Il s'approprie les chansons avec une façon assez désarmante. Il séduit, il y a quelque chose de magnétique en lui. Certes de la gravité mais aussi parfois de la belle légèreté, et oui. Pas de flonflons solennels, de révérence à se cogner la tête au sol. C'est un spectacle qui s'adresse vraiment à tout le monde, par un chanteur interprète jeune, ancré dans l'époque actuelle. C'est pourquoi non seulement je conseille autour de moi, ce spectacle qui continue au théâtre des Déchargeurs jusqu'au 20 décembre, mais en plus je compte y retourner moi-même, avec plaisir.

Jann Halexander

 

L'AVANT et L'APRES - JANN HALEXANDER en concert au MAGIQUE le vendredi 27 septembre (par FLOREAL DURAN)

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Point de vue de Floréal Duran, 5 Mondes Management...
L'AVANT et L'APRES - JANN HALEXANDER en concert au MAGIQUE le vendredi 27 septembre.
La salle était bondée, l'ambiance conviviale et notre chanteur vedette a tout de suite su établir un lien de complicité avec le public. JANN HALEXANDER c'est à la fois une voix aux subtiles modulations et des textes d'une intense poésie. Qui d'autre que lui oserait interpréter une mélodie de Francis Poulenc dans un spectacle dit de "variété", qui d'autre que lui pourrait chanter des textes à l'humour cynique ou totalement décalés. Il y eut Guidoni mais la comparaison est risquée car chacun a son propre univers. Avec la sortie de son nouvel album "MOI QUI RÊVE", JANN HALEXANDER poursuit son chemin d'artiste sans concession qui chante ce qu'il aime. Désormais il se détache de son piano avec aisance et on a l'impression que sa voix, son répertoire prennent une autre ampleur. Il est évident qu'il va conquérir un nouveau public sans pour autant céder à la facilité. C'est à une telle démarche qu'on reconnaît un vrai artiste et non un faiseur de chansons.Ce soir là quelques amis étaient là pour chanter à ses côtés. On retiendra notamment l'hôte des lieux, MARC HAVET, qui chanta avec fougue et vivacité deux de ses chansons.
Seul petit bémol, l'exiguïté de la salle et son inconfort qui pourraient rendre rédhibitoire toute envie d'y retourner. Heureusement que l'accueil et l'acoustique compensent ces désagréments.'

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Concert 27/09/2013...

A vendredi soir (27/09/13), 20h45, au concert au Magique, à Paris, pour fêter la rentrée, le changement de saison, en mots et en notes... (réservation sur Billetreduc.com ou 01.45.42.26.10)...Jann Halexander

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Photographies signées Monique Hottier...

La force d'un interprète : Yann Denis, spectacle ''C'est peut-être...Leprest''

AFFICHE

Le samedi 14 septembre, le mythique cabaret cabaret parisien Au Magique, créé par l'excellent chanteur Marc Havet, invitait le chanteur Yann Denis et le pianiste Jean-Louis Beydon à présenter leur spectacle-hommage à Allain Leprest. Soyons franc : c'est plus qu'un simple spectacle-hommage. Il n'y pas le côté solennel, morgue de rigueur, non, c'est un récital vivant avec un pianiste hors-normes (le mot est faible), qui fut également celui de Leprest pendant dix ans et un chanteur qui ne laisse pas du tout indifférent. Chez Yann Denis, il y a du magnétisme, de la séduction, de la belle violence. Le public, exigeant, a été conquis. Le chanteur nous rappelle l'importance de l'interprétation. 

Dans la chanson, la variété, il n'y a pas que des auteurs-compositeurs-chanteurs. Il y aussi des interprètes qui donnent de la voix, qui donnent de la Vie et qui font voyager les mots et les notes dans nos esprits. Ils s'approprient des textes, les partagent, les sauvent de l'oubli. On quitte les lieux, marqués, nul besoin forcément d'être un fan irréductible d'Allain Leprest pour rentrer dans le spectacle. Il y a de l'émotion. Il y a de l'humour. De la poésie. De la transcendance. Merci. 

''C'est peut-être Leprest'', spectacle au Théâtre les Déchargeurs tous les vendredis, jusqu'au 20 décembre 2013, 21h30. 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Métro Châtelet. Réservations fnac.com ou 0142360050. Tarifs de 10 à 18 euros.

Http://www.lesdechargeurs.fr - http://yanndenis.pagesperso-orange.fr/yann.html

J.H

 

Disque MOI QUI REVE (sortie le 27 septembre 2013)

 

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Moi Qui Rêve

 

 

 

Ce disque regroupe des raretés, des chansons qui avaient été chantées sur scène mais jamais enregistrées, crées à l'occasion d'émissions télévisions/radio ici et là, des titres en anglais, des musiques, des remix, des chansons écrites pour certaines occasions. C'est un petit disque-pause, artisanal, dans la carrière d'un artiste qui a débuté en décembre 2003. Ce disque est sorti pour le retour sur scène de Jann Halexander le 27 septembre 2013 au mythique cabaret parisien Le Magique. Le 22 mars de la même année, Jann Halexander fêtait ses 10 ans de carrière à l'Auguste Théâtre, à Paris, puis à Angers (où il a débuté) et Bordeaux. Enfin, Moi qui rêve est une invitation au voyage, à l'Exil au sens large comme au sens intérieur. Il est le fruit d'une belle collaboration entre l'écrivaine Agnès Renaut (Qu'as-tu fait de ta sœur, aux éditions Grasset) et le chanteur, considéré comme définitivement à part dans le paysage musical francophone...

 

 

 

1- Moi qui rêve (texte Agnès Renaut / Musique Jann Halexander) 2- L'Amour, la mer, la mort (texte et musique Jann Halexander) 3- Moi qui rêve variations (musique Jann Halexander) 4- Les chiens de Moscou [en concert, Cologne] (texte et musique Jann Halexander) 5- Une note vaguement noire vaguement blanche (musique Jann Halexander) 6- Une nuit à Hautmont (texte et musique Jann Halexander) 7- A mon enfant (texte et musique Jann Halexander) 8- Father I am (texte et musique Jann Halexander) 9- Father I am, variations (tmusique Jann Halexander) 10- Requiem pour Dewaere (texte S.Choké/S.Zeggagh/Blanchon/Krajewski/Musique Jann Halexander) 11- Apprendre à mourir (texte et musique Jann Halexander) 12- L'Elfe et la Forêt (texte et musique Jann Halexander) 13- Je suis une star et vous n'le savez pas (texte et musique Jann Halexander) 14- Qu'as-tu fait de ta sœur ? [inspiré du roman d'Agnès Renaut] (texte et musique Jann Halexander) 15- Quand deux égoïsmes...(texte et musique Jann Halexander) 16- Tristes Tropiques variations (musique Jann Halexander)17- Moi qui rêve, variations d'Ibiza (texte Agnès Renaut/Musique Jann Halexander)

 

Production : Label T.H/Editions Lalouline 0033680150524 - Arrangements : Jann Halexander sauf 11,12,13 : B.Lancelot - Prise de son/Mixage 1,2,3, 10, 17 : James Vitale - 11, 12, 13 : B.Lancelot – 4 : B.Nietshert 5 : Djobusy Production - 6,7,8,9 : J.Derfeuil – 15 : J.BonnenfantAccordéon sur Moi qui rêve : James Vitale - Piano : Jann Halexander http://www.apoplexia2008.blogspot.fr

Points de vente : En concert, Ebay, priceminister, leboncoin, Cd-Lp...prix de vente : 5 euros

 

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Interview de l'écrivaine Agnès Renaut par Christian de Montagu

 

Agnès Renaut par Jann Halexander

 

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Interview de l'écrivaine Agnès Renaut par Christian de Montagu pour le site Neiges Africaines...

Vous venez, si j'ose dire, du monde de l'écriture, Jann Halexander, plutôt de la chanson, voire de la variété, comment en êtes-vous venus à collaborer ensemble pour créer un disque ?

         Dans une rencontre d’affinités, il y a toujours un mystère. Comme si, en croisant par hasard nos pas, on se rendait compte que certains de nos chemins passent par la même géographie. Disons, quelque part dans une planète qui joue des coïncidences. Et puis, il y a une évidence. On s’aperçoit qu’on a quelque chose à créer ensemble. Alors, on ose. Moi, je rêvais d’un chanteur pour certains de mes textes, j’ai découvert Jann, son style, son univers. Et Jann aime, dans sa planète musique, y faire entrer les autres, parler d’eux… ou les laisser parler. Il a laissé entrer mes mots. Et cela a donné Moi qui rêve


Dans Moi qui rêve, la chanson dont vous avez écrit le texte, il est question de voyage et de sensualité, de don de soi aux Autres : dans l'absolu, ce sont des thèmes qui vous obsèdent ?

         J’ai écrit ce texte dans le désir d’un ailleurs. Dans cet élan vers l’inconnu, vers l’Autre mais aussi cet autre en moi, cette altérité secrète, ce sentiment d’étrangeté. C’est là que se niche mon obsession. C’est là aussi, je crois, que se tisse le lien profond entre soi et les autres. Si quelque chose me hante dans l’écriture, c’est cet espace vacant, mouvant, entre soi et l’autre de l’autre côté, sur l’autre rive. Et dans ce mouvement, l’écriture puise dans le sensoriel, les images mais aussi les autres sens. Pour moi la sensualité n’est pas obsédante car elle n’est pas de l’ordre de l’idée. C’est une matière concrète, sensible, infinie, elle est ma « terre d’écriture », ce dont je suis faite. La sensualité est aussi la voie royale pour aller au-delà de soi, pour se relier aux autres. Je ressens la poétique et la sensualité comme deux fibres vibrantes du vivant. Sans éviter la douleur et sans peur de la joie.

Quelle différence entre écrire une chanson et… écrire un roman ?

         J’écris, sans me poser ce genre de question. Dans la vie comme en écriture, peu m’importe le genre. Car la vie, comme l’écriture, au point de départ de l’inspiration, déborde et brouille les catégories. J’écris un poème qui devient chanson, un texte qui devient roman ou théâtre, un instantané qui devient nouvelle. Il y a l’écriture et ensuite la forme, variable, qui permet de s’inscrire dans un format et un contexte, d’atteindre un public. J’ai longtemps écrit des poèmes avant d’aborder des formes romanesques. Je préfère les textes courts, à court de souffle, ciselés. Ce qui se prête à la poésie, à la chanson, à la nouvelle. La différence entre l’écriture d’une chanson et celle d’un roman, en dehors de la question de longueur de temps et de phrases, est la destination du texte qui va influer la forme, car la lecture solitaire d’un roman  est un autre espace que l’écoute partagée d’une chanson en concert. Ce n’est pas le même travail d’écriture mais c’est le même travail des mots, avec la même exigence.


Serge Gainsbourg, connu pour ses multiples frasques, ses propos facilement provocateurs, disait que la chanson était un art mineur, qu'en pensez-vous ?

         Gainsbourg était avant tout un grand artiste. Sa provocation est à considérer au regard de son exigence, de son envie de secouer les esprits, de pointer l’arrogance et la médiocrité du showbiz. Dire que la chanson est un art mineur, alors même qu’il a contribué à faire de la chanson un art à part entière, un art conjugué de langage, de musique et de poétique, me semble une manière de pourfendre les « variétés » en tant que production industrielle de masse et consommation abêtie, un coup de colère contre les usiniers de la chanson marketée. Il pointe ce qui est plus haut, la musique. En esthétique, la poétique est l’art le plus proche de la musique.  Je dirai que Gainsbourg dénonce ainsi, non pas ce qu’est la chanson, mais ce qu’on en a fait…


Qu'est-ce qui vous marque dans les chansons de Jann Halexander ? Votre chanson préférée de son répertoire, de ce que vous connaissez, à ce jour ?

         Plus qu’un chanteur de variétés, Jann est un chanteur en variations. Je dirai même « en libre variation ». Ce qui me frappe, d’une chanson à l’autre, c’est l’incroyable variété des thèmes, des compositions, voire leur éclectisme. Il joue de différents registres, sombre, mélancolique, réjoui, moqueur ou sarcastique. Et il ose, il y va, il prend le risque, celui de composer une pépite d’or ou un amusement sans façon. Pourtant, on reconnaît JH. S’il échappe aux catégories de « style », de fait il en a un : le sien. Bien à lui. C’est une planète qui lui ressemble : il fait sa chanson comme ça lui va. Ma chanson préférée est Un cèdre sur le toit… Chaque fois que je l’écoute, je ressens une émotion à fleur de larme. Le texte est superbe, la voix entre ciel et terre, la musique en évidence…C’est une chanson parfaite.

Rêver

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Interview avec la guitariste Barbara Felettig (par Christian de Montagu)

Barbara

Barbara à l'Harmonie Café 2

 

La guitariste Barbara Felettig accompagnera le chanteur Jann Halexander le 27 septembre 2013  au Magique, à Paris…

Pourquoi la musique ?

J'en fais depuis mes 5 ans, ayant commencé par la flûte à bec pendant de nombreuses années. A mes 15 ans, du fait d'écouter de plus en plus de musique et d'analyser les instruments que j'entends, je me prends de passion pour la guitare et la basse. Je me mets seule à la guitare sèche, suivie de peu par la basse, mais pour cette dernière, je prends des cours. J'ai toujours entendu beaucoup de musique à la maison, mes parents ont chanté dans des chorales diverses dont j'allais voir les concerts. Mon père a pris des cours de guitare pendant quelques temps, cette guitare que je lui ai d'ailleurs piqué quand je n'avais pas encore la mienne ! Mes frère et soeur sont eux aussi musiciens, bien que non professionnels. Donc je pense tout simplement que c'est le climat familial qui m'a poussée vers la musique.

Quelles sont vos influences ?

Je suis ouverte d'esprit. J'aime à peu près tous les genres qui se font même s'il est évident que j'ai une préférence pour le funk, la soul, le reggae, les musiques cubaines et africaines. Mais j'adapte mon jeu suivant la personne ou la groupe avec qui je travaille. Je ne suis pas du genre à imposer mes règles, je suis au service de la musique et de l'artiste que j'accompagne ! La preuve avec Jann, entre autres...

Comment êtes-vous venue à collaborer avec Jann Halexander sur scène depuis le 22 mars 2013, à la guitare ?

Je suis tombée sur une annonce sur Zikinf, un site de petites annonces musicales, où il était dit que Jann cherchait un guitariste pour cette date qui correspondait à ses dix ans de carrière. J'ai répondu, nous avons échangé quelques mails et quelques discussions téléphoniques, puis nous nous sommes vus pour une première répétition et ça s'est tout de suite très bien passé. Depuis, la collaboration, même si elle est ponctuelle, continue.

Qu'est-ce qui vous marque dans les chansons de Jann Halexander ?

            Principalement le sens de la mélodie qu'a Jann et ses textes profonds et parfois teintés d'humour. Il sait aussi bien tourner une idée forte en dérision, que faire réfléchir sur un sujet plus grave. Ne serait-il pas aussi un peu cynique ? ;)

 Votre chanson préférée de son répertoire, de ce que vous connaissez, à ce jour ?

J'ai un gros penchant pour Déclaration d'amour à un vampire, car la version guitare/voix que nous en avons faite tend vers le reggae. C'est donc un grand plaisir de la jouer. A table pour les textes.


http://www.dailymotion.com/wobass

 
 

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Traduction italienne : L'ITALIEN / traduzione italiana: l'Italiano (chanson/canzone - JANN HALEXANDER)

 

COVER

L'Italiano

(Testo/Musica : Jann Halexander, 2013, Label T.H/Lalouline Editions)

Mario, eroe oscuro...
Mario, nera era l'acqua...

A giocare nei fiumi d'argento,
Senza sentire più l'odore del vento,
A ascoltare che non ha lo stesso sangue
Di quelli che buttano la fruttaŠ

Sul gelido prato di Milano
Tra due scandali in TV, storie di amanti,
L'italiano vinceva con la rabbia
Di chi fugge il tempo ...

Mario B., Mario B., Mario B. di Sicilia
Perché continuare questa Comedia
Mario B., Mario B., di fronte a tutti quelli che violano
Come riesci a giocare, indebolire non basta !
 
E valgono la pena tutti i palloni del mondo ...

A saltare tra insulti e applausi,
A mostrare il petto in prima pagina dei giornali,
A disturbare le certezze in ordine
In tutti i piccoli cervelli ...
E l'Italiano, con i capelli neri come sua pelle,
Fa mordere i loro cappelli a tutti i stronzi
Il Signore fa di ogni gol l'Assoluto
Lui, il grande Re dei MachoŠ

E valgono la pena tutti i palloni del mondo ...

Nei flussi di violenza, amore che si allontanano
Nella sua strana Italia, fatale erano le notteŠ

Jann Halexander : L' italien

Compte rendu (bref) de conférence: la sexualité dans le dessin animé. (24/06/2013) [BICAUSERIE de BICAUSE]

Gildas Jaffrennou par Monique Hottier

(c) Photo Monique Hottier

 Le lundi 24 juin 2013, Le spécialiste de cinéma d’animation et script doctor Gildas Jaffrennou était invité par l'association Bicause (association des Bisexuel(le)s de France) au centre LGBT de Paris. Objet de la conférence : la sexualité dans le dessin animé. Un sujet ô combien passionnant où notre spécialiste, devant une trentaine de personnes (aussi bien des connaisseurs du cinéma d'animation que des profanes, voire des gens hermétiques à cet art particulier) a tracé quelques pistes pour comprendre l'image donnée de la sexualité par le cinéma d’animation de ses débuts jusqu’à nos jours.  Quelle est la place de la sexualité dans les dessins animés, qu’ils soient américains, européens, ou asiatiques ? C’est une question que l’on se pose assez peu, tant les dessins animés et la notion d’enfance sont encore liés pour des millions de gens, à quelques exceptions près. Pourtant les sentiments troubles, l’érotisme, les diverses formes de sexualités dans l’animation n’ont pas attendu Fritz The Cat, de Ralph Bakshi ou encore Tarzoon la honte de la Jungle, de Picha, films emblématiques des années 70, pour apparaître. Il y eut certains cartoons des Frères Fleisher dès les années 30, Tex Avery évidemment, mais aussi certaines œuvres des studios Disney…

Compte-rendu de l'introduction par Jann, commission culture de Bicause

Bonjour à tous, à toutes, merci pour votre présence ce soir. Pour la dernière Bicauserie de l’année scolaire 2012-2013, organisée par l’association BICAUSE. Alors Bicause est une association qui existe depuis presque 20 ans, qui regroupe les personnes qui se disent bisexuelles, c'est-à-dire attirées par les personnes du même sexe ou du sexe opposé. C’est une association qui a pour vocation de rappeler à la société que le genre humain n’est pas figé, binaire, noir ou blanc, homo ou hétéro, c’est un peu un grain de sable dans les idées reçues, les préjugés conçus. De plus en plus de gens en France ont accepté l’idée justement que l’identité d’un être, y compris sur le plan de l’orientation sexuelle, pouvait être complexe, très complexe, que ce n’était pas forcément un handicap et on peut penser que Bicause a modestement joué un rôle, continue de le jouer dans l’évolution, plutôt le changement des mentalités. C’est une association qui lutte contre l’ensemble des discriminations également, qui assume le militantisme, qui participe aussi à prévention en ce qui concerne la lutte contre le SIDA et les autres MST. C’est une association d’homes et de femmes qui se pose en tant que témoin des tempes actuels mais aussi des temps passés, la transmission des histoires peu connues, de personnalités atypiques par exemple, de mouvements atypiques, fait parti de nos missions. Nous sommes également présents sur le terrain culturel. Car culture, politique, militantisme, ce ne sont pas mondes cloisonnés les uns les autres, au contraire, il y a des flux, des échanges, c’est quelque chose que Bicause a compris très tôt et je dois dire que l’association ne s’est jamais démarquée, éloignée de la question culturelle, au sens large.

Mon nom est Jann, je m’occupe, tant bien que mal, de la commission culture de Bicause, avec l’appui des autres membres, dont Vincent Strobel, actuellement, le président, et nous essayons d’organiser régulièrement des bicauseries. Le deuxième et quatrième lundi du mois. Nous invitons donc des écrivains, des sociologues, des artistes divers et variés qui ont des choses à dire sur des thématiques peu courantes, nous essayons, et je le dis de façon humble, de rester en alerte, à l’avant-garde sur certains sujets. Ainsi fut organisée une bicauserie sur le thème sexualité et vampirisme, une autre sur le polyamour, une autre sur les liens entre métissage et bisexualité.  Ce soir, pour finir en beauté l’année scolaire, et bien nous sommes très heureux d’accueillir Gildas Jaffrennou, à l’occasion d’une bicauserie intitulée La Sexualité dans le Dessin Animé. Quelle est la place de la sexualité dans les dessins animés, qu’ils soient américains, européens, ou asiatiques ? C’est une question que l’on se pose assez peu, tant les dessins animés et la notion d’enfance sont encore liés pour des millions de gens, à quelques exceptions près.  Pourtant les sentiments troubles, l’érotisme, les diverses formes de sexualités dans l’animation n’ont pas attendu Fritz The Cat, de Ralph Bakshi ou encore Tarzoon la honte de la Jungle, de Picha, films emblématiques des années 70, pour apparaître. Il y eut certains cartoons des Frères Fleisher dès les années 30, Tex Avery évidemment, mais aussi certaines œuvres des studios DisneyCe soir, Le spécialiste de cinéma d’animation et script doctor Gildas Jaffrennou tracera quelques pistes pour comprendre l'image donnée de la sexualité par le cinéma d’animation de ses débuts jusqu’à nos jours. Son intervention sera suivie d'échanges avec le public. Ce sera suivi d’un petit pot. Avant de laisser la parole à Gildas, je voudrais vous raconter une anecdote à son sujet. C’est un ami, nous venons tous les deux d’Angers, ville bourgeoise et snob au possible, où se déroule le très conventionnel Festival Premiers Plans qui réunit ceux et celles qui pensent qu’il n’y a plus rien de bien depuis la mort de Truffaut et la sortie de Taxi Driver.  Nous avons travaillé ensemble sur plusieurs films que j’ai réalisés. C’est un passionné, capable de parler avec le même enthousiasme, la même flamboyance, de Boulevard du Crépuscule et du dernier Âge de Glace. Gildas Jaffrennou organise des ateliers cinéma, il vous en dira plus sans aucun doute à ce sujet, il n’est pas blasé par ce qu’il fait et nous avons tous les deux fait une conférence sur la notion de film amateur à la Sorbonne le 7 février dernier (nous étions invités par un autre spécialiste du cinéma d'animation, enseignant, Sébastien Roffat, auteur de l'ouvrage Animation et Propagande), notamment en projetant des extraits du film LA BETE IMMONDE, que j’avais réalisé, il avait supervisé le montage. Ce soir donc, il sera question de sexualité au sens large, de subversion, dans l’univers du Dessin Animé, où il y a beaucoup de malentendus, en présence d’un spécialiste qui connait son métier, certes, mais qui le connait et l’exerce avec talent parce qu’il est passionné. Nous comptons donc sur lui pour passer le meilleur lundi de la semaine. Je vous remercie.

Intervention de Gildas Jaffrennou, émaillée de projections de très courts extraits de dessins animés. 

Cerner le sujet.

L'animation, c'est le fondement du 7eme Art. Le cinéma des frères lumière estpostérieur aux pantomimes lumineuses d'Emile Reynaud. Quand on parle d'animation, on parle de donner la vie, de recréer l'illusion de la vie par un travail image par image. En dessin, avec des marionnettes ou par ordinateur, le point essentiel en animation est qu'on fabrique les personnages, et qu'on les fait bouger. C'est une reconstruction, et non une captation. En fait, la prise de vue réelle est une facilité : on se contente de capter des acteurs dans un décor, cela évite d'avoir à tout créer. René Laloux, dans son livre «un siècle d'animation » va jusqu'à qualifier de cinéma de Zombie le cinéma en prise réelle, qui ne nous montre que des images de vie passées, alors que dans le cas de l'animation, l'acte même de projeter le film est celui par lequel la vie des personnages peut commencer.  Alors notre sujet de ce soir, la sexualité dans l'animation, pose la question des limites pour un auteur. Jusqu'où peut-on recréer la vie en animation ? La sexualité déjà est en soi un vaste sujet, je dirais même le sujet le plus vaste qui se puisse concevoir dans le contexte de l'association qui m'accueille aujourd'hui. Pour être franc, mon expérience et ma culture personnelles sont sans doute plus étendus du côté cinéma que du côté sexualité. Ceci étant ayant enseigné les sciences de la Vie à des ados pendant une quinzaine d'années, j'ai toujours été très attentif à ne jamais juger mes élèves sur le degré de provocation de leurs questions ou de leurs comportements. La seule chose sur laquelle j'ai toujours insisté, c'est qu'en matière de sexualité la seule règle qui me paraisse essentielle, c'est de respecter les autres, dans leur identité, dans leur intégrité, et dans leurs préférences. Aujourd'hui, je ne connais pas de dessin animé qui ait abordé le regard sur l'homosexualité ou sur la bisexualité, ou même qui en ait fait un élément de récit signifiant. La question est purement ignorée, le simple fait d'aborder l'hétérosexualité étant déjà délicat, c'est principalement sur cette question du rapport entre animation et sexualité que je limiterai mon intervention. A charge pour celles et ceux qui le souhaiterait, de proposer des pistes ou des références que j'aurais négligé ou ignoré, puisque clairement je ne prétends aucunement réduire ce vaste sujet aux quelques éléments que je peux vous proposer. Je voudrais dire aussi que ce sujet m'a été proposé par Jann, qui de son côté rassemblé une bonne partie de la documentation que nous vous proposons.

Limites – marché, société.

Les auteurs peuvent se donner des limites, mais dans un domaine artistique qui est aussi une industrie, c'est à la fois la société, par ses règles, et le marché, par ses tendances, qui vont faire évoluer les limites de ce que les auteurs pourront faire ou pas. Et bien sur, la société a ses marges, ses zones limites, tout comme le marché peut surfer sur des modes, des tendances. Disons le marché tel qu'il est perçu par les maisons de productions et les diffuseurs. Les seules vraies limites à ce qu'on peut raconter en matière de sexualité en animation, ce sont celles que la société impose.  Au début de l'animation pour le cinéma, les limites étaient strictement les mêmes que pour les films en prise réelle. Et puis très rapidement, l'animation est devenue «mainstream», c'est à dire grand-public. Avec les succès de Walt Disney et la ligne éditoriale qu'il a défendue, et qui a été beaucoup imitée, tout le monde a tacitement admis que l'animation était une forme convenant davantage aux enfants qu'à tout autre public. Du coup, s'il est bien évident que les personnages en animation ont toujours été sexués, au sens social du terme, ils ont assez régulièrement été désexualisés au plan biologique. Que Tom, Gros minet, Le coyote ou Porky Pig soient des personnages masculins n'est pas exprimé par des traits visibles, mais par leur personnalité, leur façon de réagir. Et si un personnage apparaît nu, c'est que la situation n'est pas sexuelle (bébé nageurs / angelots de Disney) Mais il y a eu des personnages à la fois sexués, et au comportement sexualisé, sans être à proprement parler un comportement sexuel. Un cas exemplaire est peut-être celui de Pépé le Putois. Il pourchasse de ses assiduités une malheureuse chatte dont le dos a été malencontreusement orné d'une rayure lui donnant l'apparence d'une femelle sconce. On pourra noter que dans les quelques cartoons qui font intervenir Pépé, l'humour nait d'un malentendu sur l'appartenance à une espèce donnée, et sur l'attirance contre-nature déclenchée par un simple élément visuel. Alors évidemment, Pépé ne fait rien de plus à la pauvre chatte que la prendre dans ses bras et tenter de l'embrasser. En somme, le maximum ce qu'on peut alors se permettre dans un cartoon sans susciter de scandale. Faut-il rappeler que le premier baiser inter-racial en prise réelle dans un show télévisé américain date de 1969 et d'un certain épisode de Star Trek ? Paradoxalement pour voir deux personnages masculins s'embrasser sur la bouche en animation, il n'a pas fallu attendre si longtemps. Bugs Bunny et Porky Pig. Voir un lapin rouler une pelle à un humain en animation était manifestement beaucoup moins choquant pour le public américain que de voir un homme blanc embrasser une femme noire en prise réelle. On peut légitimement se demander pourquoi.

Hypothèse 1 : c'est un problème de distanciation. L'animation créée une distance avec le monde réel, et assume une virtualité du sujet représenté. On accepte plus facilement les choses quand elles passent par cette forme.

Hypothèse 2 : L'animation de type cartoon est fortement arquée par la tonalité burlesque. On y pratique l'excès, la parodie, la caricature. Qu'on pense au mode de représentation des noirs dans les cartoons jusqu'aux années 1950 (Uncle Tom's Cabana, de Tex Avery?)

Dans toute la période allant des débuts de l'animation (mettons les années 1910) jusqu'à la fin des années 1968, le côté cartoon, et l'idée d'un public enfantin vont durablement inhiber l'animation américaine. Ce sera, par effet d'imitation, le cas de l'animation dans tous les pays du monde, France et Japon compris. On trouvera des exceptions, comme la fameuse séquence des centaures de Fantasia (1940) , mais ces exceptions se limiteront à des représentations de nudité, rien de sexuel n'étant jamais montré. Après, il y a la suggestion, l'érotisme, l'ambiguïté d'une posture ou d'un regard...

Niveaux de représentation.

Alors qu'entend-on par sexualité dans les dessins animés ? On peut définir des catégories, assez artificielles, mais je les propose pour en quelque sorte défricher le sujet.

.Sexuation implicite : effets ou narration jouant sur le sexe des personnages, sans référence à la sexualité. On peut parler de caractérisation implicite. Pensez à Blanche-Neige et au Prince Charmant, ou à Raiponce et Eugène. On ira jusqu'au baiser, mais pas plus loin.

.Sexuation explicite : des personnages apparaissent nus, sans qu'intervienne de sexualité. Gandahar de René Laloux comporte de la nudité de cet ordre, de même que Kirikou de Michel Ocelot. On trouve dans des Disney anciens des scènes avec des angelots nus qui sont de pures fantaisies assez innocentes, au moins en apparence.

.Émotion sexuelle : effets ou narration suggérant le désir, le rejet, ou l'excitation sexuelle sans en montrer ni même en suggérer l'aboutissement. C'est le loup de Tex Avery, et toutes ses formes plus ou moins dérivées, dont notre ami Pépé le Putois.

.Acte sexuel : narration assumant sans ambigüité la réalité de relations sexuelles, sans pour autant les montrer d'une façon totalement explicite. Cas du chaînon manquant de Picha.

.Narration montrant de la sexualité explicite, relevant de fait de la pornographie. Et cela existe depuis longtemps, même si c'est une forme de création assez marginale, même, on en dira quelques mots, au Japon.

.Une dernière catégorie me paraît incontournable, c'est celle de la sexualité suggérée, symbolique, qui ne se dévoile qu'après une analyse de l' oeuvre. A la limite, l'auteur pourrait prétendre n'avoir pas fait exprès, et faire passer le critique pour un obsédé qui voit du sexe partout. Il se trouve que je vais devant vous prendre le risque de me voir affubler de ce qualificatif à la fin de mon intervention, en me livrant à l'analyse de deux films apparemment totalement innocents et qui à mon sens sont très loin de l'être, mais bien sur vous en serez seuls juges. Pour reprendre les choses par le commencement, évoquons d'abord la sexuation en animation, c'est à dire le fait de rendre clair et signifiant l'appartenance d'un personnage à un genre, masculin ou féminin. Montrer des personnages nus, déjà en animation c'est assez rare, les auteurs étant quelque part tenus de justifier ce type de représentation pas les nécessités narratives du scénario. Avant les années 70, on peut même dire que c'est pratiquement inexistant (au moins à ma connaissance). 

Alors à la fin des années soixante, il y a eu ce qu'on a appelé la révolution sexuelle. On pourrait dire qu'il s'agissait davantage d'une libéralisation des moeurs, une liberté nouvelle pour toute une génération de vivre assez librement la sexualité. La contraception, l'IVG légalisée, les mouvements féministes ont ouvert une voie dans laquelle divers artistes se sont engouffrés, y compris dans le domaine de l'animation. C'est l'époque des shadoks (qui ont déchaîné bien des conflits en dépit de leur relative asexualité). Je dis relative parce que la plupart des Shadoks importants sont a priori masculins (le devin-plombier, le marin, le professeur shadoko, le roi), à ceci près que chacun d'entre eux est susceptible de pondre des oeufs. D'une certaine façon, on pourrait considérer les shadoks comme des créatures inter-sexuées. Les années 1970, c'est aussi l'époque de Yellow submarine, de l'adaptation de la BD de Crumb 'Fritz the cat' en animation, et des premiers longs-métrages de Picha, assez dégoulinant d'une sexualité parodique et exacerbée. On fait des films qu'on cible clairement pour adultes, avec l'intention assez évidente de surfer sur la libéralisation des moeurs, de coller avec l'évolution de la société par rapport au sexe en général. Ce qu'on peut dire, c'est que certains de ces films ont eu quelque succès, mais sans pour autant faire école. Les années 1980 ont bien vite calmé tout le monde avec le sida et le retour d'un certain ordre moral, qui n'a fait que se renforcer ces deux dernières décennies. Picha, après Tarzoon et le Big Bang, réalisera le Chaînon manquant en 1984, et ne refera de long que 20 ans plus tard avec sa version revisitée de Blanche Neige, qui fera, ce n'est rien de le dire, un flop retentissant.  Quand à Ralph Bakshi, il a pu réaliser quelques longs assez audacieux, mais pas assez consensuels pour toucher un public large. Tenant d'une animation libérée, qui ose montrer des corps et des personnages très érotisés, son esthétique tourne clairement le dos aux canons sur lesquels le public s'appuie pour se repérer. On est au delà du sexuel, il y a un coté trash, assez provoquant même, on pourrait dire que c'est une animation d'adulte décomplexé. Celui qui prendra en quelque sorte la suite de ce courant est aussi américain. Il s'appelle Bill Plympton et va réalisé entre la fin des années 1980 et le milieu des années 2000 quelques courts et long métrages qui osent à peu près tout. Alors il y a de la sexualité, et même explicite chez cet auteur, mais son style a tendance à neutraliser le côté érotique de ces scènes. Pour être complet, passons par le Japon1, ou l'animation connaît un développement exceptionnel au début des années 1960, principalement à la télévision. A noter qu'il y a aussi en parallèle une importante production pour le grand écran, et que l'un des pionniers de cette époque, Osamu Tezuka, est aussi un des premiers à oser un long métrage érotique en animation. Le film sera un échec commercial. Parmi les innombrables séries il peut arriver que la sexuation explicite pose problème à la critique, comme ce fut le cas pour les jeunes filles qui apparaissent dans Kirikou et la sorcière. Personne évidemment n'a été prétendre que Michel Ocelot devait avoir un fond de perversité en lui pour montrer de telles images dans son film, et ses arguments pour se défendre ont été principalement d'ordre ethnologiques. Le contexte de conte africain du récit de Kirikou appellerait un type de représentation correspondant au contexte de cet univers-là.Par comparaison, une des scènes du «petit magasin des suicides», de Patrice Lecomte est des plus étonnantes. Une jeune fille a reçu pour ses 14 ans de la part de son frère, un châle oriental.Le soir, alors qu'elle se croit seule dans sa chambre. L'objet stimule son imagination. Elle exécute un strip-tease suivie d'une danse lascive, inconsciente du regard des copains du petit frère postés sur le toit. Là, la dimension du désir est assez manifeste, autant que la sensualité de la jeune fille. A ma connaissance personne n'a rien trouvé à redire à cette scène, qui pourtant implique des mineurs, de la nudité et du voyeurisme... Question d'époque mais sans doute aussi de style graphique. Des personnages lascifs ou érotisants, il y en a dans les anciens cartoons aussi. Betty Boop par exemple, avec ses petites robes courtes et sa jarretière. Mais le reste du graphisme prend une telle distance avec le réel, que le personnage porte plus l'idée de frou-frou et de provocation qu'une réelle érotisation.

Dans les années 1990-2000 quelques auteurs de courts-métrages, mais aussi de série télé, ont assumé de parler de sexualité en animation : Les Simpson, South Park, au cinéma, Bill Plympton ( L'impitoyable lune de Miel, Les mutants de l'espace,) Phil Mulloy (intolérance I, II, III). Autant les séries télé sont ouverte sur le monde et donnent un reflet, au demeurant parodique, de la réalité (je pense au Grand-père Simpson qui propose à sa partenaire de sortie de faire l'amour d'ici 20 minutes. Elle demande pourquoi attendre 20 minutes. Et Papy Simpson de répondre «le temps que la pilule bleue agisse ».La sexualité sans être explicite, peut donc être suggérée, parfois avec humour, d'autre fois avec discrétion. Pensez à ce magnifique hydravion rouge piloté par Porco Rosso (Miyazaki 1992), et dont la reconstruction est menée par des mains exclusivement féminines. Le symbole phalique, ainsi que le symbole du cochon, donnent une lecture vraiment peu enfantine de ce film, dont Miyazaki lui-même considère qu'il ne s'adresse pas aux enfants. La façon dont Kiki la petite sorcière perd son pouvoir de voler (après sa première sortie avec un garçon) n'est pas anodine non plus...

Note post-conférence : échanges avec les gens, applaudissements du public, cocktail dans une bonne ambiance. Nos plus sincères remerciements à Gildas Jaffrennou, à Bicause, au centre LGBT.

Bicause : http://bicause.webou.net/

Gildas Jaffrennou : http://www.ghostinthescript.fr/

1Je n'ai pas parlé de Ghosti in the shell, dont le deuxième volet fait intervenir des robots sexuels meurtriers...

 

Magique Nicolas Duclos…

DUCLOS AU MAGIQUE

DUCLOS

 

…Jeudi dernier, le 16 mai, Nicolas Duclos chantait au Magique. Ah le Magique, salle mythique consacrée à la chanson française depuis des décennies ! J’y ai fait mes débuts parisiens, j’adore ce lieu, et quand je peux, j’y chante aussi. Quand on rentre, on est accueilli par le sourire de Martine, la femme du talentueux chanteur Marc Havet : ce sont les grands maîtres des lieux. Elle est derrière le comptoir et discute sur des sujets divers et variés (d’hiver et d’été). Il y a quelques tables où on peut s’asseoir pour boire, voire manger, si on a réservé. Les toilettes  et les cuisines sont à l’étage. Sur les murs, des affiches de concert de Marc Havet, d’autres artistes. Des tableaux également et là ça change souvent puisque le Magique sert aussi de lieu d’exposition. 

On accède à la fameuse salle de concert en sous-sol, par un escalier en colimaçon. Dans cette salle, trône un piano à queue qui affronte dignement le temps qui passe. Dans un recoin une sono. Face au piano, des bancs et deux tables avec des chaises. Officiellement, la salle contient jusqu’à 50 spectateurs. Je dois dire qu’à 5 on a déjà le sentiment que c’est plein. 

C’est dans cette salle, cette boîte, que Nicolas Duclos nous a concoctés un récital. Je ne dis pas petit récital car ce n’était certainement pas ‘petit’. Ce fut un long concert.  Ni les autres, ni Monique Hottier, une amie (de l’association Tranches de Scène) ni moi n’avons vu le temps passer. Les chansons se succèdent, sur le quotidien d’un chanteur qui raconte comment il a arrêté de fumer, reprend avec classe Save Me (du groupe Queen !) en nous expliquant qu’il a été marqué par ce groupe et qu’il l’assume pleinement, nous chante Vie de couple avec un chien en tempo lent, nous fait rentrer dans un monde onirique avec une chanson abstraite, merveilleusement poétique, Ciel, étoiles, mûres. Les liaisons entre les chansons sont inventives, bien trouvées, drôle, décalées. L’émotion, simple, tendre, n’était pas absente avec une chanson dédiée à son père (Depuis que t’es plus là…).

 Nicolas Duclos chante que la vie est belle, c’est une évidence, il a raison, ce n’est pas de l’optimisme béat, au ras des pâquerettes, la vie est belle malgré tout, il faut faire en sorte qu’elle le soit, malgré les emmerdes, les chambardements, les tracas, les horreurs, les mesquineries du quotidien. Le clou du récital, c’était la fin, l’apothéose avec Erreur de Casting, l’une de ses toutes premières chansons, précédée d’une introduction absolument délirante où l’artiste nous confesse qu’il fut un fervent admirateur de Strauss-Kahn(à l’époque où la chanson fut écrite, il y a quelques années déjà), qu’il se sentait en décalé à son travail, qu’il se voyait comme une erreur de casting.

 Je disais que nous n’étions pas nombreux, et je le regrette profondément car Nicolas Duclos s’épanouit de plus en plus sur scène, quand on se déplace pour le voir, on sait qu’on ne perd pas son temps, c’est important, on quitte les lieux avec une certaine satisfaction – un bonheur, en fait.  Pas de prétention à l’horizon, pas de fausse modestie non plus, il y a longtemps que Sieur Duclos n’est plus un chanteur de salle de bain (en référence à un texte qu’il récitait souvent lors de récitals précédents). Il est drôle, parfois grave, énigmatique. Je lui ai souvent demandé de faire mes premières parties, dans des salles aussi différentes les unes des autres (Tremplin Théâtre, Auguste Théâtre, Darius Milhaud), nous nous retrouvons sur certains points, notamment l’humour. Ce soir-là, il s’est passé quelque chose. Comme si l’artiste avait franchi un stade supérieur. Et si sa destinée est liée, comme beaucoup d’entre nous, chanteurs, chanteuses, au Magique, on l’imagine sans peine tenir le show seul dans d’autres théâtres… 

Nicolas Duclos nous enchantera de nouveau le 13 juin, au Magique, salle fétiche.

 Jann Halexander 

http://www.nicolasduclos.fr/

 

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Kiosque en scène - Jann Halexander en concert, plein air -COURBEVOIE [Variété française]

Jann Halexander par Mardelle

Jann Halexander et Duo Chokola (auteur Monique Hottier) - Courbevoie

 

 

Kiosque en scène - Jann Halexander en concert, plein air -COURBEVOIE [Variété française]

 

SAMEDI 11 MAI, 16H00

Humour, tendresse, mélancolie, une teinte de folie : Jann Halexander (A Table) fête ses dix années de carrière avec le Duo Chokola, duo déjanté venu du Gospel  et la guitariste Barbara Felettig, à Courbevoie, après Paris, Angers, Bordeaux, dans le cadre de l’évènement Kiosque en Scène.

Pour en savoir plus sur Jann Halexander :

www.apoplexia2008.blogspot.fr 

Lien ville Courbevoie

Parc de Bécon - 156, boulevard Saint-Denis - 92400 Courbevoie

Tarif : gratuit

Contact

culture@ville-courbevoie.fr

MAIRIE PRINCIPALE
DE COURBEVOIE

2, place de l’Hôtel de ville
01 71 05 70 00

·                     MAIRIE DE QUARTIER 
DE BÉCON

86, rue Armand Silvestre
01 71 05 71 35

·                     MAIRIE DE QUARTIER 
DU FAUBOURG DE L’ARCHE

40, avenue de l’Arche
01 71 05 76 26

 

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Qui est Jeff Bonnenfant ?

Jeff Bonnenfant

 

 

JEAN-FRANÇOIS BONNENFANT

 

Né au Mans le 21 octobre 1957, où il fait ses études, Jean-François ou Jeff Bonnenfant rentre à la SNCF en 1978 et y exerce différents métiers. Il participe en parallèle à l'aventure des radios libres comme technicien bénévole à West FM pendant 7 ans. C'est en 1995 qu'il découvre la photographie, une véritable passion qui le conduit à devenir membre actif de la section photographique du cercle culturel des Cheminots. Il organise ses premières expositions en 1999. Le salon international de Mayet le récompense en 2001 pour la meilleure photo sarthoise et il obtient l'accréditation piste de l'ACO pour les 24 heures automobiles 2002 et 2003. Grand collectionneurs de disques et de dvd, passionné par variété et la chanson française, il rencontre le chanteur Jann Halexander (A Table, Déclaration d'amour à un Vampire) en 2003. C'est à travers leur collaboration, doublée d'une grande amitié que le photographe pénètre dans le milieu particulier de la chanson. Au début photographe officiel, il devient attaché de presse, et sur une suggestion du chanteur, également réalisateur et scénariste, se met à la caméra : ainsi naitront des films devenus cultes J'Aimerais, J'Aimerais (2007), Occident (2008), et son premier film Une Dernière nuit au Mans, en 2009, une comédie dramatique avec le chanteur et Maïk Darah, la voix française de Whoopi Goldberg.

 

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Affichage métro 13/19 mars - Concert 22 mars 2013 - Paris

Affichage métro Neta 2

Affichage métro

Affichage métro Neta

 

 

Un des 60 emplacements d’affichage métro du  concert  de Jann Halexander le 22 mars à l’Auguste Théâtre, Paris 11. Du 13 au 19 mars. Nos remerciements à Lalouline Editions (Label Lalouline), l’Auguste Théâtre, le réseau Neta Publicité, les Grandes Imprimeries et naturellement : Ouman Dee, Miss Decky, du Duo Chokola, Barbara Felettig (Wo Bass ), Maik Darah, Monique Hottier, de l’association Tranches de Scène…rendez-vous le 22 mars !

Jeff Bonnenfant, label T.H – http://www.apoplexia2008.blospot.fr 

Ceci était l’Afrique…

Afrique

 

En accompagnant mon père il y a deux jours à la zone d’embarquement pour Moscou, je réfléchissais à l’étrangeté de nos vies, qui passent, filent et qui nous donnent si peu l’occasion de nous retourner et de méditer sur les années passées.  Mon père avait passé de longues semaines en France, un mois au Gabon pour régler quelques affaires puis là, retournait dans les neiges russes, qui lui étaient familières depuis déjà plus de deux ans. Lorsque je dis aux gens, je vais voir mon père, on me dit : ah tu vas retrouver le soleil du Gabon. Je rectifie : non, je vais en Russie, c’est là qu’il travaille. Moscou fait partie de mes repères, le quartier Proletaskaya de ma psyché. Et le Gabon natal, dans tout ça ? 

               Il devient une sorte d’image lointaine…qu’en reste t-il, à part origines, des souvenirs, des photos ? Je n’y suis pas retourné depuis si longtemps. Je serais incapable de dire si le pays me manque. La vie fait que je n’y suis pas encore retourné. Et les images des souvenirs se brouillent, deviennent floues, surtout quand on refuse de se laisser à l’idéalisation du pays natal. Je n’aime pas l’idéalisation.

               Du coup la parution  en 2009 du roman Ceci n’est pas l’Afrique, par ma mère, qui y a racontait ses années passées à Libreville fut comme une sorte de soulagement, de remise des pendules à l’heure. Au fur et à mesure que se succédaient les pages, les saveurs, les images, les mots, les ambiances revenaient, ce n’était plus quelque chose de lointain, ce n’était plus du vieux vécu, de l’abstrait mais du concret.

Je pense à l’atanga, en premier lieu, un petit fruit violet étrange, oblong, que mon ami n’aime pas du tout. Je pense aux badamiers qui parsemaient la capitale. Dans le récit de Maman, la nostalgie ne pointe jamais le bout de son nez. C’est peut-être dommage mais c’est mieux ainsi, je crois. C’est un récit vivant, je songe aux descriptions du climat équatorial, de la moiteur de la saison des pluies à la fraîcheur des saisons sèches. Aux hibiscus, aux bougainvilliers. A l’importance de la moustiquaire. Mozart, Sinatra dans la voiture climatisée. Les samedi après-midi à la piscine tantôt du Méridien, tantôt de l’Intercontinental, à manger des glaces. Les marchandes de beignets. Les matitis (bidonvilles). Les pontes et leurs femmes dans la grande galerie commerciale de M’bolo. La saleté des rues. Les sacs en plastique qui polluent les plages. Les billes de bois flottant au large de Port-Gentil. Les coupures d’électricité. L’excursion à Lambaréné, la ville du fameux Docteur Schweitzer. La sorcellerie, qui empoisonne la vie de tant de gens. Qui rend ce pays si étrange, où il ne faut pas croire en la gentillesse. Où tout le monde se méfie de tout le monde. Quelque chose de difficile à faire comprendre aux gens extérieurs qui n’y connaissent rien et veulent absolument tout aplanir en disant : c’est partout pareil.

Enfin, l’Afrique vécue, c’était Libreville, son bord de mer, le boulevard triomphal ; le centre-ville, ses cinémas, ses bars, ses restaurants chinois, italiens, la fête du Beaujolais nouveau, les buffets du dimanche dans les hôtels, bref rien ne qui puisse correspondre à l’image idéalisée d’une Afrique misérable, sans eau, sans électricité, avec des gens en haillons et des animaux dangereux à chaque coin de rue. Tintin au Congo faisait figure d’œuvre sympathique et anecdotique et je ne me souviens pas avoir entendu des gens parler d’une Afrique forte, digne et dominatrice qui attendait le moment venu pour se relever. Ce sont des choses qu’on entendait dans la diaspora. Mais pas dans le Gabon quotidien. Où les gens voulaient vivre, simplement. Veulent vivre. J’avais peur que le roman de ma mère passe totalement inaperçu. Evidemment, on n’en a pas parlé assez mais beaucoup plus que je ne l’aurais cru. Il m’est arrivé des fois de tomber sur une connaissance me disant : tiens, au fait j’ai lu le livre de ta maman. Maman n’a pas joué, effectivement, comme le disait, je crois, Luc Melmont, du blog Culture et Chanson, les femmes blanches délaissant tout leur occident pour s’africaniser à l’extrême (car que veut dire vraiment être africain, au fond ??), elle a vécu sa vie de femme affrontant les bons comme les mauvais moments de la vie là-bas. Il y a un côté Philippe Delerm au niveau de la légèreté de certains passages. Mais quand la gravité est là, parce qu’on ne peut l’éviter, alors il y du Nadine Gordimer et on réalise que ce Ceci n’est pas l’Afrique n’a pas été simplement écrit par une femme française expatriée, mais pas une femme blanche devenue une femme africaine blanche ancrée dans son époque. C’est le bienfait de ce bouquin, que l’on peut trouver dans les fnacs, sur amazon, priceminister etc…

Jann Halexander

http://www.priceminister.com/offer/buy/103514102/anne-cecile-makosso-akendengue-ceci-n-est-pas-l-afrique-livre.html

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30946

http://www.amazon.fr/Ceci-lAfrique-Recit-Fran%C3%A7aise-Gabon/dp/2296111386

http://cecinestpaslafrique.blogspot.fr/

Le Métis et la Blonde qui chantait (Clémence Savelli)

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Le Métis et la Blonde qui chantait

 

            Il l’avait découverte sur internet. Il en avait parlé, totalement emballé à Luc, un ex de son attaché de presse, pour qu’il en parle sur son blog. Il avait été marqué par la voix, le piano, ah la musique, la belle musique, puissante musique, de celles qui vous transcendent. Si rares en chanson française. Il a toujours pensé qu’on mettait trop avant les textes, pas assez les musiques. Pourtant une chanson, c’est un texte et une musique.

            Toujours via internet, il sait qu’elle va se produire ce soir dans une petite salle sympathique près de la place de la Bastille, une salle de soixante places où il a déjà chanté l’année précédente. Ce n’est pas un sous-sol comme il y en a tant, non une jolie petite salle à l’étage d’un restaurant, donnant vue sur une avenue bordée de platanes. Le sol est un parquet à l’ancienne, il y a un vrai piano. Les patrons du restaurant n’utilisent pas cette salle, cela ne rentre pas dans leurs attributions, ils risqueraient de payer trop de taxes. Alors ils laissent cette salle gratuitement aux artistes. Les gens viennent, la salle est bien situé, et quand ils sont content, ce qui est le cas la plupart du temps, ils descendent et mangent. La cuisine n’y est pas mauvaise. Elle est honnête.

            Le jeune homme se fait beau dans sa salle de bain. Il met une légère ligne de noir sur ses  yeux, de la crème sur son visage métis, un peu de gel sur ses cheveux châtains aux reflets roux pas vraiment bouclés, ni frisés, ni ondulés. Il n’a jamais su quoi faire de ses cheveux. Il doit chanter dans un beau petit théâtre de Montmartre dans une semaine. Pour le coup il se raidira les cheveux. Et portera un t-shirt hugo boss sur scène. Et un jean délavé. Marre d’être toujours tiré à quatre épingles pour de la chanson française. Envie de décontraction.

            Il ne faisait pas trop froid en ce début de mars. Un blouson, un léger pull, une écharpe, c’était correct. Les gens arrivaient dans la salle. J’avais choisi de me mettre au fond. Un homme quelconque vint me voir : c’est bien ici le concert de Clémence Savelli ? J’acquiesçai. Une femme quelconque vint me voir : excusez-moi vous n’êtes pas Jann Halexander. J’acquiesçai. Mon ami m’envoya un sms, il n’avait pu venir, contretemps, me proposait d’aller manger des bulots après le concert, dans le coin, je dis o.k. J’aurais voulu que Monique vienne, elle, passionnée de chanson. Malade, hélas.

            Je comptais les gens. Nous étions 25. Honorable. Petite masse compacte à l’avant de la salle. Des gens continuaient d’arriver. Le pianiste débarqua. Un concert ne commence jamais tout à fait à l’heure. La chanteuse devait être dans sa loge ou je ne sais où. J’avais hâte d’entendre sa voix.

            Elle ne vint pas de la loge mais de l’entrée principale. Droite comme un I. Sorte de pythie venue de temps immémoriaux. Droite et digne. Vêtue de noir, ce noir en total contraste avec sa peau excessivement blanche, sa blondeur éclatante. Ses origines italiennes n’étaient guère évidentes, en fait, ne correspondaient point à l’idée qu’on pouvait se faire d’une femme aux origines italiennes, qu’on s’attend à voir en général bronzée, brune, un peu ronde. Non, la chanteuse semblait sortir de ces films d’horreur italiens se passant dans des grands châteaux lugubres ou encore elle aurait pu être une de ces multiples femmes hantant les films mittel europa de Fassbinder et autres confrères. Elle aurait pu être une de ces femmes vampires peuplant les films de Jean Rollin. Bref, elle était irréelle. Et pourtant bien là. Pourquoi les gens n’étaient pas plus nombreux. Un mystère. Dans cette salle flottait un parfum non pas d’autrefois, mais d’un ailleurs. Un public varié, la blonde était le point commun. Et la blonde chantait. Sa voix était fine, cristalline, et dure. Dure. Déversant colère, colère devant l’état d’un monde constamment déliquescent. Elle mit les pieds dans le plat dès le commencement. En chantant l’histoire d’un pauvre Léon, sur le ton d’une poignante comptine. Léon, sdf, le cœur en sang, ayant pour drôle de maison une boîte en carton où il fait des rêves de papiers. Les sdf devenaient de plus en plus nombreux, ou du moins visibles, dans la capitale. Le métis se demandait quand il les rejoindrait. S’il les rejoindrait. Chanteuse d’ailleurs et pourtant du présent, elle évoquait ensuite le béton armé, les étendues HLM d’Occident. Mais tout cela n’était qu’une petite chanson, elle rappelait avec humilité qu’on ne change pas l’univers avec des chansons. Même si elle chantait, chantait, chantait des histoires de crapauds dormant  aux bois, les silences pleurant au vent, les mémoires à fleur de sang, les cafards, les pigeons androïdes, les Léon allant tremblant, les romances aux odeurs de vieux marins, elle chantait, chantait, chantait, chantait qu’elle avait peur…elle chantait sa colère et tristesse devant les heures et les secondes ayant perdu la saveur d’un bon fruit. Il était question d’odeur des dimanches, d’un novembre aux senteurs mandarines. Elle chantait Jeanne, tremblant d’aimer dans la nuit noire, Jeanne supportant, souffrant, suffocant, criant, pleurant, implorant, saignant…et fuyant un compagnon violent, violent, à fuir car les bleus que l’on étouffe se réveillent au cimetière ! Elle chantait sa fille, Adèle, et l’Amitié. L’Amour-Passion et sur le ton de l’humour les Amants Zig-Zag en duo avec le pianiste. Et puis la conclusion, sublime : l’espoir, c’est l’âme qui luit au loin !

            Le concert passa trop vite. Trop vite. Sur les dernières notes de piano aux envolées lyriques, la femme fit les salutations. Quelqu’un lui offrit un bouquet de fleurs. Le jeune homme métis était heureux du moment passé. Un de ces moments où la vie valait la peine d’être vécue. Il quitta la salle, heureux.

Chômeur : chanson de Clémence Savelli

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Le cabaret sombre d'Ulrich C.

...C'est vrai qu'il faut se méfier des comparaisons...comparaison n'est pas raison...je me souviens d'une époque où on me surnommait le Guidoni Métis...flatteur, Jean Guidoni étant un grand artiste mais risque réducteur...lorsque j'ai envoyé des liens musicaux d'Ulrich Corvisier à des amis, ils m'ont on dirait du Guidoni. Non. C'est du U.C. Qu'on se le dise. Il sera en concert au Studio Raspail -voir affiche, sublime-, une belle salle parisienne de 220 places le 7 janvier. Entrée libre mais il faut réserver.

Jann Halexander

(merci Luc, pour l'info)

U

Coups de coeur (crime passionnel 2000 #4)

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Jann Halexander chante LES PATRICIENS - AUCUNE IMPORTANCE- C'EST TRISTE-L'ESPOIR-AU MAGIQUE

Jann Halexander : "les patriciens" live aux soirées Laloulin


Compositeur-Auteur : JANN HALEXANDER
Editeur : LALOULINE EDITIONS
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Jann Halexander : " A table" aux soirées Lalouline


Crédits : A table
Interprète : Jann Halexander

Compositeur : Aurelien MERLE
Auteur : AURELIEN MAKOSSO AKENDENGUE
Editeur : LALOULINE EDITIONS
ISWC : T-004.977.424.4" />

Le sourire de LANGLAIS. 23 novembre 2012, au Sentier des Halles.

LIONEL LANGLAIS PAR JANN HALEXANDER, au SENTIER DES HALLES, 23 novembre 2012

 

            Le Sentier des Halles... Lorsque j’y ai chanté pour la première fois, c’était le 21 octobre 2006 -21 octobre, date anniversaire de mon attaché de presse. Je chantais alors depuis trois ans. A Angers, d’où je venais, le Sentier des Halles, c’était prestigieux, ambitieux. Ce fut un beau moment. Un très beau souvenir. J’y chantai une seconde fois. Ce fut correct. Un an plus tard.

            Mais déjà une sorte de magie n’était plus. Dans le milieu parisien, le Sentier des Halles était considéré comme un simple garage à artistes, fini le prestige, certains collègues n’hésitaient pas à en parler comme un dépotoir à rebuts de la chanson, de la variété, de la pop.

            Puis j’ai continué mon chemin, bon mois, mauvais mois, doutes permanents. Le Sentier des Halles était loin, sa directrice Nicole Mingasson-Londeix était partie. A Paris, j’écumais la salle de la Reine Blanche (un bide), de l’Archipel (merveilleux), du Darius Milhaud (entre les deux), en Allemagne, en Belgique (mes plus beaux souvenirs). J’entendis parler pour la première fois de Lionel Langlais au Darius Milhaud, nos tours de chants se croisèrent, en 2009 je crois. Je n’allais pas bien, je n’avais qu’une hâte, tourner la page et aller chanter en Allemagne. Un moment il n’y avait ‘plus personne à Paris’ pour paraphraser Anne Sylvestre, pour venir me voir. Mais je n’ai jamais oublié le sourire du chanteur, j’avais vu des photos, des vidéos sur internet. Ah ce sourire. Un vrai sourire !

             Je ne connaissais pas bien ses chansons.  Il m’avait invité à venir. Je ne me sentais pas très bien avant de me rendre au concert. Chaud, froid, chaud, froid. Et revenir au Sentier des Halles…mais j’avais promis. Et je n’avais pas oublié le sourire.

             Lionel Langlais m’a redonné de la pêche. A l’aise sur scène, j’ai vu un chanteur heureux de chanter. C’est ce qui manque dans notre monde d’artistes. Des chanteurs heureux de chanter. Simplement de chanter. Nous ne sommes pas nombreux. Il est bien, il chante bien, place bien sa voix, a du rythme, un bon virtuose à la guitare, il sait manier humour et émotion sans tomber dans la facilité et cerise sur le gâteau, il parvient à faire chanter la salle, quasi pleine. Et ce sourire, vrai, généreux, certainement pas faux. Il a chanté ses classiques dont Rue des Oiseaux, très belle chanson sur le deuil, sa chanson incontournable sur les chats, pas la meilleure mais la plus efficace. Les textes ne sont pas toujours de lui, mais ce n’est pas un problème, il est un sacré interprète, capable d’autodérision (quand il chante : chanson française, elle connait pas trop, elle connait Delerm mais préfère l’anglais). Les jeux de mots sont bien trouvés. A mi-chemin entre la chanson et la variété, avec des textes parfois forts, j’ai crié bravo lorsqu’il a chanté tous les hommes sont belles, toutes les femmes sont beaux. Une belle façon de s’ancrer dans la réalité actuelle, d’une société qui change. Est-ce que le public l’a compris, je n’en sais rien. Le son et la lumière : impeccables. Seul sur scène, Lionel Langlais a assuré un vrai show. C’est sûr, il ne nous a pas pris pour des cons. Et il m’a réconcilié avec le Sentier des Halles, redevenu, je crois, la salle prestigieuse d’antan. Lionel : merci !

Jann Halexander

http://www.apoplexia2008.blogspot.fr

Site de Lionel Langlais : http://www.lionellanglais.com/

BILLETS POUR CONCERT

 

Le cri d'une amie : la Savelli...

 

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…Son dernier album LE CRI est superbe. J’ai dit d’elle [Clémence Savelli] : quand je vais la voir sur scène, ce n’est pas une amie que je viens voir, mais une grande chanteuse aux textes et aux musiques superbes, qui s’avère être une amie. Je le pense toujours. Ses interprétations restent gravées en moi. J’ai repris sur scène le 13 septembre dernier pour la première fois sa chanson L’Espoir. Et si des artistes veulent se tirer entre les pattes, grand bien leur fasse mais je ne tiens pas à y être mêlé. Quand j’apprécie un artiste, je ne rechigne pas à le faire savoir, surtout si la couverture médiatique ne suit pas forcément. Je n’attends même pas de retour, une action donnée, une action rendue, non j’en parle, tout simplement et je suis ravi d’avoir intéressé d’autres gens à Clémence Savelli. J’ai aussi dit d’elle qu’elle était quelque part l’héritière d’Anne Sylvestre, sans forcément l’avoir désiré mais il y a pire comme filiation. Me souviens avoir été comparé au début à Léo Ferré et Jean Guidoni, de la part de gens très sincères, j’ai pris cela comme un compliment. Mais nous restons nous-mêmes, nous essayons. Clémence Savelli est Clémence Savelli. Et son cri reste en nous.

 

Jann Halexander

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Nos envers-vies par le chanteur Nicolas Duclos

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Je garderais toujours un délicieux souvenir de la naissance du premier album de Nicolas Duclos. Cela faisait quelques temps qu’il chantait dans des salles parisiennes, comme le Magique, avait fait mes premières parties au Darius Milhaud, à l’Archipel, au Tremplin Théâtre. Et là, enfin, l’album, oui quelque chose d’émouvant parce que les conditions dans lesquelles cet album vit le jour étaient l’amitié même, la convivialité.

C’était chez ma mère, dans le petit salon. A Angers. Nicolas au piano, le preneur de son, maman prenant son café, moi lisant un vieux bouquin sur l’Afrique Australe, ma sœur passant faire un petit coucou, le chat qui tourne autour de tout le monde, nous discutant entre les prises, de choses parfois sans rapport avec la musique. Et puis pendant les prises, concentration totale. Et les musiques simples et solaires se suivaient les unes les autres pour donner de très belles chansons : Ca passe ou ça casse –belle ouverture du disque-, la Fin de l’innocence (titre de l’album), La vie est belle (une de mes préférées, sans conteste), Vie de couple avec chien (que j’ai souvent chantée sur scène), L’Envers-vie, Mon voisin (ah celle-là, on a tous un voisin casse-pied !), le Jeux des agneaux, Aphrodite (que je chanterais tôt ou tard), La chanson du Mas, des Histoires absurdes, des Déclics, Ciel, étoiles, mur (renversante par son atmosphère), L’erreur de casting (la première chanson que j’ai entendue de Nicolas Duclos), Les boules à neige, et la très belle chanson de clôture, celle qui arrache des larmes aux yeux tellement elle nous parle, sur l’amour d’un fils à son père, nostalgique sans pathos, un chant d’amour discret et profond, Depuis ce jour-là.

pochette

 

            Voilà. C’est un très bel album de 15 chansons. Je vous encourage à le découvrir. Parce que Nicolas Duclos chante nos vies, nos quotidiens mieux que beaucoup de chanteurs à texte trentenaires. Qu’il n’y a pas de narcissisme. Que de Chambery au Malawi, on peut l’écouter avec le même entrain, la même joie, la même émotion. Parce que la musique y a son importance : trop souvent, en chanson, le texte prime sur la musique, ici il n’en est rien. A écouter chez soi quand on est morose.

Parce qu’après on va mieux.

            Jann Halexander

Découvrir l’album, se le procurer :

 www.nicolasduclos.fr / nicolas.duclos.chanson@gmail.com

Nicolas Duclos chante Nicolas Duclos

 

Amélie Nothomb, Barbe Bleue, les gateaux et moi...[Jann Halexander]

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...Un roman d'Amélie Nothomb c'est comme un délicieux gâteau. Une sorte de jouissance de la lecture, jouissance, le mot n'est pas vain puisque chaque roman se lit en à peine deux heures. Mais un roman peut se relire, encore et encore. J'ai une douce pitié pour ses détracteurs, en effet : est-il raisonnable d'attendre un an pour jouir de façon aussi éphémère d'un bouquin ? Mais c'est cela la force d'un Nothomb. Les studios Disney aussi étaient capables de jouer avec nos nerfs à une époque où le 24 novembre était le sacro-saint jour où sortait LE nouveau Disney. Alors oui un roman de son altesse Nothomb est comme un bon gros gâteau qu'on se hâte d'avaler :ça en a même la forme, alors pensez!

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...Je l'ai découverte avec Stupeurs et tremblements. Le sujet ne pouvait que m'intriguer : les péripéties d'une salariée blanche dans une grosse entreprise japonaise, à Tokyo, la ville la plus riche du monde. Mais je crois qu'aucun écrivain n'a réussi à me faire marrer dans : le train, le métro, l'avion avec autour de moi des passagers intrigués. Quel bien fou aussi de lire le récit d'une Blanche qui s'était littéralement acculturée, une japonaise blanche ni plus ni moins comme il y a des noirs allemands ou des jaunes italiens et qui n'était pas là pour nous asséner des grandes idées néo-coloniales sur son expérience au pays du soleil levant. Quoi de plus concret que la vie d'une employée dans une société ? Suite à celui-ci, je les ai tous lus, autant d'expériences, certaines années peut-être moins bonnes que d'autres : tous les gâteaux ne se valent pas. Il y avait les gâteaux dorés : Les catalinaires, Attentat, Mercure, Métaphysique des tubes, Robert des noms propres, Biographie de la faim, Tuer le père...j'ajoute Barbe Bleue. Une revisite du mythe Barbe Bleue dans la France actuelle rafraîchissante. Avec des mots toujours aussi surprenants les uns que les autres, des mots on ignorait l'existence. Perrault, depuis l'au delà doit adorer (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Barbe_bleue).

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 ...Je n'ai pas dérogé à la règle : je l'ai lu en 1h30. Complètement rassasié, des images, des saveurs m'envahissant. Une folle envie de manger des patisseries aux oeufs. Soudainement, allongé sur mon lit, il m'est revenu un souvenir, pourquoi l'avais-je occulté, peut-être parce que le mois où cela se passait était aussi le mois où j'avais perdu ma grand-mère (janvier 2011), le souvenir de la perte avait pris le pas sur les autres...des détails en comparaison...

'Allô Jann Halexander ?'

'Oui ?'

- C'est le Théâtre du Temps, nous vous appelons pour vous communiquer le nombre de réservations.

- Je ne pense pas qu'il y en ait beaucoup.

- Pour le moment, non, il y en 6, cela dit Amélie Nothomb a appelé.

- Amélie Nothomb ?

- Oui elle voulait avoir des infos sur le spectacle, elle était intéressée.

- Ce serait trop beau qu'elle vienne. Vous êtes sûr qu'il ne s'agit pas d'une mauvaise plaisanterie ?

- Je ne crois pas, ou alors l'imitation était vraiment réussie, on reconnaissait sa voix. 

- Bon. Merci. On verra bien'

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 Amélie Nothomb n'est pas venue. Mais je ne l'attendais pas spécialement, aucune raison de lui en vouloir. Enfin l'idée même de lui en vouloir ne m'a pas effleuré l'esprit. Il est vrai que j'ai repris en 2005 une chanson chantée par Robert, sur un texte de l'écrivaine et sur une musique de Mathieu Saladin : L'Appel de la Succube. Je crois que la chanteuse avait trouvé cette reprise intéressante lors d'une émission radio en réponse à une question d'un de ses fans (qui aimait aussi mon travail). Mais je n'ai jamais eu de retours personnels et je crois qu'elle s'en foutait complètement, en réalité. Tout cela remonte...est enfoui dans une sorte de brouillard étrange, je ne sais comment j'ai pu rester la tête au-dessus de l'eau, être encore là tant bien que mal. Chantant. Vivant. Peut-être aussi parce que pendant que le Rivage des Syrthes de Julien Gracq, gros pavé-cadeau indigeste écrit par un gars qui m'était pourtant ben sympathique prenait la poussière, je dégustais des romans de Nothomb. Humm...A Table!

 Jann Halexander

http://www.musicme.com/#/Jann-Halexander/titres/L%27appel-De-La-Succube-t649249.html

 ***

Biographie :

Jann Halexander est né le 13 septembre 1982 à Libreville, au Gabon. Depuis 2003, cet artiste franco-gabonais  évolue à la fois dans le monde de la variété française et du cinéma. Il aborde, souvent avec provocation, les thèmes du métissage, de la famille, de l'amour. Quelques chansons-clés : A TableDéclaration d'amour à un Vampire,  Aucune Importance. A donné des concerts en France, Belgique, Allemagne...son dernier disque : Tristes Tropiques (Ebay, priceminister, fnacmusic.com ...)
Site officiel :
http://apoplexia2008.blogspot.fr/
Discographie sélective:

http://www.linternaute.com/musique/albums/artiste/jann-halexander/13480/discographie/

 

Jann Halexander : " A table" aux soirées Lalouline


Crédits : A table
Interprète : Jann Halexander

Compositeur : Aurelien MERLE
Auteur : AURELIEN MAKOSSO AKENDENGUE
Editeur : LALOULINE EDITIONS
ISWC : T-004.977.424.4" />

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'Il est minuit Docteur Schweitzer' : single (covers) JANN HALEXANDER

Différentes pochettes pour le single 'Il est minuit Docteur Schweitzer', Jann Halexander, novembre 2011

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COVER_ESPAGNE COVER_FRANCE

COVER_GABON

 

COVER_GERMANY      COVER_INDIA

COVER

Cover_ISRAEL  COVER_ITALIA

 

COVER_RUSSIA

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22 juillet 2017

Biography Jann Halexander

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In March 2013, the singer Jann Halexander celebrated his ten years old career in a Parisian theatre, before going on a tour in provincial France. He has begun in Angers, and in his songs he blends emotion and humour, melancholy and passion. Some of his main songs : A TableAucune ImportanceIl est minuit Docteur Schweitzer. He deals with love, brotherhood, people and life.

He was born Aurélien Makosso-Akendengué in Libreville (Gabon), 1982 September the 13rd, and also sings about exile, differences, and family. He has already been on stage in France, Belgium and Germany. Thousands of cds and dvds sold since 2003. Jann Halexander is a french-speaking singer, most of the time, but has a public in U.S.A, Canada, South Africa, Russia too.

In may 2016, Jann Halexander comes back with a new song, with pop accent, 'Papa, Mum', about difficulty of love, feelings, and family.

21/01/2017, he sings with other gabonese artists, Tita Nzebi, François N'Gwa, Jearian, for peace and respect of human rights in Gabon, in Paris, at Le Café de la Danse.

 

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06 juillet 2017

Participation de Jann Halexander à la soirée ZE PLACE TO BI 8 juillet 2017

Participation de Jann Halexander à la soirée ZE PLACE TO BI, pour les vingt ans de l'association Bicause samedi 8 juillet, à la Galerie des Tribus Contemporaines à Paris !

Toutes les informations ici : 

https://www.helloasso.com/associations/bicause/collectes/bi-cause-quand-on-aime-on-a-toujours-20-ans

 

Ze Place To Bi

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06 octobre 2015

Réécouter Mylene Farmer en 2015...

 

Cliché promo n°3 - Jann Halexander par Jeff Bonnenfant

Les chansons accompagnent nos vies. Les miennes se mêlent aux autres. Flux incessants. Elles vont. Elles viennent. C'est beau. C'est bien. Récemment dans le métro, je me suis fredonné 'C'est une belle journée' de Mylene Farmer. Souvenir de fin d'adolescence. Nouvelle vie. Nouveaux désirs. Traces indélébiles. 

Jann Halexander

La Dame Rousse de Jann Halexander (hommage à Farmer)

 

 

Jann Halexander chante Ainsi-Soit Je (inédit).Reprise personnelle.(Mylene Farmer)

 

Clip C'est une belle journée de Mylène Farmer + sous-titres

  

Mylene Farmer - Je laisse le vent emporter tout (Live)

 

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13 mai 2012

Sébastien Tellier

Sebastien_Tellier

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Jann Halexander et le Duo Chokola

Duo_Chokola

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28 avril 2012

Jann Halexander : C'est triste

Clip monté par Seth Eden
C'est triste, chanson de Jann Halexander (variété)

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20 avril 2012

Film 'Une dernière au Mans' de Jeff Bonnenfant, en entier sur dailymotion


Une dernière nuit au Mans, un film de Jann Halexander

 

Marianne, veuve aisée, artiste à ses heures, vit au Mans, avec son neveu, Antoine. Elle tombe amoureuse de François, professeur de mathématiques qui tombe amoureux d'Antoine.

Sensuel, onirique, mordant, le film Une dernière nuit au Mans [les gens de couleur n'ont rien d'extraordinaire] est une plongée tragi-comique dans la petite bourgeoisie noire française. Un film du chanteur, comédien et réalisateur Jann Halexander, avec Maïk Darah, comédienne, chanteuse et doubleuse (voix française de Whoopi Goldberg)...

'un film solaire' - site Culture et Chanson
'Pour sa découverte, et pour l’intégrité et la ténacité de son auteur, l’un des rares
réalisateurs authentiquement indépendants du paysage français, ces cinquante minutes au
Mans méritent amplement le voyage.' l'écrivain Pascal Francaix

Année de réalisation : 2010

© Trilogie Halexander

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17 juillet 2010

Il neige en Ethiopie...(Afrique de l'Est ou Corne de l'Afrique)

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...L'Ethiopie est sans aucun doute l'un des pays les plus mystérieux du monde. Considéré par beaucoup comme le plus vieux royaume chrétien, le pays possède plusieurs climats, sachant qu'une grande partie du climat est tempéré, en raison notamment de l'altitude. On a très souvent en tête l'image d'une région de montagnes dont les flancs sont recouverts de pins et d'eucalyptus.

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Le pays, encore très pauvre, a souffert gravement de déforestations massives qui expliquent en partie la sécheresse, et ce faisant la rareté des chutes de neiges. Cependant, le gel la nuit n'est pas rare. La plus haute montagne du pays est le Ras Daschan Terara, avec ses 4.533 mètres, dans les haut-plateaux abyssins. C’est la seule montagne d’Ethiopie qui est couverte de neige en hiver. La première ascension du pays n’eut lieu qu’en 1935, pendant l’occupation italienne, car la population pensait que le sommet était hanté par les mauvais esprits.

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Ras_Daschan

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Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_du_Simien - http://fr.wikipedia.org/wiki/Ras_Dashan - www.lintosethiopia.com -http://album-photo.geo.fr -www.skyscrapercity.com

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15 juillet 2010

Il neige en Afrique : Madagascar...

...Outre de multiples activités (chanson,écriture,film, théâtre), je suis passionné par la météo, la géographie. La géographie bouscule les clichés...

Je consacre ce blog aux pays d'Afrique subsaharienne/Afrique australe où il neige, parfois, peu ou franchement régulièrement...je tiens aussi à présenter par avance mes excuses aux agences de tourisme qui souhaitent dépayser les touristes en quête de chaleur et qui risquent d'être perturbés...en fait, je vais même présenter mes excuses aux touristes eux-mêmes, pleins d'idées reçues et qui seront sûrement déboussolés...et puis...et puis tant pis. C'est un petit blog, je cite également les sources où sont prises les photographies.

Ci-dessous : c'était le 7 août 2009. Il a neigé à Antsirabe, à Madagascar. Chaque année, se produit au moins une chute de neige dans cette région. Juillet/septembre, dans l'hémisphère sud, les saisons sont donc inversées par rapport à l'hémisphère nord. Il faut tenir également compte des micro-climats, de l'altitude etc...ainsi Antsirabe est une ville située à 1500 mètres d'altitude, au centre de Madagascar, région considérée de climat subtropical. Pour mieux comprendre ce qu'est le climat subtropical, j'invite les internautes à aller sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Climat_subtropical_humide. Les sources pour les photographies : http://www.sobika.com. Enfin je collectionne les anecdotes, vos témoignages sur vos expériences sur la neige dans un pays africain où vous auriez séjourné ou simplement sur une vague de froid, est la bienvenue...

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« Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo labelth »

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