Il neige en Afrique

Jann Halexander 'Le poisson dans mon assiette' – Concert 26/06/2016 Théâtre Nout

Jann Halexander 'Le poisson dans mon assiette' – Concert 26/06/2016 Théâtre Nout

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Pars et Gogo II – avec Cécile Goguely et Jann Halexander

 Le 14 juin 2015, sortait PARS ET GOGO, clip-moyen métrage signé Monique Hottier, vite devenu culte, sur une collaboration de Jann Halexander avec la rappeuse MC COCO, et la participation de la comédienne Claire Hoffmann.

JANN HALEXANDER 'PARS ET GOGO II' [Avec Cécile Goguely] court-métrage

 

PARS ET GOGO II prolonge la réflexion sur l'Amour, la fin de l'Amour. Un court-métrage avec la comédienne Cécile Goguely, Jann Halexander.  

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Concert Jann Halexander à la Cave aux Artistes à Aix-en-Provence le 10 juin

AFFICHE copie

Jann Halexander / live - PAPA, MUM/Le Sexe Triste/Moi qui Rêve[Concert Happy Bi'rthday]

 

 

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'PAPA, MUM' - Nouveau titre de Jann Halexander

 Nous vous souhaitons une belle découverte avec le clip PAPA, MUM de Jann Halexander

 

Jann Halexander - PAPA, MUM

 

 

 

Jann Halexander

PAPA, MUM

Réalisation du clip : Jeff Bonnenfant

Texte et musique : Jann Halexander

Production : Label Trilogie Halexander

 

Jann Halexander en concert : 

19 mai – Participation au concert 'Happy Bi'rthday' [75]

10 juin - La Cave Aux Artiste - Aix-en-Provence [13]

26 juin - Théâtre Nout - Île Saint-Denis [93]

8 octobre - Comédie Nation- Dernière représentation 'AFFIDAVIT' - Paris [75]

 

https://www.facebook.com/chanteurJannHalexander/

@JannHalexander 

http://www.deezer.com/album/12893100

https://play.spotify.com/album/6fIRmICPQAzFA7xl36a20V

https://itunes.apple.com/fr/album/papa-mum-single/id1105055812

https://noistr.com/artists/JannHalexander

http://jannhalexander.bandcamp.com/

http://www.amazon.fr/gp/product/B01EGQ96QW/ref=sr_1_41_rd?ie=UTF8&child=B01EGQ99IW&qid=1462369550&sr=1-41%3C/a%3E 

http://jannhalexander.blogspot.fr/

 

Couverture single Papa, Mum - Jann Halexander

 

 

 

 

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Parution de 'Notre frère et ami le Caméléon' de Léonard Makosso-Akendengué [coll. Les Impliqués - 2016]

Léonard Makosso-Akendengué

Couverture 'Notre frère et ami le caméléon' Makosso-Akendengué Léonard

 

Parution de NOTRE FRÈRE ET AMI LE CAMÉLÉON de Léonard Makosso-Akendengué [Littérature africaine][Coll.Les Impliqués]

NOTRE FRÈRE ET AMI LE CAMÉLÉON

Léonard Makosso-Akendengué

Collection Les Impliqués / Harmattan

Genre : Fiction 

Tout le monde connaît les dons du caméléon. Mais c'est aussi un animal maléfique. On s'en souviendra lors de son procès après la destruction du Boeing -œuvre de terroristes islamistes impliquant le copilote, neveu de Jean de Dieu caméléon - qui a plongé la famille royale et le royaume d'Orembo dans le deuil. Tout cela finira par le massacre de la cour et des populations ayant assisté à ce procès rocambolesque, à l'exception de maître Gédéon. Ce dernier vivra des aventures rocambolesques qui sont racontées dans ce livre avec beaucoup de verve et de saveur. 

Léonard MAKOSSO-AKENDENGUE naît à Port-Gentil, Gabon, le 14 août 1954. Docteur de 3è Cycle de Littérature et Civilisation française à L'Université de Toulouse le Mirail - France octobre 1983, il exerce au Gabon comme professeur de Lettres des lycées et collèges de 1981 à 1986. Entré au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération en 1986, il a occupé les fonctions de conseiller culturel, chef de division OUA, conseiller technique, premier conseiller. Elevé au grade supérieur de Ministre Plénipotentiaire, il a pris sa retraite en aout 2014 et réside actuellement en France. 

https://www.facebook.com/Notre-Fr%C3%A8re-et-Ami-le-Cam%C3%A9l%C3%A9on-1710816209199377/

 Se procurer l'ouvrage 

http://www.ebay.fr/itm/NOTRE-FRERE-ET-AMI-LE-CAMELEON-Leonard-Makosso-Akendengue-Litterature-Gabon-/222090841322?hash=item33b5a54cea:g:rfMAAOSw14xXFP6V 

http://www.priceminister.com/offer/buy/1170910918/notre-frere-et-ami-le-cameleon-de-leonard-makosso-akendengue.html

 http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50349 

https://www.amazon.fr/Notre-cam%C3%A9l%C3%A9on-MAKOSSO-AKENDENGUE-LEONARD/dp/2343081670

 Disponible en librairies. 

Possible de commander un ouvrage dédicacé à l'adresse suivante : Label Trilogie H, 13 rue Ordener 75018 Paris. Frais de port gratuits. Montant 17 euros, à l'ordre de Trilogie H.  

Communication

Ombre Mauve Productions

13 rue Ordener

75 018 Paris 

''Un roman sombre et mordant, à la fois fantastique et réaliste'' Chroniques de B.Saartje

***

Comment parler du roman 'Notre frère et ami le Caméléon'? [critique]


Voici 160 pages en immersion dans un royaume fictif étrange peuplé de caméléons, de léopards, de panthères, de tourterelles, de kangourous et autres animaux agissant comme des humains (ou l'inverse?). Un simulacre de procès digne de Kafka ou de Ionesco. Un final inattendu en Australie.


Le sujet : Jean de Dieu caméléon, ancien ministre d'un Royaume quelque part en Afrique, est accusé d'offense au Roi. S'il est difficile de rentrer dans l'histoire, au début, on se laisse séduire et emporter dans un récit inclassable. Il ne s'agit pas d'une énième allégorie d'un régime africain en perdition comme on aurait pu le croire. Ce pourrait être une sorte de 'fable de la Fontaine' à l'africaine. En ce sens, l'auteur Léonard Makosso-Akendengué s'inscrirait aussi dans la lignée de Raponda Walker. Mais il y a également la dimension surréaliste du récit, presque cartoonesque, ce pourrait être un dessin animé (une ambiance à la Lewis Caroll, l'auteur d'Alice au Pays des Merveilles), c'est un roman. Parfois on rit, jaune, mais on rit. Parfois on est stupéfait par la violence qui surgit ici et là. 


'Notre frère et ami le caméléon' est le genre d'ouvrage sombre, mordant, inclassable qui trouvera son chemin, son public avec le temps, incontestablement. Pour un premier roman : une réussite. 


Bruno Saartje

 

Jann Halexander - Mourir à Lambaréné [paroles de la chanson]

Elvire ma soeur

Mourir à Lambaréné
texte et musique : Jann Halexander
Petit garçon n'a pas oublié les journées aussi froides qu'un été
La grosse chaleur pesante sur les épaules de l'enfant
Petit garçon n'a pas oublié cette promesse qu'il s'était jurée
Qu'une fois le grand moment venu, il retournerait là-bas
R.
Mourir à Lambaréné...la la la la la la la la la la
Mourir sans rien regretter...la la la la la la la la la la
Défier les regrets, défier les non-dits, défier l'amertume et la mélancolie
pour mourir heureux...peut-être mourir à deux...
Petit garçon n'a pas oublié cette main noire et cette main blanche
qui à l'école venaient le chercher devant les autres enfants
Devenu grand, dans un autre pays, sur un balcon le voilà pensif,
sa petite sœur lui demande 'Pourquoi', il dit qu'un jour il ira
R.
Petit garçon est devenu homme qui se balade sur les bords du Rhin
Il en a fait, de belles rencontres, au gré des voyages
Il s'est lancé dans la poésie, il chante que lui c'est vous, vous c'est lui !
Il raconte à ses amitiés qu'un jour il devra partir...
R.
petit garçon n'a pas oublié le poids des peines, le prix des silences
Le feu des regards pleins de haine, et les moments d'errance,
Il fut brindille, le voilà rocher, c'est toute son âme qui va basculer
d'une vie ô combien tourmentée, tel un rêve éveillé...
...dans le fond, je pourrais dire comme Jacques Brel
que rien n'a d'importance
Dans le fond, que ce soit ici, au Canada ou au Gabon,
chacun, chacune tire sa révérence
On voudrait apprendre à mourir,
encore faudrait-il prendre le temps de vivre...
Je retrouve l'espoir de nos folies, et je chantonne 'qui m'aime me suive !'
dans le tourbillon de la Vie, Dieu reconnaîtra les siens,
J'aimerais j'aimerais que jamais ne finisse l'écho d'une petite note de musique
écho précieux et radieux qui me fera revivre...
Autant (prendre le goût de vivre, prendre le goût de vivre)
Encore (ne jamais finir, ne jamais finir)
Vraiment (vivre à l'infini, vivre à l'infini)
Plus fort (une lettre d'amour à tous nos amis)
Revivre à Lambaréné la la la la la la la la la la
Vivre sans rien regretter la la la la la la la la la la
S'ouvrir à l'amour et à l'amitié,
créer son bonheur, pour contrer malheur,
et crier merci...et crier merci...et crier merci ...à la Vie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
la la la la la la la la la la la la la la la la la la la !

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Lectures Musicales 'Ceci n'est pas l'Afrique' avec Jann Halexander 12 décembre 2015 - AU MAGIQUE

Affiche Officielle

L'écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué et son fils Jann Halexander 2010 par Jeff Bonnenfant cliché n°2

Artwork

Artwork n°2

Couverture roman 'Ceci n'est pas l'Afrique'

 

Lectures Musicales 'Ceci n'est pas l'Afrique' avec Jann Halexander 

En 2010 paraissait le roman 'Ceci n'est pas l'Afrique' de l'écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué, chez l'Harmattan. Un récit devenu culte au fil des années, bouleversant les clichés sur le Gabon et l'Afrique en général, avec poésie, humour et mélancolie. Une femme française mariée à un gabonais y racontait ses années passées à Libreville. 

Son fils, le chanteur Jann Halexander alterne entre lecture d'extraits du roman et chansons. Par la même occasion il donne son dernier spectacle de l'année. Partage des mots, partage des notes, partage des émotions.

 

Spectacle suivi d'une séance de dédicaces.

 Au piano : Jann Halexander 

avec la participation de Ouman Dee, Frédéric Pagès, Agnès Renaut

 12 décembre

21h 

AU MAGIQUE

42 rue de gergovie

75 014 Paris

Possibilité de dîner sur place sur réservation : 01.45.42.26.10

 

Métro Pernety ligne 13

 

Tarif plein : 10 euros

Tarif réduit [billetreduc – téléphone] : 8 euros

Tarif rsa – chômeur – TDS : 5 euros

 

Infoline : 06.16.13.98.32

 

Label TH – ama2_ama9@hotmail.com

 

http://jannhalexander.blogspot.fr/

L'écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué et son fils Jann Halexander 2010 par Jeff Bonnenfant cliché n°1

Sortie du disque 'ELLES ET EUX CHANTENT JANN HALEXANDER'

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Eux et Elles chantent Jann Halexander 


Plusieurs artistes, aux styles variés, dans un beau mélange éclectique, interprètent des chansons et des musiques de l'artiste Jann Halexander, qui a débuté en 2003. Un répertoire riche de plus d'une centaine d' oeuvres, réparties sur une dizaine d'albums sur plus d'une décennie. Ces chansons appartiennent à tout le monde : il est intéressant de voir comment des artistes singuliers, quelque soit leur niveau de notoriété, reprennent à leur façon des titres qui abordent les thèmes de la différence, de l'amour, de la famille, du voyage. Ce n'est donc pas un disque 'hommage', heureusement. Plutôt un disque où des artistes de différents horizons apportent leur style, leur patte, leur âme, avec leurs reprises et aussi des créations originales qui s'insèrent dans l'univers Halexander, le prolongent l'enrichissent. Rencontres fortes, rencontres fécondes. Quelques duos. Enfin, certaines chansons sont déjà devenues de petits classiques comme 'A Table', reprise ici par Nicolas Duclos, mais également dans des fêtes de famille, par des amateurs. C'est avec une vive émotion que nous remercions ceux et celles qui ont accepté de participer à cette belle et folle aventure...
Jeff Bonnenfant, Label TH/Editions Lalouline
http://jannhalexander.blogspot.fr/ 

0- Le Mulâtre [Frédéric Pagès]/1- A Table [Nicolas Duclos]/2- Déclaration d'amour à un Vampire [Barbara Felettig]/3- Alien Mother [Clémence Savelli]/4- Les Patriciens [Vincent Ahn]/5- Le Renouveau [Ouman Dee]/6- Que sont devenus nos amants perdus [Léa Héloin]/7- Moi qui Rêve [Agnès Renaut]/8- Ticcala [Ben Nodji]/9- Un bon chanteur est un chanteur mort [Barbara Felettig]/10- Le Merle Chanteur [Jann Halexander]/11- Brasillach 1945 [Rosa Project]/12- Madame Hermann [Monique Hottier]/13- Qu'as-tu fait de ta sœur [Rosa Project]/14- Pars et Gogo [MC COCO / Jann Halexander]/15- Apprendre à mourir [Seth Eden]/16- Déracinés quand même [Rosa Project]/17- Une femme en quête de liberté [Sultana / Jann Halexander] /18- Un cèdre sur le toit [Gilles Roucaute] /19- Vampires 2007 [Anne-Cécile Makosso-Akendengué] /20- Aucune Importance [Marc Havet]



ELLES ET EUX CHANTENT JANN HALEXANDER 
[Label TRILOGIE HALEXANDER – LALOULINE EDITIONS]
Sortie : 11/11/2015
Contact Label : ama2_ama9@hotmail.com
http://jannhalexander.blogspot.fr/

Album disponible sur les plates-formes de téléchargements légales
sur Ebay, priceminister

Depuis le temps déjà [ébauche de réflexion] par Michel-Xavier Gérard, Flash News

Depuis le temps déjà [ébauche de réflexion]

Jann Halexander, pour un certain public fidèle et varié, ce sont quelques chansons-clés : A Table, Déclaration d'amour à un Vampire, Il est minuit Docteur Schweitzer, Brasillach 1945, L'Amant de Maman. Son jeu de piano évoque le cabaret avec des envolées lyriques, qui allie l'humour acerbe à la mélancolie, la provocation, ce qui lui a valu les surnoms de « vampire » ou de « Jean Guidoni africain ». Franco-gabonais, né Aurélien Makosso-Akendengué à Libreville en 1982, il est aussi auteur et acteur de films expérimentaux aux sujets atypiques : J'Aimerais J'Aimerais, Occident, La Bête Immonde. Souvent là où on ne l’attend pas, mystérieux voire introuvable du « grand public », il se considère  lui-même comme un franc-tireur à la marge du show-biz. Depuis ses débuts en 2003 il a vendu 40 000 d'exemplaires* de CD, DVD, livres, places de concerts, donné des centaines de concerts en France, Belgique, et séduit également hors du monde francophone comme l’Allemagne par exemple. En marge du « système » mais non « hors-système » : certaines de ses chansons passent en radios, ont été remixés pour les clubs, il squatte en dilettante les plateaux télés où il s'exprime sur ses sentiments amoureux ou son identité métisse. Une exposition à Angers lui a été consacrée en 2006 au feu café l'Imanol. Ses films et disques distribués en France sont soutenus par Ouest France, Têtu, Tribu Move, Chorus, Vendée Matin, Longueur d'Ondes ou Idoles Mag.

Tout cela rend Jann Halexander définitivement insaisissable et dérangeant.

Accordant autant d'importance à la forme qu'au fond, il est intransigeant sur le graphisme de ses albums, sur l'atmosphère de ses clips. Son éclectisme peut perturber car il clame aussi bien son admiration pour Anne Sylvestre que pour Mylène Farmer, confesse avoir des chansons de Jean Vasca, Clémence Savelli ou Jean-Pierre Réginal dans son lecteur mp3. Des artistes aussi différents que Nicolas Duclos, Sylvain Yardin, Vincent Ahn ou Ouman Dee reprennent ses chansons, aussi, si pour ses détracteurs, il est la caricature même de l'illustre inconnu, le public qui le suit ainsi qu'une partie du monde médiatico-culturel  le respecte pour une forme d'indécence, de franchise et d'altruisme. Méconnu mais pas underground, méconnu, oui, mais certainement pas élitiste … même si ... il n'est pas un chanteur pour intellectuels qui se regardent le nombril, alors même si une certaine presse décontenancée évite de parler de lui, des ouvrages variés sur la chanson, le cinéma, la sociologie le citent parmi leurs références depuis des années. Chanteur de l'intime, c'est aussi le chanteur de l'Ailleurs, évoquant le veld sud-africain, Angers, la ville de sa mère – l'écrivaine Anne-Cécile Makosso-Akendengué-, le pays natal, pays du père, le Gabon. C'est l'histoire d'un être au premier abord complexe, mais qui peu à peu, finalement rejoint l'universel. Artiste méconnu, oui, mais pas inconnu … il est fini le temps où un artiste pouvait être connu et adulé de la terre entière, créer le consensus général, si ce temps-là a existé. La folie des Top 50 semble lointaine...

Quand il récite en public Le Mulâtre, il conclut à la fin que ce Mulâtre, c'est lui et quand il parle de lui, il parle des autres, il parle de nous. C'est ce « nous » qui finalement lui permet de se maintenir dans un étrange chemin de vie artistique, un peu brouillon. Il y a l'impudeur des sentiments, des fêlures d’amour, des questions du métissage vécu et non idéalisé, des rapports de filiation… Le public qui l'aime a des avis politiques opposés, des origines sociales variées, des cultures différentes, mais n’est-ce pas là, la reconnaissance et la signature d’un créateur. Il a été l'un des premiers artistes d'origine africaine à aborder franchement la question de l'orientation sexuelle dans ses œuvres …  cependant il n’est pas un personnage communautaire. Pour les spécialistes de marketing, il est une énigme car difficile à classer, et irrécupérable par qui que ce soit. Il existe peut-être bien une France de Jann Halexander dans laquelle des milliers de gens se retrouvent. Une France discrète à l'écart des vacarmes des médias, des tweets vides intempestifs. Plus le temps passe, plus cet artiste longtemps énigmatique « s'humanise » et aborde des sujets qu'il n'aurait sans doute pas pu effleurer il y a quelques années.

Lui c'est nous, nous c'est lui. Il n'est guère étonnant que ce projet de reprises aboutisse. L'image d’un Halexander un peu abstrait devient dès lors plus accessible. 

Michel-Xavier Gérard, Flash News - http://flashnews.canalblog.com/

*Sources : Lalouline Editions, Label TH, Zalys, Films de l'Ange. 

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Jann Halexander parle du disque ELLES ET EUX CHANTENT JANN HALEXANDER

Jann Halexander parle du disque ELLES ET EUX CHANTENT JANN HALEXANDER

Gilles Roucaute chante 'Un cèdre sur le toit' Jann Halexander

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jann Halexander et le public chantent 'A TABLE' – Spectacle Affidavit [07/11/2015]

Jann Halexander et le public chantent 'A TABLE'

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Jann Halexander – Le Sexe Triste [Spectacle 'Affidavit' 7/11/2015 - Paris]

Jann Halexander – Le Sexe Triste [Spectacle 'Affidavit' 7112015 - Paris]

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Jann Halexander – Mourir à Lambaréné [Spectacle 'Affidavit' 7/11/2015 - Paris]

Jann Halexander – Mourir à Lambaréné [Spectacle 'Affidavit' 7/11/2015 - Paris]

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COMME DANS UNE CHANSON D'ANNE SYLVESTRE [clip]

Jann Halexander : Comme dans une chanson d'Anne Sylvestre

COMME DANS UNE CHANSON D'ANNE SYLVESTRE
Texte et musique : Jann Halexander
Lalouline Editions

Réalisation : Jeff Bonnenfant
Avec Jann Halexander, Claire Hoffmann
Photographies : © Ori Parizel, Sarah Robine

http://www.deezer.com/artist/157433
http://www.last.fm/fr/music/Jann+Hale...
https://itunes.apple.com/fr/artist/ja...
http://www.fnacjukebox.com/fr/artist/...
https://play.spotify.com/artist/6yaaM...
https://noistr.com/searchs/search?q=J...
http://jannhalexander.bandcamp.com/

http://jannhalexander.blogspot.fr/
http://www.lalouline-editions.com/
Nouveau spectacle : AFFIDAVIT – 7 novembre 2015 au Théâtre du Gouvernail [Paris]
Production : Trilogie Halexander

 

 

 

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Sur Mc Coco...merci...

Sur Mc Coco...

 

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JANN HALEXANDER et MC COCO sur scène le 7 février 2015-Espace Scribe Harmattan -® 2015 JP DAVID

 

Elle c'est moi ou moi c'est elle d'une certaine façon. Je n'ai pas envie d'écrire des centaines de lignes là-dessus. Dire simplement que je suis heureux de travailler avec elle sur deux chansons. Mc Coco m'a permis de m'évader du milieu un peu...difficile de la chanson française, de ses courants, de ses clans, de ses chapelles, de ses programmateurs qui ne répondent pas, de ses rares chroniqueurs enfermés dans le scepticisme etc. Un nouveau public est venu et il se mélange avec joie aux fidèles. Le 7 février dernier à l'Espace Scribe l'Harmattan fut un très beau souvenir...je me suis senti revivre artistiquement. D'aucuns diront que je suis très prolixe, presque comme un reproche. Mais un artiste qui ne créé pas, à quoi bon ? Ce serait un peu comme un boulanger qui proposerait du pain tous les 4 ans.

Novembre 2014. C'est sur un coup de tête que j'ai contacté la rappeuse, que j'avais croisée en 2012 lors d'une soirée associative aux Folies Bergères. Elle avait fait son show le temps d'une chanson. Nous avons fait connaissance, on s'est dit qu'on travaillerait ensemble mais sans trop y croire. Une annulation de date et l'intuition m'ont mené à lui écrire, lui proposer qu'on essaye de bosser ensemble. Sur le titre 'Déracinés'. Une nouvelle version est née : 'Déracinés quand même'. Puis tout est allé assez vite. Quelques radios, des télés, un concert...nous avons tant en commun, elle et moi, que je ne prendrais pas la peine de dire quoi précisément. Il y a ces clips, enfin...les tournages furent passionnants, épuisants mais passionnants. Il y avait de belles ondes. Et il y aura, elle et moi, elle toute seule, moi tout seul, d'autres chemins, d'autres concerts, d'autres collaborations...

 

Mc Coco ...merci...

 

CLIP -MC COCO FeaT JANN HALEXANDER – ''PARS ET GOGO'' [2015]

 

MC COCO FeaT JANN HALEXANDER – ''DÉRACINÉS QUAND MÊME...'' LE CLIP [2015]

Jann Halexander

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Merci

Vie d'artiste-vie si belle- vie étrange- vie brouillon- sur fil du rasoir - vie intense... Merci pour tant d'émotions à la dernière du 7 février...merci à vous-de vous-fidélité et salle pleine amis/fans d'un jour/ de toujours/curieux/collègues...à si vite pour d'autres dates ici et là... J.H

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Jann Halexander, invité de TELESUD, émission 'Chez Tantine'

Jann Halexander évoque son parcours, ses débuts à Angers, le rapport au public, à la scène,  évoque ses goûts musicaux éclectiques (Anne Sylvestre, Diana Ross) à l'émission 'Chez Tantine' sur la chaîne TELESUD, le 20 janvier 2015...

Label TH

Tantine du 200115 Jann Halexander , chanteur

 

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JANN HALEXANDER et MC COCO invités du JJDA [IDF1] 6/01/2015

JANN HALEXANDER et MC COCO invités du JJDA [IDF1] 6/01/2015

Le chanteur Jann Halexander et la rappeuse MC COCO étaient les invités de Jacky dans le JJDA sur IDF1 le mardi 6 janvier 2015.

JANN HALEXANDER et MC COCO invités du JJDA [IDF1] 6/01/2015

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3 questions à Anne-Cécile Makosso-Akendengué sur son recueil 'Paysages intérieurs'

     

Anne-Cécile Makosso-Akendengué, auteure de 'Paysages Intérieurs' cliché n°2 JAnne-Cécile Makosso-Akendengué, auteure de 'Paysages Intérieurs' cliché n°1 J Anne-Cécile Makosso-Akendengué, auteure de 'Paysages Intérieurs' cliché n°3 JPaysages intérieurs - couverture

 

Après un roman décalé ('Mathilde et son pianiste', édition les 2 encres, 2007), un récit de souvenirs émouvants ('Ceci n'est pas l'Afrique', éditions L'Harmattan, 2010, au succès réel sur le long terme), Anne-Cécile Makosso-Akendengué revient avec un recueil de 15 nouvelles, aux éditions Edilivre, 'Paysages intérieurs'. Il est question de la confrontation réalité/imagination, de la place du souvenir pour affronter, surmonter certaines situations. C'est la force du paysage intérieur, celui qui rappelle l'importance, la nécessité, de rêver dans la réalité du quotidien. Entretien bref avec une femme à l'écriture rare. 

. Anne-Cécile Makosso-Akendengué, merci de nous accorder cette interview, après le format roman de Mathilde et son pianiste, le format récit du vécu avec Ceci n'est pas l'Afrique,  vous êtes passée au format nouvelles, pourquoi ce changement ?

 J’ai envie d’essayer divers genres, et par ailleurs je suis portée sur les formes courtes. La nouvelle est donc un genre qui m’attire. Il faut aimer raconter des histoires pour écrire des nouvelles, et c’est mon cas. J’ai plaisir à inventer, à imaginer.

 

 . On comprend que les paysages intérieurs, c'est la gamme des sentiments qui nous animent, qui nous déchirent, qui nous traversent, est-ce qu'il y a de l'autobiographique dans ces nouvelles ? 

Forcément, il y a de moi ! Mais mélangé à de la fiction, à des décors imaginés, et des dialogues qui n’ont jamais eu lieu, même si cela peut avoir sa source dans ma vie. Je peux aussi utiliser parfois ce que l’on me raconte, en y rajoutant ou enlevant certains éléments. Bien sûr l’imagination n’est pas complètement détachée du réel, et plus précisément de soi. Des sentiments, des colères ou des plaisirs. Oui il y a de moi dans ces nouvelles, mais quel moi ? Celui que je rêve ou celui que je suis ? La frontière est mince, et reste souvent imperceptible, au moins aux yeux des autres...

 

. Vos publications sont régulières et espacées dans le temps, sur quoi travaillez-vous actuellement ? 

Rien à voir avec ce que j’ai déjà fait : je travaille à des mots croisés ! J’aime passer « de l’autre côté de la barrière », donc la cruciverbiste se transforme en verbicruciste ! En fait j’ai un projet de roman. C’est vrai je travaille lentement (car je considère l’écriture comme un travail), donc ce prochain roman ne verra pas le jour avant 2 ans au minimum. Et je laisse le suspens. Le thème sera-t-il musical comme dans ma première parution, ou concernera-t-il l’Afrique, comme dans la deuxième ? Les deux peut-être !

 

 . Merci!

 

Broché: 134 pages - Editeur : Edilivre (5 septembre 2014)

Points de vente : 

- Fnac.com [http://livre.fnac.com/a7708642/Anne-Cecile-Makosso-Akendengue-Paysages-interieurs]

- Amazon.fr

 et aussi ...

http://www.decitre.fr/livres/paysages-interieurs-9782332775993.html?v=2

  http://www.gibertjoseph.com/paysages-interieurs-6140723.html 

 http://www.cultura.com/paysages-interieurs-9782332775993.html

 

JANN HALEXANDER FEAT MC COCO : Déracinés quand même [sortie 17 décembre 2014]

Cover 'Déracinés quand même' Jann Halexander Feat MC COCO

 

Jann Halexander Feat MC COCO : Déracinés quand même...

DÉRACINÉS QUAND MÊME 

Texte

Mc Coco – Jann Halexander

Musique 

Jann Halexander


pour m'en sortir, je suis partie, j ai quitté mon pays
le coeur meurtri, les larmes aux yeux, j ai faussé compagnie
à ma famille, a mes amis, mes origines aussi
à ma culture, mes traditions et mes études aussi
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ,
pour m en sortir, je suis partie, j ai quitté mon pays
le coeur meurtri, les larmes aux yeux, j ai faussé compagnie
à ma famille , à mes amis, mes origines aussi
à ma culture, mes traditions et mes études aussi
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ
comme c'était triste, ce fameux jour de départ
ce fameux jour de départ,

Dans l'espace on est toujours...déracinés...déracinés...

Entre deux guerres noyées d'étoiles, de rêves brisés...de rêves brisés...

Moi qui cherche un brin d'espoir, à être aimé...à être aimé...

Toi qui vois...ou ne vois pas...la vérité...la vérité...


oui je suis déracinée
pleines de richesses remportées
à cause de cet exil forcé , j' ai dû me surpasser
l'horizon  éclate, l amour se libère
adieu les contraintes de ces cultures amères
je veux vivre et ressentir
toutes ses sensations humaines
que ce monde peut nous offrir
pour oublier toutes mes peines
la vie n est pas facile
j' essaye seulement de m'en sortir
malgré les vices
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis fière de moi même
et je resterai un emblème
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis fière de moi même
et je me resterai fidèle

Mi-homme, mi-femme, je suis toujours...déraciné(e)...déraciné(e)

Quand je te vois, je sens ton souffle...réanimer...réanimer...

Mes peurs violentes...les mains qui tremblent...désespérées, désespérées

Toi qui sens...ou ne sens pas...la vérité...ma vérité...

partie par là, venant de là, fuyant par ci par là
laissant ci, lâchant ça, j ai tout laissé là-bas
quittant de là,  je me souviens quand même
de là où je viens
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis restée moi même

mais déracinée quand même

partie par là, venant de là, fuyant par ci par là
laissant ci, lâchant ça, j ai tout laissé là-bas
quittant de là,  je me souviens quand même
de là où je viens
je suis restée moi même
mais déracinée quand même

je suis fière de moi même
et je resterai un emblème
je suis restée moi même
mais déracinée quand même
je suis fière de moi même
et je me resterai fidèle

je suis restée moi même

et je resterai un emblème

Comme c'était triste...

Jann Halexander : Amours [sortie 17 décembre 2014]

Jann Halexander-cd-amours-Cover

Jann Halexander : Amours

Amours

 

Tu me dis " tu es beau"

Je le prends comme un "je t'aime"

Tu me dis " tu es chaud"

Et je me laisse faire

Tu me dis "touche moi"

Et mes bras deviennent ton drap,

Egoïste, je suis, l'égoïsme me perdra!

 

Et j'implore ton pardon,

A coups de caresses, de chansons,

Et je crains que tu abrèges

Que tu oublies notre relation

 

Que tu dises "oublies-moi"

Et mes larmes deviennent mon drap,

Amoureux, je suis Fou, et l'amour me perdra!

Tu te saoûles, tu es triste,

Nous voilà comme des enfants,

Que l'amour est pénible,

Cette valse des sentiments,

 

Et j'implore ton pardon,

A coups de caresses, de chansons,

Et je crains que tu abrèges

Que tu oublies notre relation

 

A nous deux l'avenir,

Sur les draps de nos vies,

Parfois c'est à vomir,

Mais je m'accroche au navire !

Ton regard est fuyant

comme la honte d'un enfant

qui ne peut assumer

le chaos des sentiments

 

Et j'implore ton pardon,

A coups de caresses, de chansons,

Et je crains que tu abrèges

Que tu oublies notre relation

 

Le soleil illumine

les rues de Maggelburg

et je traîne, ahuri,

il y a quelque chose de lourd

ton moral qui me mine

qui me joue un drôle de tour

comme un diable qui rit

mais que devient notre amour ?

 

Et j'implore ton pardon,

A coups de caresses, de chansons,

Et je crains que tu abrèges

Que tu oublies notre relation

 

 

Texte et musique : Jann Halexander

Lalouline Editions

2014

 

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Concert/Dégustations Jann Halexander au Magique 10 décembre 2014

Affiche 10 décembre-page-001

 

"A TABLE " Jann Halexander en public au centre culturel de Caen

 

Jann Halexander chante 'Le Sexe Triste'

Il est minuit Docteur Schweitzer - Jann Halexander 

 

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Info culture/Chanson : concert 'Un bon chanteur est un chanteur est un chanteur mort' 22 novembre / L'Endroit [Mareuil-sur-Arnon

JANN-18 - Copie

 

 

 

Info culture/Chanson : concert 'Un bon chanteur est un chanteur est un chanteur mort' 22 novembre / L'Endroit [Mareuil-sur-Arnon/18]
Le pirate de la chanson française’ Ouest France
Samedi 22 novembre 
21h30
JANN HALEXANDER
UN BON CHANTEUR EST UN CHANTEUR MORT’

          L'Endroit, 

1 Place du Marché 18290 Mareuil-sur-Arnon 02 48 25 47 95
Formule repas-concert ou concert seul
Réservations fortement conseillées
http://www.lendroit.info
http://jannhalexander.blogspot.fr

Contact médias
Label TH
ama2_ama9@hotmail.com 
Photographies : Yline-Photographe


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8 Novembre 2014 : Concert Jann Halexander 'Un bon chanteur est un chanteur mort' à Langeac‏

Jann Halexander - Loch Ness (septembre 2014)

‘Le pirate de la chanson française’ Ouest France
 
Samedi 8 novembre 
20h30
 
JANN HALEXANDER
‘UN BON CHANTEUR EST UN CHANTEUR MORT’
 
Entrée libre – 
au Chapeau
 

En mars 2013, le chanteur Jann Halexander fêtait ses dix ans de carrière dans un théâtre parisien avant de se produire en province. Jann Halexander, c’est un mélange d’humour et d’émotion, de mélancolie et de passion, des titres cultes : A table, Aucune Importance, Déclaration d’amour à un Vampire, Il est minuit Docteur Schweitzer. Il est question d’amour, de fraternité, des gens, de la Vie.

 
Café-Librairie Grenouille
2, place de la Halle
43300 LANGEAC 
09 53 21 17 02
grenouillecafe@gmail.com
http://www.cafe-grenouille.org/
http://jannhalexander.blogspot.fr/
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Label TH
christiandemontagu@hotmail.fr

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Info Théâtre 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain' - Tournée Halloween 30/31 octobre/1er novembre en France‏

VISUEL

 

Info Théâtre

'Confessions d'un Vampire Sud-Africain'

[Tournée Halloween]

De et avec Jann Halexander 

Jeudi 30 octobre - 20h30 - Centre LGBT, 63 rue Beaubourg 75003 Paris

Entrée 6 euros / réservations au 01 43 57 21 47

Vendredi 31 octobre -21h00- Au Magique, 42 rue de Gergovie 75014 Paris

Entrée 8(billetreduc)/10 euros/ réservations au 06 80 15 05 24

Samedi 1er novembre - 21h00- L'Entre Deux, 90 rue Lionnaise 49100 Angers

Entrée 6(billetreduc)/8 euros/ réservations au 06 80 15 05 24

 

***

 Il ressemble à un homme, il parle comme un homme, il chante comme un homme, il est sensuel comme un homme, il rit comme un homme…mais ce n´est pas un homme…

 2014. Pretorius Malan, 106 ans, vampire sud-africain, métis et bisexuel raconte sa vie à un groupe d'étudiants français. 

Solitaire, aigri, obsédé, dur, il parle de sa vie, de sa liaison passionnelle avec Dracula, de ses victimes et de la société sud-africaine de 1908 à 2014...

Confessions d'un Vampire Sud-Africain est un monologue écrit par le chanteur pianiste et réalisateur Jann Halexander (A Table, Il est minuit Docteur Schweitzer) qui interprète la vampire Pretorius Malan. 
Il a incarné avant Antoine Blanchard dans le film J'Aimerais J'Aimerais.
La pièce a été présentée une cinquantaine de fois au Musée des Vampires, en région parisienne, à Paris, à Angers, à Bruxelles, à Cologne depuis 2008.

 Interdit  aux  – 18 ans

 http://jannhalexander.blogspot.fr

 © Label T.H

 © Editions Lalouline

 Contact médias :  christiandemontagu@hotmail.fr

 Pour le label TH

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Parutions discographiques Jann Halexander -2014

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Parutions discographiques de Jann Halexander en 2014. Disponibles sur Ebay.com, priceminister.com, vivastreet.fr, aucland.fr, leboncoin.fr, cd lp, ainsi que les plates-formes de téléchargement légales (I-Tunes, Spotify etc)...
© Label TH

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Que s'est-il passé le 3 août 2008 dans le nord de la France ? A Hautmont ?

Que s'est-il passé le 3 août 2008 dans le nord de la France ?

Une Nuit à Hautmont (illustration par Jann Halexander)

 Je me souviens. J'étais dans le thalys en provenance de Cologne pour Paris. En fin d'après-midi, le thalys s'est immobilisé à la frontière belge. Nous n'étions plus très loin de la France,  mais le train n'avançait plus. Peu d'informations. Et cette pluie qui tombait, drue. A travers les fenêtres, on ne voyait rien. Une sorte d'angoisse diffuse s'est emparée de moi. Et puis aussi ce constat accablant. Un débordement de la nature, et la marche de l'être humain est entravée. Cette pluie, par sa durée, son intensité, n'avait rien de normal. Et je ne sais pas pourquoi, un bref instant, peut-être 2,3 secondes, je me suis dit que quelque part il devait y avoir, ou il allait y avoir une tornade. En tout cas j'étais préparé à cette éventualité. J'avais souvent lu que cette partie de l'Europe était l'une zones les plus touchées par ce phénomène. Ce n'était pas une vue de l'esprit, ou une théorie. 

            Le 3 août 2008, une tornade s'est abattue sur le 59, le département du Nord. Elle sema mort et désolation, notamment à Hautmont. Il y a une tragédie Hautmont. Un coin que jusque là, la plupart des Français ne connaissaient pas, a fait quelques temps la une des journaux télévisés. Il a suffi d'un tourbillon...d'un doigt de Dieu comme on les surnomme aux Etats-Unis.

 

Une nuit à Hautmont - Jann Halexander [2009]

 

TOUT LE MONDE VOUS DIRA NON, d'Hubert Mansion

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TOUT LE MONDE VOUS DIRA NON, d'Hubert Mansion 

Dans le cadre d'une masterclass donnée le 5 novembre 2013 à l'université de Bordeaux, j'ai conseillé cet ouvrage-référence pour les artistes qui veulent s'engager dans ce chemin étrange, inconscient et de toute beauté qu'est le chemin artistique.

 Jann Halexander  

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Soirée 'Chanson j'écris ton nom' 13 septembre 2014, Auguste Théâtre - Paris

Soirée 'Chanson j'écris ton nom' 13 septembre 2014, Auguste Théâtre - Paris

 

affiche-13septweb

 

Soirée Chanson j'écris ton nom [Jean-Pierre Réginal – Clémence Savelli – Pascal Olivese – Pascale Locquin – Jann Halexander] 

 Jean-Pierre Réginal, Clémence Savelli, Jann Halexander, Pascal Olivese, Pascale Locquin : la soirée 'Chanson j'écris ton nom', animée par Bertrand Ferrier, est placée sous le signe du bel éclectisme avec des ACNI – des Artistes Chantant Non-Identifiés. De la légereté à l'intensité, de l'humour à l'amour, passion des mots, passion des notes. Oui, la Chanson est vivante, plus que jamais. Venez nombreux, nombreuses.

 Label TH/ Editions Lalouline 

Soirée 'Chanson j'écris ton nom'

13 septembre 2014

20H00

L'AUGUSTE THEATRE

6 Impasse Lamier

75011 PARIS

Métro Ligne 2 Station Philippe Auguste

Bus : Lignes 61, 69, noctilien N16, N34, arrêt Roquette-Père Lachaise

Réservations : augustetheatre@gmail.com / 01.48.78.06.68

Tarifs : 15 euros (tarif plein) 12 euros (tarif http://www.billetreduc.com) – tarif Tranches de Scène 12 euros

contact médias : christiandemontagu@hotmail.fr

Site officiel : http://francophonia.canalblog.com/

Emoi de lecture : la bande dessinée 'Déracinés'

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...Si j'ai évoqué brièvement la bande dessinée 'Déracinés' parue en janvier 2014, je regrette de ne pas être allé plus loin dans les détails. Voilà pourquoi je me dis qu'il n'est pas trop tard pour me rattraper. Cette bande dessinée est importante pour moi à plusieurs titres. 

Je n'ai pas oublié le contexte dans lequel j'ai lu 'Déracinés'. C'était un lundi soir, en avril, il faisait bon, j'étais à Créteil, ligne 8, je devais me rendre à Madeleine, autant dire le bout du monde. J'ai été tellement embarqué dans l'histoire que j'ai failli rater la correspondance. A la lecture du destin de Yël Chagall (quel nom, impossible à oublier!), cet être intersexe, timide, accroché(e) à son secret, et de sa confrontation avec Gahalan, le personnage noir, j'ai retrouvé les émois que j'éprouvais à la découverte mouvementée de mon adolescence, de la puberté et de ses désirs qui prennent des allures de tragédie. C'est dire comment il est difficile de ressortir indemne de ce type de lecture. 

Faut-il la mettre entre toutes les mains : assurément, oui. Il est question d'amour, de respect, de tolérance, mais aussi de transcendances. Certes il s'agit du destin de Yël et de Gahalan, mais c'est celui de l'humanité toute entière qui doit se construire sa place dans l'espace infini. C'est un space opera à des années lumières de Star Wars. Les visuels ont quelque chose d'obsédant. Ayant appris qu'il s'agit du premier tome d'une série, vous vous doutez bien que j'attends les prochains épisodes avec impatience, un comble pour moi, qui ne suis pas vraiment un lecteur de bande dessinée endurci - en dehors de Tintin, Mafalda...

A lire : Déracinés, Gildas Jaffrennou, Gelweo (YIL Editions) - http://www.yil-edition.com/catalogue/

 

Jann Halexander

Jann Halexander : Récital Estival !...[concert imprévu - Chanson] 4 Juillet / Paris

Affiche Récital Estival numéro 2

 

Pour fêter l'arrivée de l'été, le chanteur pianiste Jann Halexander ('A Table', 'Il est minuit Docteur Schweitzer', 'Un bon chanteur est un chanteur mort') donne un concert 'imprévu' le vendredi 4 juillet au cabaret Le Magique. C'est dans ce cabaret (connu jusqu'en Nouvelle-Zélande) que l'artiste a fait ses débuts parisiens. Si depuis, cet artiste, franc-tireur de la chanson a chanté en d'autres lieux, à Paris et ailleurs, donné près de 150 représentations, c'est toujours avec grand plaisir, fidélité qu'il revient de temps à autre chanter au Magique, seul au piano. Humour, émotion, mélancolie, complicité avec les gens, chansons 'connues', moins 'connues', les siennes, celles des autres, bref, tout un programme pour un Récital Estival. Venez nombreux, nombreuses...

AU MAGIQUE

42 RUE DE GERGOVIE

75014 PARIS

http://aumagique.com

métro Pernety Ligne 13

Réservations : 0145422610 - havet@aumagique.com

[Possibilité de dîner sur réservation]

Tarifs : 10 euros (tarif plein) 8 euros (tarif Billetreduc.com) 5 euros (RSA/Tranches de Scène)

http://jannhalexander.blogspot.fr

 

© Production Label TH – Editions Lalouline

Contact médias : Jeff Bonnenfant 0680150524

Le concert sera suivi d'une rencontre avec l'artiste

 

'Le pirate de la chanson française' Ouest France

'Un passeur d'émotions' Nos Enchanteurs

 

© Cliché Marilyn Delgutte

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Confessions d'un vampire sud-africain (théâtre-Auvergne ) - Jann Halexander 12/06/2014

 

 

AFFICHE CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN

 

12 juin 2014 - 20h

 2014. Pretorius Malan, 106 ans, vampire sud-africain, métis et bisexuel raconte sa vie à un groupe d'étudiants français. Solitaire, aigri, obsédé, dur, il parle de sa vie, de sa liaison passionnelle avec Dracula, de ses victimes et de la société sud-africaine de 1908 à 2014...

‘Confessions d'un Vampire Sud-Africain’ est un monologue écrit par le chanteur pianiste et réalisateur Jann Halexander (A Table, Il est minuit Docteur Schweitzer) qui interprète la vampire Pretorius Malan. 
Il a incarné avant Antoine Blanchard dans le film J'Aimerais J'Aimerais.
La pièce a été présentée une cinquantaine de fois au Musée des Vampires, en région parisienne, à Paris, à Angers, à Bruxelles, à Cologne depuis 2008. 

Participation : au Chapeau

A Savoir
Pièce interdite aux moins de 18 ans.

Café Lecture « La Clef »
La Pardige, 53 rue de la Pardige, 43100 Brioude
cafelecturebrioude@gmail.com 04 71 74 97 81

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ALBUM DE JANN HALEXANDER 'UN BON CHANTEUR EST UN CHANTEUR MORT' SUR DEEZER - SPOTIFY

ALBUM DE 

JANN HALEXANDER

'UN BON CHANTEUR EST UN CHANTEUR MORT'

SUR

DEEZER : http://www.deezer.com/album/7295593

SPOTIFY : https://play.spotify.com/album/016FNVeunHIvaKlQeM33wn

LABEL TH - EDITIONS LALOULINE

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Collectionner oeuvres autour de l'artiste Jann Halexander

Suite à quelques demandes...objets divers Jann Halexander

 

  • Cahier d'écriture personnel 'Un bon chanteur est un chanteur mort'. De 2012 à 2013, Jann Halexander a collecté de la matière pour préparer son album 'Un bon chanteur est un chanteur mort', sorti le 15 janvier 2014. Contient des textes originaux, des inédits, des croquis, illustrations etc.(un seul exemplaire, évidemment). Dédicacé. 10 euros*

  • Affiche A4 – la dernière d'un tirage limité, consacrée au spectacle 'Un bon chanteur est un chanteur mort', avec au verso paroles d'une chanson. Dédicacée. 5 euros*

  • Cadre Jann Halexander. 10 euros*

  • Calendrier 2014 Jann Halexander, dédicacé. 5 euros*

 

Label TH – Editions Lalouline

Contact : ama2_ama9@hotmail.com

*Frais de port compris

Affiche A4 dédicacée

Cadre dédicacé

Cahier d'écriture 'Un bon chanteur est un chanteur mort'

Calendrier dédicacé

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Voyager pour chanter...Prailles, 29 mars 2014 (Deux-Sèvres)

Voyager pour chanter...chanter pour voyager...merci à Michel et Cathy Tricoche, de l'Etable des Chaumes, à Prailles, dans les Deux-Sèvres (79), ainsi qu'au public pour le très bel accueil...un beau de mois de mars s'achève, riche de représentations ici et là devant un public varié, parfois fidèle, parfois nouveau, toujours curieux...(mention spéciale à ceux et celles venu(e)s me voir de Suisse et d'Allemagne sur Paris, cela m'a touché...)

Jann Halexander

 

Profil

Ensemble

Face

Jann Halexander chante '10 ans plus tard' (c) Cathy Tricoche, 29 mars 2014, Prailles

Jann Halexander chante 'L'Amant de Maman', 29 mars 2014, Prailles, (c) Cathy Tricoche

(clichés par Cathy Tricoche)

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JANN HALEXANDER Lectures musicales 'Comme dans une chanson d'Anne Sylvestre' jeudi 15 mai 2014 - au Magique - Paris

 

Affiche Lectures Musicales

JANN HALEXANDER

 

Lectures musicales

 

'Comme dans une chanson d'Anne Sylvestre'

 

 

 

''Les Russes ne connaissent pas la chanteuse française Anne Sylvestre. Et ben ça tombe bien : moi non plus je ne la connaissais pas. Jusqu'à l'âge de 23 ans.''

 

 

 

Avec humour et poésie, le chanteur Jann Halexander évoque sa rencontre avec la chanteuse Anne Sylvestre à travers son œuvre, et évoque en parallèle son chemin de vie. L'artiste lira des passages de son dernier roman,' Comme dans une chanson d'Anne Sylvestre' et chantera des titres du répertoire de la chanteuse et de son répertoire personnel.

 

 

 

JANN HALEXANDER

 

JEUDI 15 MAI 2014

 

AU MAGIQUE

 

21 HEURES

 

42 rue de Gergovie 75014 Paris

 

Métro Pernety ligne 13

 

Entrée tarif plein : 12 euros

 

Entrée tarif billetreduc : 10 euros

 

http://www.billetreduc.com

 

 

 

 

 

© Production Label T.H – http://jannhalexander.blogspot.fr

Jann Halexander par A

Jann Halexander par Jeff Bonnenfant

Jann Halexander, cliché noir et blanc par A

Lectures au Magique (cliché Agnès Renaut)

 

 

 

 

 

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Jann Halexander en concert, Prailles (79) 28mars 2014

Après le retour sur la scène parisienne, le 21 et 22 mars, le chanteur Jann Halexander continue son chemin en se produisant à Prailles, à l'Etable des Chaumes le 28 mars, près de Niort, avant de se produire en Auvergne, dans le nord de la France, à Bordeaux et à Bruxelles à partir de juin 2014.
Label TH
Toutes les informations ci-dessous :
http://niort.onvasortir.com/cabaret-gourmand-jann-halexander-198311.html
http://www.tchimiole.fr/etabledeschaumes/

triptyque-6-2 PAR MARDELLE, Bruxelles

Jann Halexander par Jeff Bonnenfant

Jann Halexander, Le Mans

OUEST FRANCE 2010

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Merci

Ombre

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JANN HALEXANDER EN CONCERT 21 ET 22 MARS 2014 - TREMPLIN THEATRE, PARIS, SPECTACLE 'UN BON CHANTEUR EST UN CHANTEUR MORT'

AFFICHE JANN HALEXANDER TREMPLIN THEATRE

 

En mars 2013, le chanteur Jann Halexander fêtait ses dix ans de carrière dans un théâtre parisien, avant de se produire en province. L'univers de Jann Halexander, c'est un mélange d'humour et d'émotion, de mélancolie et de passion, des titres cultes : A Table, Aucune Importance, Déclaration d'amour à un Vampire, Il est minuit Docteur Schweitzer. Il est question d'amour, de fraternité, des gens, de la Vie. A l'occasion de la sortie de son nouvel album, Un bon chanteur est un chanteur mort, l'artiste se produira avec ses choristes et sa guitariste pour deux dates, au Tremplin Théâtre, Paris.

 

CONCERT 21H - UN BON CHANTEUR EST UN CHANTEUR MORT-21 ET 22 MARS 2014.

TREMPLIN THEATRE

39 rue des trois frères 75018 Paris (métro Abbesses Ligne 12)

Tarif plein 17 euros / Tarif réduit 12 euros*/Tarif BilletReduc.com 12 euros

Réservations: 01.42.54.91.00/tremplintheatre.fr

Choeurs : Duo Chokola, Guitare : Barbara Felettig

Production : Label T.H/Editions Lalouline

Contact médias : christiandemontagu@hotmail.fr

Dates en province et à l'étranger sur http://www.jannhalexander.blogspot.fr

Liens vidéos :

clip 'Un bon chanteur est un chanteur mort' http://www.youtube.com/watch?v=StRF87quX4U

Auguste Théâtre, Paris, les 10 ans de carrière, 22 mars 2013, extrait :

http://www.youtube.com/watch?v=RO2HbC_Wb_w

* chômeurs, étudiants, bénéficiaires du R.S.A

 

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Nouvel album de Jann Halexander 

'Un bon chanteur est un chanteur mort'

[chanson-variété]

Sortie le 15 janvier 2014

Production © Trilogie Halexander / Lalouline Editions

Points de vente : concerts, priceminister.com, leboncoin.fr, cd-lp.com, ebay.fr, plates-formes de téléchargement légales (Vpc- écrire à christiandemontagu@hotmail.fr)

http://www.jannhalexander.blogspot.fr

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jann_Halexander

 

Contact médias : christiandemontagu@hotmail.fr

Label T.H/Editions Lalouline

 

 

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Interview avec Jann Halexander, au sujet de l'album 'Un Bon Chanteur est un Chanteur mort'

 

 

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INTERVIEW PARUE SUR http://diaphane49.skyrock.com/3203241449-Interview-avec-le-chanteur-Jann-Halexander-sur-l-album-Un-Bon-Chanteur.html

J'aime les chansons de Jann Halexander, et je suis très content qu'il ait accepté une interview par skype, à l'occasion de son nouvel album (que j'ai écouté en avant-première), 'Un Bon Chanteur est un Chanteur Mort' et des dates qui vont suivre, à Paris et en province. Bonne lecture.

Bonjour, Jann Halexander, merci d'accepter cette interview : fier du nouvel album ?

J'ai hâte que les gens le découvrent. Ils aimeront ou pas, mais l'album est là, je m'y suis investi pleinement, comme les albums précédents...voire peut-être avec plus de...je sais pas comment dire...

D''énergie du désespoir ?

Peut-être. Oui. C'est une sorte de cri du cœur.

Les arrangements sont plus fouillés, plus grand public mais il y a aussi moins d'humour.

L'album s'est construit comme ça.

Moins de chansons aussi.

Oui. 13 chansons. C'est une façon de condenser. Avant j'avais tendance à proposer une vingtaine de chansons à chaque disque. Je ne le regrette pas mais c'est vrai que ça fait beaucoup. Et puis 13 c'est un peu mon chiffre porte-bonheur. Et je ne dis pas ça parce que je suis né un 13.

Et il va y avoir les concerts.

Oui. C'est même là que tout se joue. 

A ce point ?

Disons que...quand on a connu des salles pleines, même de dimension moyenne, c'est très agréable et on a envie de recommencer. C'est comme si j'étais à ma juste place. Ce n'est pas simplement le fait de briller. C'est aussi le bonheur, non, la jouissance plutôt d'avoir ce sentiment de ne pas m'être trompé de voie. C'est une vie tellement particulière, âpre, violente, pour tout un tas de raisons alors quand je suis sur scène et que les gens sont heureux, s'évadent de leur quotidien, je me dis que je ne suis pas trompé de vie. Là, oui la vie a un sens. C'est difficile à faire comprendre ça, à communiquer là-dessus, à partager. 

Surtout qu'il y a une grande évolution sur scène depuis les débuts, on dirait...

Mes débuts étaient catastrophiques mais je n'aimais pas ça, la scène. Je voulais être comme Gérard Manset ou Françoise Hardy, juste faire des disques et basta. Mais ce n'était pas envisageable pour tout un tas de raisons sur lesquelles je me suis déjà pas mal exprimées. Donc oui au début c'était laborieux. Et puis le temps passe, on construit son public, on agrandit son public. On construit une relation. Et c'est une belle relation. Alors on s'épanouit. Ce n'est jamais acquis, c'est souvent je t'aime moi non plus, faut avoir du panache, de l'agressivité, de la violence, c'est Gilbert Bécaud qui disait que sur scène, d'une certaine façon, on fait l'amour à son public. Après je ressens les choses ainsi, c'est très personnel. 

Vous êtes un peu plus établi dans le paysage aussi maintenant.

Peut-être. Je ne sais pas. 

En tout cas il y a un public fidèle.

Comme je disais, rien n'est acquis mais très récemment, pour des soucis de santé, j'ai dû annuler à contre-coeur deux représentations (ndlr le monologue théâtral 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain') au Magique. Et Jeff (ndlr Jeff Bonnenfant, attaché de presse) a mis en ligne l'information sur facebook, twitter, le site officiel. J'ai reçu beaucoup de mails, de coup de fils, de messages de soutien. J'étais ému. 

A chaque anniversaire aussi, je suppose qu'on vous fait le coup ?

D'envoyer des sms, des mails ? Oui. Et des cadeaux aussi. (rires). C'est assez rigolo. Et touchant.

Peut-on dire que vous avez une place à part dans le show-biz?

Dans ce cas je ne suis pas le seul.

Mais vous faîtes bien partie du show-biz ?

Je ne sais pas. C'est vaste le show-biz. En fait, en français ça signifie industrie du divertissement, j'en fais partie, oui. Je propose des chansons, des tours de chant aux gens, au sens strict oui. Mais maintenant...j'ai un souvenir assez étrange, il y a 4 ans, j'ai été invité à un défilé de John Galliano, par l'intermédiaire d'un ami travaillant dans la mode et qui voulait me faire découvrir ce monde-là, que je ne connaissais pas. Dans le public, il y avait les journalistes, les photographes, c'était à côté du Ritz, il y avait le chanteur Kanye West, je me souviens d'ailleurs que j'étais étonné car je l'ai croisé dans les escaliers menant au sous-sol où il y avait un buffet, il est plus petit que moi, je ne sais pas pourquoi, je l'imaginais plus grand. Enfin surtout ce qui était étrange, c'est le côté...je ne dirais pas superficiel, car c'est un peu cliché de dire ça...mais c'est le comportement des gens à l'extérieur, qui n'étaient pas invités, il y avait pleins d'adolescents avec leurs portables qui étaient agglutinés contre les barrières de sécurité et voulaient à tout prix avoir la possibilité de voir, photographier avec leur portable ne serait-ce qu'un millimètre des stars qui étaient officiellement annoncées ce soir-là. Et de l'autre côté, dans la salle en question, il y avait beaucoup de gens qui se donnaient des grands airs...voilà...(soupir)...c'était étrange. Le show-biz c'est ça aussi. C'est donc très vaste et là je m'étais retrouvé à cette soirée de façon exceptionnelle mais ce n'est pas mon univers.

Votre univers c'est la chanson française ?

Et encore...en fait j'aime bien aller d'un lieu à l'autre, d'une ambiance à l'autre, voir, découvrir...c'est un peu facile de le dire, mais bon les chapelles ce n'est pas pour moi. Et puis on m'a souvent fait sentir dans certains milieux que je n'avais rien à y faire. J'ai pris acte. Mais bon, oui, je chante en français, je fais un mélange de chanson et variété française...

Même pop, dans le dernier album...

Oui...la liberté d'aller là où j'ai envie, cette liberté je la prends. Tant que je peux le faire, et bien je le fais. 

On dit parfois que l'artiste en étant maître de ses choix, est libre de se tromper...

Dans le cas du créateur, disons que j'ai le mot final, oui. J'y tiens.

Mais Un Bon Chanteur est un Chanteur Mort, c'est une boutade, non ?

Oui...et non...j'ai écrit les premiers mots de cette chanson peu de temps après la mort d'Allain Leprest. Pendant longtemps la plupart des médias l'ignoraient. Quand il nous a quitté, certaines revues qui ne parlaient jamais de son œuvre, lui ont consacré des lignes. C'est classique, mais un peu dommage. Voire révoltant. Les gens, il faut les aimer de leur vivant. Les notices funéraires, ce n'est pas le plus important. J'ai eu aussi à l'esprit un court bouquin original, écrit par le chanteur Dominique A, qui s'appelle 'Un bon chanteur mort'.

Mais dans Postérité, vous citez le nom de chanteurs peu connus, à qui la mort n'a pas donné d'aura particulière.

Oui. C'est un sujet complexe. Disons que en tant que chanteur, je m'inscrit dans un courant, dans une continuité. J'ai peut-être innové sur certains sujets, mais sur d'autres, je ne fais que prolonger une sorte de fil artistique. Et puis après moi il y en aura d'autres. C'st un cycle sans fin apparente, c'est beau et c'est aussi angoissant. Beaucoup passent à la trappe. En tant que chanteur, sur le titre Postérité, citer d'autres artistes c'est une façon de dire : vous étiez là, on ne vous oublie pas. 

Et est-ce que vous pensez que c'est plus dur la vie d'artiste pour les chanteurs de chanson actuellement que par le passé ?

Non. Vraiment, non. Les difficultés sont différentes mais non. 

Vous échangez là-dessus avec vos collègues ?

Je n'ai pas 36.000 collègues. Et entre nous, on ne parle pas forcément de chanson. Quand je prends un pot avec Clémence Savelli, ou Nicolas Duclos, des amis proches, on aborde tout un tas de sujet, pas particulièrement la chanson, le devenir de la chanson. 

Vous êtes sur wikipédia, vous êtes référencé dans des ouvrages sur la chanson, le cinéma, vous avez même été chantés par d'autres chanteurs, quel regard posez-vous là-dessus ?

C'est beau. C'est bien. Mais je le redis vraiment, l'essentiel pour moi c'est la scène, à tous les niveaux. Même si j'aime écrire, enregistrer des chansons, faire du théâtre, réaliser des films, peindre, poser pour les peintres, les photographes, la scène est loin devant, c'est le moteur principal. 

Et vous dîtes que cet amour de la scène, c'est dur à partager ?

Oui. Mais attention, je constate que c'est dur mais je me fais une raison. Mais c'est sûr que c'est une vie à part pour moi. Je suis forçé d'accepter la solitude. Je n'ai pas le choix. Ou plutôt j'ai choisi cette vie-là.

Est-ce qu'à l'heure actuelle vous trouvez cela injuste de ne pas être plus reconnu, ou connu ?

Dommage, peut-être. Injuste, non, certainement pas. Il y a des choses vraiment injustes qui m'écoeurent, je ne sais pas...quand des enfants sont battus à mort, quand des animaux sont abandonnés le long d'une route ou tués d'un coup de carabine dans le crâne, ça c'est vraiment...affreux, injuste...les paysans qui se suicident parce qu'ils sont au bout du désespoir alors qu'ils nourissent la société, un prof qui est accusé injustement de viol, des criminels en liberté, ça c'est flippant, c'est terrible. Mais le fait que mon 'œuvre' ne soit pas plus connue que ça, non c'est ni juste, ni injuste. C'est un positionnement personnel. Je sais que pour certains, la non-reconnaissance ou le déficit de notoriété c'est très mal vécu. Je ne dis pas que je le vis bien, mais finalement je ne le vis pas mal. J'accepte la situation, sans être résigné, j'accepte et je continue d'avancer, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Rester dans la Vie.

Est-ce qu'il y a des artistes actuels que vous admirez ?

Stromae. J'adore. Vraiment c'est génial, efficace profond. C'est un bol d'air. J'ai apprécié le dernier album de Mylene Farmer. Mais au sens large il y a beaucoup d'artistes que j'apprécie, très différents les uns des autres, je suis assez éclectique. J'ai un peu de mal par contre avec le slam, le rap ou la country. Là je bloque. 

Le rock ?

Moyen. C'est variable. J'aime beaucoup la musique contemporaine. J'ai souvent écouté Henri Dutilleux par exemple. 

Il était natif d'Angers, comme votre maman ?

Ma maman est native de Longué-Jumelles, à quelques kilomètres d'Angers. Ce n'est pas très loin.

Vous avez démarré à Angers avant de continuer sur Paris et à l'étranger, non ?

Oui. C'était la bonne école. Le public angerois est très très dur. Il ne fait pas de cadeaux...du coup après on peut chanter partout ! (rires)

Jann Halexander, merci pour cette interview, merci pour votre talent, vos chansons, que peut-on dire d'autre ?

Et bien, merci à vous, et puis, je voudrais dire merci aux gens qui me suivent depuis pas mal de temps, aux proches. J'ai une pensée particulière pour mon ami. Je tenais à le dire. Et également pour Jeff Bonnenfant et puis Monique Hottier, qui est secrétaire de mon label. On forme une équipe soudée. C'est une force, ça, je le crois sincèrement. 

Merci !

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Info : Annulation dates 8 et 9 janvier 2014 / Jann Halexander, théâtre 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain' [santé]

 

Jann Halexander

 

Pour des raisons de santé (violentes crises d'asthmes/dos bloqué dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 janvier), l'artiste Jann Halexander ne pourra pas assumer les représentations du 8 et du 9 janvier au Magique, à Paris (la pièce 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain'). Rien de grave, mais repos conseillé par le médecin. Pour ceux et celles qui ont déjà acheté leurs places sur le site billetreduc.com, le remboursement sera automatique.

Les prochaines dates de l'artiste : 21/22 mars au Tremplin Théâtre, Paris, 28 mars à l' Etable des Chaumes à Prailles, 12 juin à Brioude, 27 juin à Fretin – d'autres dates en cours de négociation. Nous vous souhaitons une bonne semaine et vous remercions pour votre compréhension.

Jeff Bonnenfant, pour Jann Halexander, 06.80.15.05.24, Label T.H

http://www.jannhalexander.blogspot.fr -

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jann_Halexander

 

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Adieu Madiba...

Nelson-Mandela1

 

...Je suis allé ce matin déposer des fleurs devant l’ambassade d’Afrique du Sud. Une nécessité. Me suis recueilli un bref instant…J'avais à peine 9 ans quand je vis Nelson Mandela pour la première fois, en visite officielle à Libreville. Des milliers de Librevillois attendaient de voir cet être hors du commun, peu de temps après sa libération. Il se rendait en visite dans les nations africaines qui avaient soutenu son combat. Le Gabon fut l'un des premiers pays du continent africain visités. Ma famille et moi attendions de le voir, sous le soleil tapant, dans la chaleur ambiante. Plus tard, devenu adulte, je me suis rendu plusieurs fois en Afrique du Sud, j'ai eu l'occasion de visiter la fameuse île de Robben Island où il avait été emprisonné. Lorsque je suis né en 1982, les unions mixtes étaient encore interdites en Afrique du Sud. Il fallut attendre 1986 pour que l'interdiction saute. Alors naturellement, son parcours, sa mort résonnent de façon particulière en moi. Il faut faire attention au Temps qui passe, ce temps, qui en passant, a tendance à aplanir les choses, les faits, les douleurs. Ne jamais oublier que l'Apartheid était une saloprix. La patience, la détermination, la volonté ne sont pas des vains mots. L'idéal utopique a quelque chose de noble surtout quand il a pour but le respect de l'Autre, la Fraternité : le sarcasme, le cynisme à outrance, l'aigreur, la rancoeur ne résolvent rien. Nelson Mandela nous a rappelé le devoir de vivre ensemble, malgré, avec nos différences, de toutes sortes. Il n'était pas un saint, juste un homme, mais quel Homme...son départ est la fin d'une époque. Plus que jamais l'annonce d'une nouvelle ère des relations incertaines entres les êtres humains...

Jann Halexander

http://jannhalexander.blogspot.fr/

...'Métamorphose' du site Apoplexia2008 devenu désormais http://jannhalexander.blogspot.fr/
Label T.H

 

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Melancholic Animation - Gallerie en ligne - Jann Halexander

Melancholic Animation           

            ...Parce que l'animation...parce que Disney...Parce que ce sont des images, des personnages, des musiques, des univers qui ont construit mon enfance et ont aussi fait en partie l'homme que je suis. Cette série de dessins et de photographies n'est pas une simple moquerie de l'univers Disney ou de l'univers prétendument aseptisé du dessin animé. Plus je vieillis, plus je découvre de nouvelles choses qui résonnent en moi dans les films d'animation, qui me transportent, me questionnent. Ces films ne parlent pas simplement à l'enfant qui est resté en moi et que je n'ai pas souhaité exterminer. Ils vibrent dans l'adulte que je suis, qui vieillit. Récemment j'ai revu, avec ma mère, Rox et Rouky. Nous avons trouvé ce dessin animé très triste. La fin ouverte nous a laissé perplexe. Après avoir revu ce film, j'étais dans un état mélancolique. Un renard et un chien peuvent-ils vraiment être amis ? La fin laisse penser, comprendre, que si les deux animaux font, certes, la paix, ils ne se croiseront plus jamais, chacun vivant dans son monde.  Un sentiment d'amertume, de tristesse s'est emparé de moi. Sommes-nous capable de vivre avec les autres malgré -ou avec- nos différences. Sommes-nous voués à n'être que des dominés ou des dominants, à évoluer dans les miasmes de conflits larvés ? A t-on déjà vu trois petits cochons réellement battre un loup ? Non, pas vraiment, pas encore. Pas plus que les prolétaires de tous les pays n'ont pas réussi à détruire Wall Street. Nos mille baisers n'ont pas réveillé ceux et celles que nous aimons et qui sont morts.

            Melancholic Animation, ce n'est pas du grand art solennel, pas même de l'Art Contemporain qui veut signifier des milliers de choses, mais un acte de rejet sous couvert de sarcasme, d'humour noir, j'en conviens, d'une réalité implacable, trop dure à supporter des fois. Une réalité que contrairement à ce que certains intellectuels prétendent, les dessins animés reflètent mieux que bien des films. Les parents devraient réfléchir à deux fois avant de poser leurs gamins devant les écrans de télévisions. Un papillon paré de mille couleurs qui chante, combat et tue une 'méchante' araignée peut être aussi subversif que le récit d'une famille déchirée dans un film de Bergmann.

 

Jann Halexander

 

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1.Donald, Riri, Fifi, Loulou enfin réunis...Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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2.Elmer a enfin tué Daffy Duck, il en a fait des rillettes... Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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3.La famille pour Tous. Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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4. litière des aristochats... Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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5.Les 3 petits cochons...Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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6

 

6.Nemo et son papa enfin réunis. Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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7

 

 

7.les 101 dalmatiens écrasés par 101 camions. Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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8

 

8.Le prince a embrassé Blanche-Neige. Mais embrasser un corps qui se décompose, c'est dégueulasse. Alors le prince a vomi. Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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9.Devenir adulte. Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

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10.Animation forever. Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

 

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11.M. est mort, vive M.  Jann Halexander, 7 septembre 2013

Prix, sous cadre en bois : 50 euros. Contact pour acquisition : Jeff Bonnenfant, jann.halexander@yahoo.fr

Prolongations - Info Théâtre/Halloween : monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 8 et 9 janvier 2014

VISUEL CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN

Prolongations - Info Théâtre/Halloween : monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 8 et 9 janvier 2014

 

THEATRE/MONOLOGUE


CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN

Il ressemble à un homme, il parle comme un homme, il chante comme un homme

Il est sensuel comme un homme, il rit comme un homme, ce n´est pas un homme

C'est un Vampire. Il s´appelle PRETORIUS MALAN. Et il a des choses à dire...

2014. Pretorius Malan, 106 ans, vampire sud-africain, métis et bisexuel raconte sa vie à un groupe d’étudiants français. Solitaire, aigri, obsédé, dur, il parle de sa vie, de sa liaison passionnelle avec Dracula, de ses victimes et de la société sud-africaine de 1908 à 2014…


Confessions d'un Vampire Sud-Africain est un monologue écrit par le chanteur pianiste et réalisateur Jann Halexander (A Table, Il est minuit Docteur Schweitzer) qui interprète la vampire Pretorius Malan. Il a incarné avant Antoine Blanchard dans le film J'Aimerais J'Aimerais. La pièce a été présentée une cinquantaine de fois au Musée des Vampires, en région parisienne, à Paris, à Angers, à Bruxelles, à Cologne depuis 2008. Après avoir présenté la pièce le 31 octobre 2013, au Magique, à Paris, pour les fêtes d'Halloween, Jann Halexander joue les prolongations le mercredi 8 et jeudi 9 janvier, 2014 toujours au cabaret Au Magique.

Pièce interdite aux moins de 18 ans...

Mercredi 8 et Jeudi 9 janvier 2014

AU MAGIQUE

21H00 

42 rue de Gergovie – 75014 Paris – Métro Pernety ligne 13

 Réservation au Magique : 01.45.42.26.10 

Tarif plein : 12 euros - Tarif Billetreduc.com : 10 euros

Tarif sur réservation : 10 euros – Tarif RSA : 5 euros

(possibilité de dîner sur place sur réservation)

http://pretoriusmalan.blogspot.com/

http://www.apoplexia2008.blogspot.com

Contact médias / Jeff Bonnenfant : 06.80.15.05.24 – jann.halexander@yahoo.fr

Production © Label Trilogie Halexander / Lalouline Editions

Extrait :
"Chaque jour, j'attendais 17 heures avec impatience, mon coeur battait pour lui, j'en rêvais chaque nuit. Nous deux discutions des vins du Cap, de ma famille, des neiges sur nos montagnes, de la cueillette des mûres, des jus de fruits de Ceres, du soleil parfois traître et des kaffirs, des orientaux, des bonnes familles afrikaners, il me parlait de l'Europe, de la France, de la Roumanie. Peu à peu, Dracula m'apprenait des mots français, roumains, surtout français, il me disait que c'était la plus belle langue du monde. Je n'en doutais pas. Une fois, après avoir fini de manger, il me demanda de m'asseoir face à lui, j'étais intimidé...et amoureux. Il m'a dit : Pretorius...c'est un beau prénom. Pour un beau visage. Il m'a dit donnez moi votre main droite. Je la lui tendis, il la serra fort, avec chaleur, non ce n'était pas de l'amitié, il la porta à ses lèvres et y posa un baiser. Moi je tremblais, je tremblais de tout mon être. Je n'avais jamais connu ça. Il a vu que j'étais mal à l'aise, peut-être même que je suais. Il a souri. Avez-vous vu l'amour sourire ? D'ailleurs c'était plus que de l'amour...l'amour est raison...au moins. Mais là..."

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Des outsiders de la chanson...Frédéric Pagès et Arbon en concerts...

Frédéric Pagès, un collègue, un poète, un 'à part', un si bien, si vibrant (ah réécoutez donc Où vont les morts...) en co-récital avec le chanteur Arbon pour 3 dates, hors des sentiers battus, bienvenus dans les chemins buissoniers...vendredi 22, samedi 23 novembre à 19h et le dimanche 24 à 17h...

Jann Halexander

Mailing Arbon

 

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Suivez mon regard...au fil des (re)découvertes...

Savelli
TELERAMA
...Le risque dans le parcours d'un artiste c'est parfois d'être monomaniaque. Il est vrai qu'on peut avoir tendance des fois à se laisser aller à un ego surdimensionné, en oubliant que nul n'est irremplaçable...
là je ne veux pas parler de mon actualité pour le coup mais d'une chanteuse que j'admire profondément, que j'ai vue de nombreuses fois sur scène, à Paris, à Bordeaux, c'est superbe, c'est intense, c'est transcendant, voici des liens...j'ai dit d'elle que lorsque je vais la voir sur scène, c'est une chanteuse qui s'avère être une amie et non l'inverse. Clémence Savelli c'est la passion, la rage, le bel excès, ceux et celles que j'ai réussis à convaincre de venir la voir sont ressortis marqués à vie, avec ce sentiment ...qu'il faut la voir au moins une fois dans sa vie. Je ne m'adresse pas là aux pessimistes qui pensent que la Chanson est morte depuis 20 ans, je ne sais pas où ils vont chercher cela. Clémence Savelli chante au forum Léo Ferré, le 9 novembre, j'y serais,en tant que spectateur...elle sera par ailleurs en co-plateau avec un interprète talentueux, Yann Denis, qui chantera des classiques du chanteur Allain Leprest qui nous a quitté l'été 2011. Un spectacle varié, généreux, fort, c'est une belle façon d'affronter la grisaille automnale...
Musicalement
Jann Halexander, chanteur...
 

Merci Bordeaux...

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Merci à Pascal Pistone, enseignant, pianiste de haute voltige de m'avoir invité à partager mon expérience de chanteur des années 2000 devant des étudiants en chanson à l'université de Bordeaux hier après-midi, durant près de 3 heures, merci au Chat Gourmand, pour le formidable accueil, la petite salle voûtée, pleine, hier soir à Bordeaux, au concert prévu pour l'occasion. Je craignais les conséquences de la pluie, le choix de la date, j'ai été agréablement surpris...vos rires... vos larmes à certaines chansons (qui aurait crû?)et naturellement, mention très bien aux tartes aux fromages délicieuses du Chat Gourmand...ah ben oui...

Jann Halexander

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Présentation Masterclass du chanteur Jann Halexander/Bordeaux/Mardi 5 novembre 2013 [université Michel de Montaigne Bordeaux 3]

Bordeaux

 

Le mardi 5 novembre, de 14h15 à 17h15, le chanteur Jann Halexander était invité par le pianiste enseignant Pascal Pistone à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3 à donner une masterclass aux étudiant(e)s de la Licence Chanson d'Expression Française . Compte-rendu ci-dessous des propos de l'artiste sur la notion d'inspiration (thématique de la masterclass).

La notion d'inspiration

Par Jann Halexander, chanteur


Bonjour, je me présente, je suis le chanteur Jann Halexander. La thématique de ce cours, c'est comment trouver l'inspiration.

Alors voilà ce que dit wikipédia au sujet de l'inspiration, dans le cas des artistes :

Étymologiquement, "inspiration" vient du latin in spiritum, qui signifie littéralement "avoir Dieu en soi". Ainsi, une doxa largement répandue durant l'Antiquité voulait que l'inspiration artistique émane de Dieu.
Une inspiration est une idée qui vient du plus profond de nous. Mais parfois, quelqu'un ou quelque chose peut inspirer une nouvelle idée.
Enfin, on peut dire que l'on s'inspire de quelque chose d'existant pour ne pas dire que l'on a simplement copié une partie ou l'intégralité de l' oeuvre. Toutefois, lorsque cette copie est personnalisée, il est difficile de savoir quand cela donne une nouvelle œuvre.

Je remercie Pascal Pistone, enseignant de musicologie de l'université de Bordeaux de m'avoir invité ce mardi 5 novembre. Afin d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais évoquer ces mots du chanteur Guy Béart qui expliquait à l'animateur Bernard Pivot, dans l'émission Apostrophes, en 1985 qu'il n'avait aucun souci pour créer une chanson, que c'était une idée toute faite qui coulait comme ça, limpide, évidente, il y avait juste à cueillir les mots, les coucher sur papier, les chanter. Les autres invités de l'émission, Anne Sylvestre, Pierre Perret, Maxime Le Forestier ne semblaient pas aussi convaincus. Pour certains, certaines, ni ces noms que je cite, ni le mien sans doute, évoquent quelque chose, la France est un grand pays avec des millions d'habitants, il y a beaucoup d'artistes, dont les publics ne se mélangent pas forcément, il y a parfois aussi les différences de générations. Je ne pense pas que vous me connaissiez, cela dit je ne vous connais pas non plus et c'est donc l'occasion de faire connaissance, puisque nous sommes réunis ici par notre attrait pour la Chanson.

J'ai commencé à Angers, en 2003, au cabaret l'Autrement Café, qui n'existe plus maintenant. Plus jeune je ne me destinais pas franchement à la chanson, mais plutôt au dessin ou à l'écriture. Ma mère m'a appris le piano, j'avais 7 ans, à Libreville, au Gabon, où je suis né, en 1982. J'aimais composer des musiques, mais pas forcément des chansons. J'ai créé quelques textes, un peu influencés par Mylene Farmer. Pour les musiques, j'étais très inspiré par William Sheller. J'ai suivi des études de géographie à Angers, la ville de ma famille maternelle, une partie, disons, puis après la maîtrise, j'ai souhaité faire quelque chose sans rapport avec cette matière. J'avais été assez dégoûté par le milieu universitaire qui ressemblait à un panier de crabes.

J'ai un moment eu le désir de travailler dans les pompes funèbres, mais pour des raisons personnelles, cela ne s'est pas fait. L'idée de chanter s'est imposée à moi très vite. J'ai sorti une première chanson, Alien Mother, en décembre 2003, puis un 3 titres, L'Ombre Mauve en septembre 2004. J'ai travaillé à côté, dans un lycée, comme assistant d'éducation, le lycée Chevrollier, à Angers, à temps partiel, puis à Paris comme prestataire pour une société de télécommunications. Puis à partir de novembre 2008, je n'ai fait que ça, il a fallu faire un choix car je risquais vraiment le surmenage. Et puis des soucis personnels sans rapport direct avec l'art m'ont plongé dans état dépressif. C'est mon entourage qui m'a encouragé à quitter mon travail. Toutefois, j'ai travaillé à temps partiel en 2011, et pas très longtemps, à Paris, sans conviction, si on additionne les jours, ça fait même pas deux mois. C'était plus une perte de temps qu'autre chose. Disons qu'il a fallu du temps pour que j'accepte l'idée d'être artiste. La vie d'artiste, en France ou ailleurs, est objet de nombreux fantasmes, de malentendus, d'idées reçues. Je devrais même dire les vies des artistes, tant les conditions sont différentes d'un artiste à l'autre, il y a des aléas qui influent sur le parcours d'un chanteur, il y a le public, des relations, parfois, je t'aime moi non plus, avec le public. Les hauts, les bas. L'entourage joue un rôle crucial, parfois moral, parfois financier, parfois les deux. Mais la plus grande difficulté c'est soi-même, s'accepter soi-même, accepter ou non l'idée de continuer à chanter, créer des chansons. A laisser vibrer la flamme en nous ou la laisser s'éteindre. Finalement, à qui doit-on rendre des comptes en tant que chanteur ? Aux autres ? A la famille ? A la société ? A soi-même ? C'est une question assez délicate. Je n'ai pas de réponse toute faite. Ce que je sais, c'est que j'aime apporter du divertissement, de l'évasion aux gens, comme j'aime que d'autres personnes me fassent rêver, que l'on m'ouvre de nouveaux horizons.

Mais il est vrai que la flamme créatrice est un mystère. C'est elle qui donne tout son sens à notre destinée artistique. Comment vient-elle ? Comment peut-on l'entretenir ? Est-ce naturel ou est-ce que ça se travaille ? Dans nos années 2000, le coup de la feuille blanche et du stylo est un peu suranné. Beaucoup de créateurs jettent leurs mots sur ordinateur, sur téléphone portable en mode brouillon. Mais ça c'est à l'appréciation de chacun.

De quoi parler ? Il y a une phrase souvent citée par les auteurs de textes : tout a été dit mais pas par moi. Je dois bien avouer que j'ai beaucoup de mal avec cette phrase. D'abord tout n'a pas été dit, ce n'est pas vrai. Je dis souvent en rigolant qu'être métis, bi, et myope, comme c'est mon cas, et de voir comment finalement on s'insère, ainsi, dans la société autour, c'est très efficace pour avoir des idées, en faire des vers, les chanter. Mais bon je vous rassure, hein, pas besoin d'être nécessairement métis, bi et myope pour avoir l'inspiration. Personnellement j'en ai fait un atout, une façon de me démarquer, avec les risques que cela comporte puisque le milieu artistique est à l'image de la société. Il n'est ni plus ouvert ni plus fermé, il y a des courants assez ouverts mais aussi des courants complètement réactionnaires. Mais il s'est mis en place une sorte de cercle vertueux puisque ce que je suis a déterminé beaucoup de chansons qui ont contribué à m'accepter pleinement et ...m'imposer, je ne sais pas si c'est le mot, en tout cas montrer que j'existais, qu'on pouvait être comme je suis et exister, sans honte, sans se conformer à un modèle dominant. Ce n'est pas sans risques évidemment.

Mais j'ai voulu très tôt parler aussi bien de métissage, de racisme, du fait d'avoir des parents d'origines différentes, du Gabon, de la France, de la famille, de certaines fréquentations, de l'Amour dans toutes ses formes. Il y avait comme une urgence pour moi. Peut-être cela paraît banal maintenant, mais je vous parle d'une certaine époque, où prendre certains sujets à bras le corps, ce n'était pas si évident. C' était il y a 10 ans, c'est à la fois peu...et beaucoup. En 10 ans il se passe beaucoup de choses, énormément de choses. En 10 ans, pêle-mêle, Obama été élu, Mickael Jackson nous a quitté, il y a eu la guerre en Afghanistan, le désastre de Fukushima, les socialistes sont revenus au pouvoir en France, il y a tout un tas d'avancées technologiques diverses assez fulgurantes, un accès toujours plus généralisé à internet qui devient un média incontournable, des changements conséquents y compris dans le secteur artistique, sous l'effet de la 'fameuse' crise, des nouveaux métiers sont apparus, des nouvelles façons d'envisager la consommations sont apparues, se pérennisent, le mariage pour tous a été voté, acté, dans l'hexagone, les séries télé sont plus représentatives de la société française, voilà, tout passe vite, change vite, et certaines choses qui semblaient subversives il y a encore peu de temps le sont un peu moins maintenant. Je reviens sur cette phrase un peu trop courante à ce jour, tout a été dit mais pas par moi. J'écris et je compose des textes certes mais j'interprète aussi les chansons des autres, que j'intègre dans mes tours de chant. Par exemple, même si je voulais parler du destin d'un sans domicile fixe, je ne le ferais pas, parce que Romain Didier, Allain Leprest, Anne Sylvestre ou Clémence Savelli ont déjà abordé avec brio le sujet. Du coup si je souhaite parler de ce sujet, je privilégie l'interprétation d'une chanson du répertoire francophone, il y a plein de chansons, magnifiques, pas forcément de chanteurs morts, sur des thèmes très variés. On peut puiser là-dedans. Créer pour créer, ce n'est pas ce que je souhaite. Peut-être ai-je une vision utilitaire, peut-être que je reviendrais là-dessus dans quelques années, que j'aurais une position différente. Les chansons, je les crée essentiellement pour les gens, A Table, par exemple, des milliers de gens l'ont écouté, apprécié ou pas, mais c'est ce que je cherche, l'interaction, sinon je serais un chanteur de salle de bain. Je recherche l'interaction par le disque et surtout la scène.

Mais ce ne serait pas tout à fait vrai si je vous disais que je m'inspire uniquement de ce que je vois, de ce que j'entends, de ce que je lis, de la vie autour de moi. J'accorde beaucoup de confiance aux rêves, notamment la nuit et un nombre assez important de mes chansons, d'images, aussi bien les musiques que les mots, viennent des rêves. La vie d'artiste, avec ses doutes, ses joies est aussi un très bon sujet d'inspiration pour moi. Certains textes s'imposent d'eux-mêmes, d'autres, et bien j'y travaille, péniblement. Il m'arrive d'avoir des idées mais je n'ai pas d'angle d'approche, je suis un peu dans l'attente d'un déblocage, ce moment où tout d'un coup l'idée se déploie pour devenir chanson. Des fois le rêve peut y aider, des fois non. Je souhaiterai créer un texte sur l'altérité extrême, à travers le sujet des Aliens, mais je n'avance pas, je suis bloqué depuis 4 ans. En novembre 2011, j'ai chanté dans le nord de la France, dans de très bonnes conditions, accueilli par l'équipe municipale, hôtel 3 étoiles, restaurants 3 étoiles, il y avait quelque chose d'irréel car cela ne m'arrive pas tous les jours et je voulais en parler dans une chanson, pareil je n'y arrive pas. Il y a aussi des textes que j'ai écrit mais que je ne 'sens' pas. Ils sont dans des classeurs depuis des années, certains sont déposés à la sacem mais le cœur n'y est pas. Idéalement, je me dis qu'un interprète les défendrait mieux que moi. J'ai quelques chansons qui ont été interprétées par d'autres artistes, pour moi, c'est vraiment une forme de consécration.

Au début je ne voulais faire idéalement que de grandes chansons. Mais je suis un artiste de scène, et le public ne tient pas forcément le coup si on n'allonge que des grandes chansons avec des grands textes. De temps en temps, une chanson plus légère, une chanson plus simple, une chansonnette même, permet de faire une pause qui est bienvenue. Pour le public, pour soi aussi. Histoire de respirer un peu.

Je ne suis qu'un chanteur parmi d'autres, avec ses hauts, ses bas, mais je suis ravi de partager cette expérience avec des personnes qui projettent d'en faire un métier, ou du moins quelque chose de fondamental dans leur vie. Les chanteurs sont souvent isolés les uns des autres, je ne sais pas si c'est forcément bien. Alors certes on ne peut pas s'entendre avec tout le monde, ce n'est pas parce que quelqu'un est chanteur que je vais m'entendre avec lui, mais il arrive parfois qu'il y ait des affinités et on se sent moins seul, car la destinée d'artiste c'est quand même quelque chose d'incommunicable.


Personnellement, je considère que la vie est courte, et même si je suis agnostique, je ne suis pas très disposé à croire en une vie après la mort, combien même il y en aurait une, je l'imagine brumeuse, évanescente, c'est pourquoi j'accorde une grande importance à l'instant présent. Des fois je me pose pour réfléchir au passé, mais sans cultiver la nostalgie, je songe au futur sans trop m'inquiéter, enfin parfois il m'arrive de m'inquiéter, mais de toute façon, je me rends bien compte que cela ne sert à rien. Vous voyez le cours a démarré à 14h15, c'est déjà du passé. C'est une belle façon de constater à quel point le temps passe vite. J'essaye d''être intemporel dans ce que je crée. Je préfère être un never been qu'un has been, avoir été et ne plus être, c'est terrible et j'ai connu des artistes qui en ont véritablement souffert, parce qu'on est souvent à la merci de notre ego, on a du mal à prendre du recul. Les chutes, les désillusions, les humiliations, parce qu'il y en a peuvent être violentes.

Je ne suis pas sûr qu'on puisse proposer une façon de trouver l'inspiration. Mais un bon début, c'est déjà se connaître un peu soi-même. Qu'est-ce qui nous fait vibrer ? Qu'est-ce qui nous transporte ? Que désire t-on partager ? Que ne souhaite t-on pas partager ? Certains choisissent une certaine forme d'impudeur, c'est mon cas, d'autres cadenassent tout en pensant que le plus intime sera sauvegardé, ce qui n'est pas toujours vrai d'ailleurs. Plus on se livre et plus on peut devenir opaque pour ceux et celles qui nous écoutent, ça peut ajouter à la fascination.

On peut chanter sur tout. On peut chanter l'annuaire téléphonique, le mode d'emploi de sa clé 3G, son découvert à la banque, un acte de propriété, un contrat de location. Si on se laisse vraiment aller, on peut écrire une comédie musicale de 5 heures sur un lave-vaisselle qui ne marche pas, par exemple. On peut broder sur la bataille entre Copé et Fillon, ça peut être un sujet de chanson. Mais on peut aussi avoir peur de parler de certains sujets, rester dans du plus consensuel. L'amour, c'est le thème numéro 1. Mais de quel amour parle t-on, là encore c'est vaste.

Si on doit rechercher l'inspiration, il faut peut-être réfléchir sur soi. Qui je suis ? Tester aussi différentes ambiances. Personnellement, j'adore lire dans les WC et j'ai écrit de nombreuses chansons dans les trains. J'ai beaucoup de mal à écrire dans une brasserie, par contre dans un macdo, ça marche...je n'ai jamais écrit quoique ce soit dans un lieu de concert, de répétitions musicales par exemple, je n'y arrive pas. Dans un avion, c'est même pas la peine, je suis dans un état légumineux, pareil en bateau. Le lieu a beaucoup d'influence. L'heure aussi. Certains trouvent plus facilement l'inspiration lorsque l'aube se lève, d'autres sont plutôt nuit, d'autres encore ne peuvent produire quelque chose qu'entre midi et 2. Mais déjà savoir quand et où on est capable de créer c'est un pas en avant. Il ne faut pas forcément se fier à l'image d'épinal, genre le poète qui compose au pied d'un arbre ou dans un manoir. C'est parfois en voulant coller à ce genre d'image que ça foire. On peut être encore plus pragmatique. Est-on plutôt du genre à créer avant de manger, ou juste après ? Certains trouvent l'inspiration en nageant ou en faisant du jogging. On peut aussi accepter l'idée, que quand ça ne vient pas...et bien ça ne vient pas. On peut même fournir une chanson sur le fait qu'on ne trouve pas de chanson.

Si vraiment il faut fournir quelque chose, on peut utiliser des subterfuges. Quand j'étais plus jeune, il y avait un jeu qui consistait à reprendre une fable de la fontaine, par exemple le corbeau et le renard, ouvrir le dictionnaire, voir quel mot il y avait juste après corbeau, quel mot juste après renard et ainsi de suite, et ça donnait une nouvelle fable, pas forcément logique, mais en tout cas surprenante. D'ailleurs, écrire selon une logique n'est pas une obligation, écrire en vers, en rimes non plus. Mais je crois sincèrement que la clé de l'inspiration réside dans le fait de se connaître soi-même, s'accepter. De là, découle notre positionnement dans le monde et ça a une très grande influence sur la création.

Les échanges sont importants, je suis là pour répondre à toutes vos questions.

Des échanges intéressants ont eu lieu entre l'artiste et les étudiants. Le mardi soir, Jann Halexander donnait un concert dans la belle cave voûtée du Chat Gourmand, dans le centre de Bordeaux.

Label T.H

KKK, the Cruel Beast [a fantastic movie by Jann Halexander – 2013] VOD

Picture black and white from the movie KKK
COVER KKK

 

KKK, the Cruel Beast

[a fantastic movie by Jann Halexander – 2012] VOD

   
VOD (release): in November, 2013.
Official website: 
http://kkkthecruelbeast.blogspot.fr/
A movie of Jann Halexander [Fantastic]

Maggelburg, somewhere in Europe. A young woman investigates into the death of his brother, whose body was found in the border of a forest nicknamed 'the Forest of Mass graves'.

With Ariane ., Maïk Darah (french voice of Whoopi Goldberg), Olivier Magdeleine, Marlène Pons...
The movie was in several festivals and cultural centers from November, 2010 to June, 2011.
 

English Teaser :

http://www.youtube.com/watch?v=5Ghso89QhtQ 

Available in VOD on the following link :

http://www.dailymotion.com/video/x120f4f_kkk_shortfilms

(for english subtitles, click on Subtitles, at the top, to the right)

Some marks on the director: Jann Halexander belongs to a minority of totally independent directors, outside the main circuits of the French cinema. He realized movies essentially for the DVD market, sold thousands of copies.
Production: Trilogie Halexander / Lalouline Editions
Contact media: Jeff Bonnenfant 0033680150524

 Filmography Jann Halexander:

- J'Aimerais J'Aimerais (2007)
- Occident ( 2008 )
- A last night in Le Mans ( 2010 ) (Une dernière nuit au Mans)

KKK, the Cruel Beast [a fantastic movie by Jann Halexander - 2012]

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Souvenir

Yann Denis, Clémence Savelli, Jann Halexander

Yann Denis, Clémence Savelli,  Jann Halexander au restaurant après la pièce 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain'  donnée au Magique. Photographie : Monique Hottier

Merci

Vous étiez nombreux, nombreuses hier soir à assister à 'Confessions d'un Vampire Sud-Africain'. Grâce à vous, j'ai passé le meilleur jeudi de la semaine...merci à Marc Havet, Martine Havet  du Magique, pour leur accueil, Monique Hottier pour son soutien, et à vous...

Jann Halexander

 

Sortie du Magique

Photographie : Monique Hottier

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Un chanteur belge que j'aime : Stromae

 

Pour sa désinvolture, sa dérision, sa mélancolie, son mélange des styles : Stromae...

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Info Chanson/SHOW-CASE JANN HALEXANDER BORDEAUX 5 NOVEMBRE 2013

AFFICHE_JANN_HALEXANDER_SHOWCASE_BORDEAUX


 
SHOW-CASE
JANN HALEXANDER
BORDEAUX
5 NOVEMBRE 2013
TOUR DE CHANT
JE SUIS UNE STAR ET VOUS N'LE SAVEZ PAS
20H15
AU CHAT GOURMAND
3 RUE DE GUIENNE 33000 BORDEAUX
05.56.48.24.48
ENTREE LIBRE – PARTICIPATION AU CHAPEAU
[CO-PLATEAU AVEC LES ETUDIANTS DE LA LICENCE CHANSON DE BORDEAUX 3]
Retour sur la scène bordelaise du chanteur Jann Halexander, qui a fêté le 22 mars dernier ses 10 ans de carrière dans un théâtre parisien. Des classiques : A Table, Déclaration d'amour à un Vampire, L'Amant de Maman, Aucune Importance etc. Comparé à William Sheller, Jean Guidoni, Jann Halexander continue son chemin à part dans le show-biz, en France, en Belgique, en Allemagne...un répertoire entre mélancolie et humour, folie et gravité...
© Trilogie Halexander
 

triptyque-6-2 PAR MARDELLE, Bruxelles

Jann Halexander par Jeff BONNENFANT, Le Mans

Live cabaret au Magique, 2010


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Info Théâtre/Halloween : monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 31/10/2013

AFFICHE CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN


 
 
 
Info Théâtre/Halloween : monologue ''Confessions d'un Vampire Sud-Africain'', Paris 31/10/2013
 
THEATRE/MONOLOGUE

CONFESSIONS D'UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN
Il ressemble à un homme, il parle comme un homme, il chante comme un homme
Il est sensuel comme un homme, il rit comme un homme, ce n´est pas un homme
C'est un Vampire. Il s´appelle PRETORIUS MALAN. Et il a des choses à dire...
 
2013. Pretorius Malan, 105 ans, vampire sud-africain, métis et bisexuel raconte sa vie à un groupe d’étudiants français. Solitaire, aigri, obsédé, dur, il parle de sa vie, de sa liaison passionnelle avec Dracula, de ses victimes et de la société sud-africaine de 1908 à 2013…

Confessions d'un Vampire Sud-Africain est un monologue écrit par le chanteur pianiste et réalisateur Jann Halexander (A TableIl est minuit Docteur Schweitzer) qui interprète la vampire Pretorius Malan. Il a incarné avant Antoine Blanchard dans le film J'Aimerais J'Aimerais. La pièce a été présentée une cinquantaine de fois au Musée des Vampires, en région parisienne, à Paris, à Angers, à Bruxelles, à Cologne depuis 2008...

Pièce interdite aux moins de 18 ans...
AU MAGIQUE
21H00 
42 rue de Gergovie – 75014 Paris – Métro Pernety ligne 13
 Réservation au Magique : 01.45.42.26.10 
Tarif plein : 12 euros - Tarif Billetreduc.com : 10 euros
Tarif sur réservation : 10 euros – Tarif RSA : 5 euros
(possibilité de dîner sur place sur réservation)
Contact médias / Jeff Bonnenfant : 06.80.15.05.24
Production © Label Trilogie Halexander / Lalouline Editions
Extrait :
"Chaque jour, j'attendais 17 heures avec impatience, mon coeur battait pour lui, j'en rêvais chaque nuit. Nous deux discutions des vins du Cap, de ma famille, des neiges sur nos montagnes, de la cueillette des mûres, des jus de fruits de Ceres, du soleil parfois traître et des kaffirs, des orientaux, des bonnes familles afrikaners, il me parlait de l'Europe, de la France, de la Roumanie. Peu à peu, Dracula m'apprenait des mots français, roumains, surtout français, il me disait que c'était la plus belle langue du monde. Je n'en doutais pas. Une fois, après avoir fini de manger, il me demanda de m'asseoir face à lui, j'étais intimidé...et amoureux. Il m'a dit : Pretorius...c'est un beau prénom. Pour un beau visage. Il m'a dit donnez moi votre main droite. Je la lui tendis, il la serra fort, avec chaleur, non ce n'était pas de l'amitié, il la porta à ses lèvres et y posa un baiser. Moi je tremblais, je tremblais de tout mon être. Je n'avais jamais connu ça. Il a vu que j'étais mal à l'aise, peut-être même que je suais. Il a souri. Avez-vous vu l'amour sourire ? D'ailleurs c'était plus que de l'amour...l'amour est raison...au moins. Mais là..."
 

Jann Halexander interprète le vampire Pretorius Malan (photographie par Jeff Bonnenfant)

CONFESSIONS D UN VAMPIRE SUD-AFRICAIN

Esquisse illustration signée Jann Halexander


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Quand Yann Denis chante Allain Leprest – de la Chanson à l'heure actuelle...

 

 

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Extrait de conversation off avec un journaliste radio vendredi dernier

Lui : Dans le fond, Jann Halexander, vous savez que vous êtes plus connu que vous ne le pensez.

Moi : Possible. Dans ce cas, on ne m'en a pas informé.

Lui : Vous avez vendu des milliers de disques et de dvd.

Moi : Oui. Pas assez. Je ne suis pas sûr d'en avoir profité. Et est-ce vraiment si important ?

Lui : Des milliers de gens vous connaissent, en France, à l'étranger, depuis 10 ans.

Moi : Pas assez. Mais oui, sans doute. Et puis 10 ans...c'est à la fois beaucoup et rien. Ce n'est que le début en fait.

Lui : Et les festivals alors ?

Moi : Je ne suis pas invité aux festivals, en général. Alors je n'y vais pas.

Lui : Vous êtes passé à la télé, quand même.

Moi : Ah la télé. Oui, j'y suis passé. Si peu.

Lui : Enfin, on vous reconnaît dans la rue, non ?

Moi : Rarement. Mais peut-être l'ai-je voulu ainsi, tout cela. Je ne sais pas. La vie suit son cours, j'essaye de ne pas avoir de rancoeur particulière. Je ne pense pas être amer. Je suis très content déjà d'avoir pu faire de la scène, des disques, tout ça...de la façon dont je le souhaitais. Dont je le souhaite.

Lui : Mais pourquoi vous chantez ?

Moi : J'ai réfléchi à cette question, je n'arrive pas à répondre, sinon des platitudes. Je dirais que je chante pour sublimer la vie. Peut-être par égo surdimensionné. Peut-être parce que je veux apporter du rêve, de l'évasion, de la transcendance aux gens qui se déplacent pour venir me voir en concert.

Lui : Ou peut-être que vous aimez tout simplement ça ?

Moi : Oui. Je chante pour tout le monde. C'est vrai que cela me gêne quand on me dit, même avec gentillesse que je suis un chanteur pour initiés. Ou quand on me dit que les toutes petites salles me vont tellement bien. A part le Magique, non je n'aime pas forcément les toutes petites salles. Et j'ai été surpris quand certains m'ont dit être un peu déçus depuis que parfois, je chante dans des plus grandes salles, peut-être plus grand public. Mais je m'adresse vraiment à tout le monde. Après, tout le monde ne peut pas aimer, c'est une autre histoire.

Lui : On a les contraites de l'émission radio, c'est vraiment dommage que tout ce qu'on se raconte là, on ne puisse pas en parler à l'antenne. Mais bon, pour une autre émission plus longue, j'espère. Je voulais vous dire, c'est curieux mais on dirait que la crise du disque, des concerts vous passe dessus, comme si cela n'avait aucune prise.

Moi : ...disons que...d'abord être artiste c'est une façon de vivre, d'être, de s'adapter à tout un tas de situation, ce n'est pas un métier comme les autres, je ne suis même pas sûr que ce soit un métier. Puis on en France, malgré tout, il y a des aides variées, j'ai eu quelques mécènes, des coups de pouce, je suis bien entouré. Tant que ça durera, je profite. Si un jour, tout doit s'arrêter, et bien on verra. Mais je considère que la crise ne doit pas m'empêcher d'écrire des chansons. Chaque jour est un jour nouveau, avec son lot de bonheurs et de difficultés. C'est la Vie, en fait.

Lui : Parler de la crise vous gêne ?

Moi : Oui. Disons que les questions sur la crise de la musique, du disque sont devenues des questions un peu faciles, habituelles, on embête les artistes avec ça. On leur demande d'être des sociologues, des économistes, de décrypter les aléas du marché, de donner leur avis là-dessus. Alors que ce qui compte avant tout c'est l'oeuvre réalisée, écrite, chantée. Je souhaite personnellement qu'on me juge sur mes œuvres, en bien, en mal, peu importe. C'est aussi ce qui m'intéresse chez les autres artistes. Ce qu'ils créent. Pas forcément la façon dont ils créent. Je ne suis pas fan des making-of. C'est un peu de la perte de temps.

***

Habituellement, il n'est pas bien vu quand un artiste parle d'un autre artiste...de façon, disons...plus nuancée, plus approfondie que les 'à conseiller', 'j'aime', 'j'adore'. Mais il y a tellement de choses qui ne sont pas bien vues que finalement...enfin s'il fallait s'arrêter à cela, on ne dirait plus rien, on ne chanterait plus rien. J'ai très tôt dû me confronter aux us et coutumes du Show-Biz, puisque j'en fais partie, que je le veuille ou non. J'ai réalisé à quel point le monde de la chanson/de la variété, ce sont des clans, des idéologies, des courants, qui souvent s'affrontent, ne se supportent pas. Ce n'est pas mon problème et comme je ne pense pas appartenir à une famille artistique bien définie -on me l'a suffisamment fait comprendre, je me sens encore plus libre d'aller vaguement par ici, vaguement par là. Je ne m'intéresse pas au degré de notoriété des artistes, à leur compte en banque, j'ai autant de respect pour Mylene Farmer que pour Clémence Savelli. Si d'autres veulent ériger des cloisons, grand bien leur fasse. Il y a des artistes que je n'aime pas, et vice versa, ce n'est pas anormal, c'est la comédie des relations humaines.

Je n'étais pas fan d'Allain Leprest. J'aime 4 ou 5 chansons de lui, c'est tout. Quand il nous a quitté il y a deux ans, cela m'a fait un choc sur lequel je me suis exprimé il y a quelques temps déjà, mais je ne me suis pas senti obligé de dire qu'il était formidable, ou que la chanson s'en est retrouvée orpheline. La réalité est terrible car elle nous rappelle chaque jour que nul n'est irremplaçable. Je l'ai vu chanter sur scène au Limonaire, je n'ai rien ressenti. Ce qui m'a fait mal au cœur c'est d'abord sa fin, prématurée. Et puis parce que, qu'on l'aime ou pas, il existait par lui-même. Des artistes comme Allain Leprest, Morice Benin, Jean-Pierre Réginal, encore de ce monde, ceux-là, et tant d'autres sont la preuve qu'il est possible d'être soi, en dehors des top50, des charts, des vacarmes médiatiques, des félicitations des uns et des autres, des courants etc. D'exister par soi-même. Être soi, alors que la vie est tellement courte, c'est déjà pas si mal.

C'est sur le bouche à oreille que je me suis rendu récemment au Magique voir le spectacle de Yann Denis chantant Allain Leprest, accompagné au piano par Jean-Louis Beydon. J'avais beaucoup d'appréhension. J'avais peur de m'ennuyer, car le répertoire m'attirait peu. Et c'est là la force d'un interprète. Il n'y a pas besoin forcément d'être fan de Leprest pour aimer le spectacle de Yann Denis. Il s'approprie les chansons avec une façon assez désarmante. Il séduit, il y a quelque chose de magnétique en lui. Certes de la gravité mais aussi parfois de la belle légèreté, et oui. Pas de flonflons solennels, de révérence à se cogner la tête au sol. C'est un spectacle qui s'adresse vraiment à tout le monde, par un chanteur interprète jeune, ancré dans l'époque actuelle. C'est pourquoi non seulement je conseille autour de moi, ce spectacle qui continue au théâtre des Déchargeurs jusqu'au 20 décembre, mais en plus je compte y retourner moi-même, avec plaisir.

Jann Halexander

 

PROGRAMME CONCERT 27 SEPTEMBRE - AU MAGIQUE

PROGRAMME  27 SEPTEMBRE -  AU MAGIQUE

 

1- Je suis une star et vous n’le savez pas…

2- Le Mulâtre

3- Aucune Importance

4- Qu'as tu fait de ta sœur ?

5- Requiem pour Dewaere

6- Moi qui rêve

7- Les Chiens de Moscou

8- Apprendre à mourir (Indy)

9- Allons voir le soleil (précédé de Frédéric Pagès)

10-         L’Amant de Maman

11-        Mathilde et son pianiste

12-        Les Chemins de l'Amour ( Poulenc)

13-        Déclaration d'amour à un Vampire (Ouman Dee)

14-        Dans mon rêve (Ouman Dee)

15-        Déclaration d'Amour à un Vampire II

16-        Marc Havet chante

17-        Lily Marleen

18-        Quand deux égoïsmes

19-        A Table

 

Production Récital : Label T.H/Lalouline Editions

2013

 

La guitariste Barbara Felettig par D.Filip, le 27/09/2013

Barbara la guitariste

 

 

 

 

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L'AVANT et L'APRES - JANN HALEXANDER en concert au MAGIQUE le vendredi 27 septembre (par FLOREAL DURAN)

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Point de vue de Floréal Duran, 5 Mondes Management...
L'AVANT et L'APRES - JANN HALEXANDER en concert au MAGIQUE le vendredi 27 septembre.
La salle était bondée, l'ambiance conviviale et notre chanteur vedette a tout de suite su établir un lien de complicité avec le public. JANN HALEXANDER c'est à la fois une voix aux subtiles modulations et des textes d'une intense poésie. Qui d'autre que lui oserait interpréter une mélodie de Francis Poulenc dans un spectacle dit de "variété", qui d'autre que lui pourrait chanter des textes à l'humour cynique ou totalement décalés. Il y eut Guidoni mais la comparaison est risquée car chacun a son propre univers. Avec la sortie de son nouvel album "MOI QUI RÊVE", JANN HALEXANDER poursuit son chemin d'artiste sans concession qui chante ce qu'il aime. Désormais il se détache de son piano avec aisance et on a l'impression que sa voix, son répertoire prennent une autre ampleur. Il est évident qu'il va conquérir un nouveau public sans pour autant céder à la facilité. C'est à une telle démarche qu'on reconnaît un vrai artiste et non un faiseur de chansons.Ce soir là quelques amis étaient là pour chanter à ses côtés. On retiendra notamment l'hôte des lieux, MARC HAVET, qui chanta avec fougue et vivacité deux de ses chansons.
Seul petit bémol, l'exiguïté de la salle et son inconfort qui pourraient rendre rédhibitoire toute envie d'y retourner. Heureusement que l'accueil et l'acoustique compensent ces désagréments.'

Jann Halexander au Festival de l’Automne pourri !...5 octobre 2013

 

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Pour fêter la rentrée, j'ai chanté le vendredi 27 septembre au Magique, vous étiez nombreux, nombreuses, merci. Allez, il faut fêter maintenant le changement de saison...oui, je sais...les feuilles mortent collent à la pelle, la pluie est poisseuse, indéniablement, l'Automne c'est pourri...raison de plus pour le fêter en chanson...en compagnie de Marc Havet, chanteur, maître des lieux, de Nicolas Duclos, compère de chanson, Nathalie Solence...

Samedi 5 octobre

AU MAGIQUE
42 RUE DE GERGOVIE 75014 PARIS
Réservation : 01 45 42 26 10   ou  mhavet@aumagique.com
spectacles à 21 H
consommation à partir de 3 euros + chapeau pour les artistes
on peut diner à partir de 20H, sur réservation: plat du soir 11 euros
www.aumagique.com
 
J.H/Label T.H
http://apoplexia2008.blogspot.fr/
 

 

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Clémence Savelli chante à Bordeaux

Vesoul

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Ile Saint Louis

Ile Saint Louis - Copie


 
 
D'elle, j'ai dit que quand j'allais voir, j'étais fier de voir une chanteuse qui s'avère être une amie...je n'ai pas changé d'avis, son répertoire est sublime, allez la voir sur scène...
J.H
 
***
 
Clémence Savelli en concert
le vendredi 11 octobre à 21h
aux Lectures Aléatoires
à Bordeaux
Entrée libre (au chapeau)
19 rue des Augustins
Tram B arrêt Victoire
Spectacle "Le coeur comme une bombe"
Clémence Savelli interprètera ses nouvelles chansons sur la scène bordelaise, 
accompagnée au piano par son complice de toujours, Pascal Pistone.
Celle qu'on nomme deci delà la "Léo Ferré au féminin" défend un chant à la fois intimiste et populaire. 
Anti-conformiste, féministe, impétueuse, Clémence est de la trempe des artistes sensibles, hypersensibles, 
et qui n'est véritablement chez elle que sur scène.
Auteur-compositeur-interprète, entre voix cristalline et cris enragés, 
elle mêle dans ses spectacles textes coups de poing et ballades légères.
 

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Merci pour hier

Profil Jann Halexander (c) Jeff Bonnenfant 18 juillet 2013 - MAGIQUE - Copie

 

Merci pour hier soir, au Magique. Nous étions nombreux dans ce petit cabaret plein à craquer, que j'aime tant, nous étions bien. Merci pour ces belles retrouvailles de Rentrée, ce mélange d'Amitié et de Chanson. Cette alchimie lors des concerts me rappelle que je ne me suis pas trompé de voie/voix...tant pis pour les absents, merci aux présents, merci à Frédéric Pagès, Agnès Renaut, Marc Havet, Martine Havet, Indy, Ouman Dee, Monique Hottier, Barbara Felettig, merci à vous...''Qu'il pleuve ou qu'il vente ou qu'il neige, j'avance, j'avance, qu'importe le sable et la neige, j'avance jusqu'à vous, j'avance sans remords, j'avance jusqu'à ma mort, j'avance maintenant, j'avance vous avec moi''. Jann Halexander (récidive – je chanterais 4 ou 5 chansons au Festival de l'Automne pourri, organisé par le Magique, une fois de plus, belle fidélité, le 5 octobre, entrée libre, en compagnie de Marc Havet, Nicolas Duclos, Nathalie Solence – enfin remerciements également à Floréal Duran, Clémence Savelli, Yann Denis, Michel Xavier-Gérard, pour avoir communiqué sur le concert, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, ami de longue date et à Jérôme Cosniam, de lalouline Editions) [mes remerciements également à Floréal Duran, Monique Hottier, Clémence Savelli, Yann Denis, Daniela Cruz,pour avoir communiqué sur le concert, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, ami de longue date et à Jérôme Cosniam, de Lalouline Editions).

J.H

 

Concert 27/09/2013...

A vendredi soir (27/09/13), 20h45, au concert au Magique, à Paris, pour fêter la rentrée, le changement de saison, en mots et en notes... (réservation sur Billetreduc.com ou 01.45.42.26.10)...Jann Halexander

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Photographies signées Monique Hottier...

La force d'un interprète : Yann Denis, spectacle ''C'est peut-être...Leprest''

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Le samedi 14 septembre, le mythique cabaret cabaret parisien Au Magique, créé par l'excellent chanteur Marc Havet, invitait le chanteur Yann Denis et le pianiste Jean-Louis Beydon à présenter leur spectacle-hommage à Allain Leprest. Soyons franc : c'est plus qu'un simple spectacle-hommage. Il n'y pas le côté solennel, morgue de rigueur, non, c'est un récital vivant avec un pianiste hors-normes (le mot est faible), qui fut également celui de Leprest pendant dix ans et un chanteur qui ne laisse pas du tout indifférent. Chez Yann Denis, il y a du magnétisme, de la séduction, de la belle violence. Le public, exigeant, a été conquis. Le chanteur nous rappelle l'importance de l'interprétation. 

Dans la chanson, la variété, il n'y a pas que des auteurs-compositeurs-chanteurs. Il y aussi des interprètes qui donnent de la voix, qui donnent de la Vie et qui font voyager les mots et les notes dans nos esprits. Ils s'approprient des textes, les partagent, les sauvent de l'oubli. On quitte les lieux, marqués, nul besoin forcément d'être un fan irréductible d'Allain Leprest pour rentrer dans le spectacle. Il y a de l'émotion. Il y a de l'humour. De la poésie. De la transcendance. Merci. 

''C'est peut-être Leprest'', spectacle au Théâtre les Déchargeurs tous les vendredis, jusqu'au 20 décembre 2013, 21h30. 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Métro Châtelet. Réservations fnac.com ou 0142360050. Tarifs de 10 à 18 euros.

Http://www.lesdechargeurs.fr - http://yanndenis.pagesperso-orange.fr/yann.html

J.H

 

Disque MOI QUI REVE (sortie le 27 septembre 2013)

 

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Moi Qui Rêve

 

 

 

Ce disque regroupe des raretés, des chansons qui avaient été chantées sur scène mais jamais enregistrées, crées à l'occasion d'émissions télévisions/radio ici et là, des titres en anglais, des musiques, des remix, des chansons écrites pour certaines occasions. C'est un petit disque-pause, artisanal, dans la carrière d'un artiste qui a débuté en décembre 2003. Ce disque est sorti pour le retour sur scène de Jann Halexander le 27 septembre 2013 au mythique cabaret parisien Le Magique. Le 22 mars de la même année, Jann Halexander fêtait ses 10 ans de carrière à l'Auguste Théâtre, à Paris, puis à Angers (où il a débuté) et Bordeaux. Enfin, Moi qui rêve est une invitation au voyage, à l'Exil au sens large comme au sens intérieur. Il est le fruit d'une belle collaboration entre l'écrivaine Agnès Renaut (Qu'as-tu fait de ta sœur, aux éditions Grasset) et le chanteur, considéré comme définitivement à part dans le paysage musical francophone...

 

 

 

1- Moi qui rêve (texte Agnès Renaut / Musique Jann Halexander) 2- L'Amour, la mer, la mort (texte et musique Jann Halexander) 3- Moi qui rêve variations (musique Jann Halexander) 4- Les chiens de Moscou [en concert, Cologne] (texte et musique Jann Halexander) 5- Une note vaguement noire vaguement blanche (musique Jann Halexander) 6- Une nuit à Hautmont (texte et musique Jann Halexander) 7- A mon enfant (texte et musique Jann Halexander) 8- Father I am (texte et musique Jann Halexander) 9- Father I am, variations (tmusique Jann Halexander) 10- Requiem pour Dewaere (texte S.Choké/S.Zeggagh/Blanchon/Krajewski/Musique Jann Halexander) 11- Apprendre à mourir (texte et musique Jann Halexander) 12- L'Elfe et la Forêt (texte et musique Jann Halexander) 13- Je suis une star et vous n'le savez pas (texte et musique Jann Halexander) 14- Qu'as-tu fait de ta sœur ? [inspiré du roman d'Agnès Renaut] (texte et musique Jann Halexander) 15- Quand deux égoïsmes...(texte et musique Jann Halexander) 16- Tristes Tropiques variations (musique Jann Halexander)17- Moi qui rêve, variations d'Ibiza (texte Agnès Renaut/Musique Jann Halexander)

 

Production : Label T.H/Editions Lalouline 0033680150524 - Arrangements : Jann Halexander sauf 11,12,13 : B.Lancelot - Prise de son/Mixage 1,2,3, 10, 17 : James Vitale - 11, 12, 13 : B.Lancelot – 4 : B.Nietshert 5 : Djobusy Production - 6,7,8,9 : J.Derfeuil – 15 : J.BonnenfantAccordéon sur Moi qui rêve : James Vitale - Piano : Jann Halexander http://www.apoplexia2008.blogspot.fr

Points de vente : En concert, Ebay, priceminister, leboncoin, Cd-Lp...prix de vente : 5 euros

 

Interview de l'écrivaine Agnès Renaut par Christian de Montagu

 

Agnès Renaut par Jann Halexander

 

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Interview de l'écrivaine Agnès Renaut par Christian de Montagu pour le site Neiges Africaines...

Vous venez, si j'ose dire, du monde de l'écriture, Jann Halexander, plutôt de la chanson, voire de la variété, comment en êtes-vous venus à collaborer ensemble pour créer un disque ?

         Dans une rencontre d’affinités, il y a toujours un mystère. Comme si, en croisant par hasard nos pas, on se rendait compte que certains de nos chemins passent par la même géographie. Disons, quelque part dans une planète qui joue des coïncidences. Et puis, il y a une évidence. On s’aperçoit qu’on a quelque chose à créer ensemble. Alors, on ose. Moi, je rêvais d’un chanteur pour certains de mes textes, j’ai découvert Jann, son style, son univers. Et Jann aime, dans sa planète musique, y faire entrer les autres, parler d’eux… ou les laisser parler. Il a laissé entrer mes mots. Et cela a donné Moi qui rêve


Dans Moi qui rêve, la chanson dont vous avez écrit le texte, il est question de voyage et de sensualité, de don de soi aux Autres : dans l'absolu, ce sont des thèmes qui vous obsèdent ?

         J’ai écrit ce texte dans le désir d’un ailleurs. Dans cet élan vers l’inconnu, vers l’Autre mais aussi cet autre en moi, cette altérité secrète, ce sentiment d’étrangeté. C’est là que se niche mon obsession. C’est là aussi, je crois, que se tisse le lien profond entre soi et les autres. Si quelque chose me hante dans l’écriture, c’est cet espace vacant, mouvant, entre soi et l’autre de l’autre côté, sur l’autre rive. Et dans ce mouvement, l’écriture puise dans le sensoriel, les images mais aussi les autres sens. Pour moi la sensualité n’est pas obsédante car elle n’est pas de l’ordre de l’idée. C’est une matière concrète, sensible, infinie, elle est ma « terre d’écriture », ce dont je suis faite. La sensualité est aussi la voie royale pour aller au-delà de soi, pour se relier aux autres. Je ressens la poétique et la sensualité comme deux fibres vibrantes du vivant. Sans éviter la douleur et sans peur de la joie.

Quelle différence entre écrire une chanson et… écrire un roman ?

         J’écris, sans me poser ce genre de question. Dans la vie comme en écriture, peu m’importe le genre. Car la vie, comme l’écriture, au point de départ de l’inspiration, déborde et brouille les catégories. J’écris un poème qui devient chanson, un texte qui devient roman ou théâtre, un instantané qui devient nouvelle. Il y a l’écriture et ensuite la forme, variable, qui permet de s’inscrire dans un format et un contexte, d’atteindre un public. J’ai longtemps écrit des poèmes avant d’aborder des formes romanesques. Je préfère les textes courts, à court de souffle, ciselés. Ce qui se prête à la poésie, à la chanson, à la nouvelle. La différence entre l’écriture d’une chanson et celle d’un roman, en dehors de la question de longueur de temps et de phrases, est la destination du texte qui va influer la forme, car la lecture solitaire d’un roman  est un autre espace que l’écoute partagée d’une chanson en concert. Ce n’est pas le même travail d’écriture mais c’est le même travail des mots, avec la même exigence.


Serge Gainsbourg, connu pour ses multiples frasques, ses propos facilement provocateurs, disait que la chanson était un art mineur, qu'en pensez-vous ?

         Gainsbourg était avant tout un grand artiste. Sa provocation est à considérer au regard de son exigence, de son envie de secouer les esprits, de pointer l’arrogance et la médiocrité du showbiz. Dire que la chanson est un art mineur, alors même qu’il a contribué à faire de la chanson un art à part entière, un art conjugué de langage, de musique et de poétique, me semble une manière de pourfendre les « variétés » en tant que production industrielle de masse et consommation abêtie, un coup de colère contre les usiniers de la chanson marketée. Il pointe ce qui est plus haut, la musique. En esthétique, la poétique est l’art le plus proche de la musique.  Je dirai que Gainsbourg dénonce ainsi, non pas ce qu’est la chanson, mais ce qu’on en a fait…


Qu'est-ce qui vous marque dans les chansons de Jann Halexander ? Votre chanson préférée de son répertoire, de ce que vous connaissez, à ce jour ?

         Plus qu’un chanteur de variétés, Jann est un chanteur en variations. Je dirai même « en libre variation ». Ce qui me frappe, d’une chanson à l’autre, c’est l’incroyable variété des thèmes, des compositions, voire leur éclectisme. Il joue de différents registres, sombre, mélancolique, réjoui, moqueur ou sarcastique. Et il ose, il y va, il prend le risque, celui de composer une pépite d’or ou un amusement sans façon. Pourtant, on reconnaît JH. S’il échappe aux catégories de « style », de fait il en a un : le sien. Bien à lui. C’est une planète qui lui ressemble : il fait sa chanson comme ça lui va. Ma chanson préférée est Un cèdre sur le toit… Chaque fois que je l’écoute, je ressens une émotion à fleur de larme. Le texte est superbe, la voix entre ciel et terre, la musique en évidence…C’est une chanson parfaite.

Rêver

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Interview avec la guitariste Barbara Felettig (par Christian de Montagu)

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Barbara à l'Harmonie Café 2

 

La guitariste Barbara Felettig accompagnera le chanteur Jann Halexander le 27 septembre 2013  au Magique, à Paris…

Pourquoi la musique ?

J'en fais depuis mes 5 ans, ayant commencé par la flûte à bec pendant de nombreuses années. A mes 15 ans, du fait d'écouter de plus en plus de musique et d'analyser les instruments que j'entends, je me prends de passion pour la guitare et la basse. Je me mets seule à la guitare sèche, suivie de peu par la basse, mais pour cette dernière, je prends des cours. J'ai toujours entendu beaucoup de musique à la maison, mes parents ont chanté dans des chorales diverses dont j'allais voir les concerts. Mon père a pris des cours de guitare pendant quelques temps, cette guitare que je lui ai d'ailleurs piqué quand je n'avais pas encore la mienne ! Mes frère et soeur sont eux aussi musiciens, bien que non professionnels. Donc je pense tout simplement que c'est le climat familial qui m'a poussée vers la musique.

Quelles sont vos influences ?

Je suis ouverte d'esprit. J'aime à peu près tous les genres qui se font même s'il est évident que j'ai une préférence pour le funk, la soul, le reggae, les musiques cubaines et africaines. Mais j'adapte mon jeu suivant la personne ou la groupe avec qui je travaille. Je ne suis pas du genre à imposer mes règles, je suis au service de la musique et de l'artiste que j'accompagne ! La preuve avec Jann, entre autres...

Comment êtes-vous venue à collaborer avec Jann Halexander sur scène depuis le 22 mars 2013, à la guitare ?

Je suis tombée sur une annonce sur Zikinf, un site de petites annonces musicales, où il était dit que Jann cherchait un guitariste pour cette date qui correspondait à ses dix ans de carrière. J'ai répondu, nous avons échangé quelques mails et quelques discussions téléphoniques, puis nous nous sommes vus pour une première répétition et ça s'est tout de suite très bien passé. Depuis, la collaboration, même si elle est ponctuelle, continue.

Qu'est-ce qui vous marque dans les chansons de Jann Halexander ?

            Principalement le sens de la mélodie qu'a Jann et ses textes profonds et parfois teintés d'humour. Il sait aussi bien tourner une idée forte en dérision, que faire réfléchir sur un sujet plus grave. Ne serait-il pas aussi un peu cynique ? ;)

 Votre chanson préférée de son répertoire, de ce que vous connaissez, à ce jour ?

J'ai un gros penchant pour Déclaration d'amour à un vampire, car la version guitare/voix que nous en avons faite tend vers le reggae. C'est donc un grand plaisir de la jouer. A table pour les textes.


http://www.dailymotion.com/wobass

 
 

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Discographie Jann Halexander

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En concert au Magique...27 septembre 2013...

Jann Halexander, Cologne

Jann Halexander, Moscou

 

...Le temps passe vite...trop vite...nos vies semblent parfois nous filer entre les doigts...on peut aussi se poser, juste souffler un peu, le temps de quelques chansons, pourquoi pas...

Cette année, vous étiez nombreux, nombreuses à fêter mes 10 ans de 'carrière' en mars dernier à Paris, puis à Bordeaux, Angers, Courbevoie...je fête la rentrée le 27 septembre, au Magique, un cabaret que j'apprécie beaucoup et qui a été le premier lieu parisien, où j'ai démarré sur scène. Je chanterais des 'classiques', des chansons plus rares, des chansons nouvelles...que dire d'autre ? Et bien...venez...

Jann Halexander

 

http://www.billetreduc.com/96408/evt.htm - http://apoplexia2008.blogspot.fr/ - http://aumagique.com/

 

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Traduction italienne : L'ITALIEN / traduzione italiana: l'Italiano (chanson/canzone - JANN HALEXANDER)

 

COVER

L'Italiano

(Testo/Musica : Jann Halexander, 2013, Label T.H/Lalouline Editions)

Mario, eroe oscuro...
Mario, nera era l'acqua...

A giocare nei fiumi d'argento,
Senza sentire più l'odore del vento,
A ascoltare che non ha lo stesso sangue
Di quelli che buttano la fruttaŠ

Sul gelido prato di Milano
Tra due scandali in TV, storie di amanti,
L'italiano vinceva con la rabbia
Di chi fugge il tempo ...

Mario B., Mario B., Mario B. di Sicilia
Perché continuare questa Comedia
Mario B., Mario B., di fronte a tutti quelli che violano
Come riesci a giocare, indebolire non basta !
 
E valgono la pena tutti i palloni del mondo ...

A saltare tra insulti e applausi,
A mostrare il petto in prima pagina dei giornali,
A disturbare le certezze in ordine
In tutti i piccoli cervelli ...
E l'Italiano, con i capelli neri come sua pelle,
Fa mordere i loro cappelli a tutti i stronzi
Il Signore fa di ogni gol l'Assoluto
Lui, il grande Re dei MachoŠ

E valgono la pena tutti i palloni del mondo ...

Nei flussi di violenza, amore che si allontanano
Nella sua strana Italia, fatale erano le notteŠ

Jann Halexander : L' italien

Magique Jann Halexander [concert 27 septembre- Paris]

AFFICHE

 

 

 

AU MAGIQUE …
VENDREDI 27 SEPTEMBRE 2013 …


JANN HALEXANDER

MAGIQUE HALEXANDER !…

20H45
Tarif 10 euros/Tarif BilletReduc 8 euros/Tarif RSA 5 euros
Réserver : jann.halexander@yahoo.fr / 01-45-42-26-10
(Possibilité de dîner sur place sur réservation)
42 Rue de Gergovie 75014 Paris (métro Pernety Ligne 13)
Au piano : Jann Halexander – Guitare : Barbara Felettig


Invités (sous réserve de participation) : Marc Havet, Ouman Dee, Frédéric Pagès, Pascale Locquin… 
Après avoir rempli l’Auguste Théâtre le 22 mars à l’occasion de ses 10 ans de carrière, à Paris, et écumé toute sorte de salles en province et à l’étranger, le chanteur comédien franco-gabonais Jann Halexander revient en formule intime piano-voix au Magique, par amour pour cette salle où il a fait ses débuts. Chansons connues : "A Table", "Déclaration d'amour à un Vampire", "Il est minuit Docteur Schweitzer"...Comparé à ses débuts à Jean Guidoni, William Sheller, le chanteur pianiste Jann Halexander a continué son chemin de mots et de notes en marge du show-biz, se produisant ici et là en France, en Belgique, en Allemagne, avec son humour et sa mélancolie. Quand Jann Halexander parle de lui, il parle de nous, c'est ainsi qu'il tisse un fil de tendresse et de complicité avec les gens. 10 ans plus tard, une centaine de récitals donnés et des milliers de disques et de dvd vendus, Jann Halexander fête son amour de la scène…et des gens. Venez fêter la rentrée le 27 septembre au Magique !

Label T.H

Site officiel http://www.apoplexia2008.blogspot.com/ – Contact médias J.Bonnenfant 0033680150524 – Une production Trilogie Halexander -http://www.aumagique.com/
Illustration © Jann Halexander
Découvrir, redécouvrir Jann Halexander :

http://www.youtube.com/watch?v=HbZ3TZ5t29s (A Table)
http://www.youtube.com/watch?v=4z4I5jtkySo (Les Patriciens)
http://www.youtube.com/watch?v=tFZPWCpfBFQ(Interview Radio Sud France)
http://www.youtube.com/watch?v=IXQJ4UF-EZY (C’est Triste, reprise de Marc Havet, chanteur, à la tête du cabaret Au Magique depuis 30 ans)
http://www.youtube.com/watch?v=RO2HbC_Wb_w (Les 10 ans de carrière, Auguste Théâtre, 22 mars 2013)
Nos remerciements aux Editions Lalouline, Au Magique…

Jann Halexander, les 10 ans de carrière, L’AUGUSTE THEATRE, PARIS, FIN/RAPPEL

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Ô Bel Anjou...Angers...son château...l'ennui à fleur de peau...

Jann-Halexander

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…Lorsque cette chanson, Ô Bel Anjou, est parue sur l’album Le Marginal, je reçus des commentaires enthousiastes mais également des avis cinglants. Du genre : Comment pouvez-vous dénigrer notre belle ville d’Angers ? Evidemment, je n’attends pas qu’on me donne l’autorisation de chanter sur tel ou tel thème, encore moins qu’on me dise comment le faire. Je prends la liberté de chanter ce que je veux. Et je chante. C’était en 2008. En concert, les gens riaient souvent (rires jaunes à Angers, rires francs à Paris, à Marseille, à Cologne, Osnabrück). Aux commentaires cinglants, j’ai répondu que quand on aime sa ville, on est capable d’aimer ses défauts, de la tourner en dérision. Il n’y a rien de pire que de vouloir prendre les choses trop au sérieux. Le plus bel ‘honneur’ fut la publication des paroles de la chanson dans la revue trimestrielle L’Anjou, publiée par les Amis du Folklore et des Parlers d’Anjou.

Sur la chanson et sur Angers, ville de ma famille maternelle, ville incontournable de l’Anjou, région touristique de collines, de vignobles et de châteaux, chantée par Jacques Bertin, décrite par Julien Gracq, poétisée par Du Bellay, je n’ai rien à ajouter de plus maintenant, que dans les paroles ci-dessous. Comprenne qui voudra, me suivra qui m’aime…

Jann Halexander 

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Ô Bel Anjou

(texte et musique : Jann Halexander – Lalouline Editions)

Qui n'a admiré les ardoises de Trélazé,
Ne peut saisir de l'Anjou son admirable beauté,
Qui ne s'est saoûlé aux arômes de Cointreau,
Ne peut saisir de chez nous ce qui est véritablement beau,
De la Ménitré à la Grisaille de Cholet,
Du Calme de la Maine à la Loire aux crues vaines,
Tous les habitants se ressemblent à s'y méprendre,
D'un calme distant, mais vous ne pouvez le comprendre !

R.
Ô Bel Anjou,
La vie est douce, si ennuyeuse,
Ô Bel Anjou,
La Vie est bourge, te dire Adieu,
Est si tentant, et je ne sais point pourquoi je reste

Du château d'Angers, je n'ai vu que la silhouette,
Se découpant dans le ciel d'une ville bien proprette,
Où l'ordre le dispute aux drames habilement cachés,
Où l'ombre d'un détective ne saurait nous éclairer,
Sur la ville, ça mouillasse, et nous on fait la marienne,
Le tantôt s'achève, avant que le soir ne vienne,
On va au jardin admirer des plantes exotiques,
Délires de païens dans une ville catholique

R.
Sur la Maine et Loire, je navigue dans mes rêves,
J'suis dur de la comprenoire, le rêve me sert de trève,
Je fuis le réel, au nez je lui crouille la porte,
Et j'attends, que la faucheuse m'emporte…
Car qui n'a pas goûté à la douceur angevine,
Ne saura en voir toute la froideur mesquine,
J'suis pas vraiment du coin, y'a Maman qu'est de Longué,
Voyez comme c'est pratique, la double-nationalité !!!

R.
Au Pays de Julien Gracq, je craque !
Mais la vie y est moins chère que dans bien d'autres villes,
Ici on voit le ciel, ce n'est pas comme à Paris …
Ô Bel Anjou,
La vie est parfois merveilleuse
Ô Bel Anjou,
Je n'me vois pas te dire adieu,
Depuis longtemps, je sais enfin pourquoi je reste …

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http://www.musicme.com/#/Jann-Halexander/titres/O-Bel-Anjou-t1343564.html

"Ô Bel Anjou" de Jann Halexander

Compte rendu (bref) de conférence: la sexualité dans le dessin animé. (24/06/2013) [BICAUSERIE de BICAUSE]

Gildas Jaffrennou par Monique Hottier

(c) Photo Monique Hottier

 Le lundi 24 juin 2013, Le spécialiste de cinéma d’animation et script doctor Gildas Jaffrennou était invité par l'association Bicause (association des Bisexuel(le)s de France) au centre LGBT de Paris. Objet de la conférence : la sexualité dans le dessin animé. Un sujet ô combien passionnant où notre spécialiste, devant une trentaine de personnes (aussi bien des connaisseurs du cinéma d'animation que des profanes, voire des gens hermétiques à cet art particulier) a tracé quelques pistes pour comprendre l'image donnée de la sexualité par le cinéma d’animation de ses débuts jusqu’à nos jours.  Quelle est la place de la sexualité dans les dessins animés, qu’ils soient américains, européens, ou asiatiques ? C’est une question que l’on se pose assez peu, tant les dessins animés et la notion d’enfance sont encore liés pour des millions de gens, à quelques exceptions près. Pourtant les sentiments troubles, l’érotisme, les diverses formes de sexualités dans l’animation n’ont pas attendu Fritz The Cat, de Ralph Bakshi ou encore Tarzoon la honte de la Jungle, de Picha, films emblématiques des années 70, pour apparaître. Il y eut certains cartoons des Frères Fleisher dès les années 30, Tex Avery évidemment, mais aussi certaines œuvres des studios Disney…

Compte-rendu de l'introduction par Jann, commission culture de Bicause

Bonjour à tous, à toutes, merci pour votre présence ce soir. Pour la dernière Bicauserie de l’année scolaire 2012-2013, organisée par l’association BICAUSE. Alors Bicause est une association qui existe depuis presque 20 ans, qui regroupe les personnes qui se disent bisexuelles, c'est-à-dire attirées par les personnes du même sexe ou du sexe opposé. C’est une association qui a pour vocation de rappeler à la société que le genre humain n’est pas figé, binaire, noir ou blanc, homo ou hétéro, c’est un peu un grain de sable dans les idées reçues, les préjugés conçus. De plus en plus de gens en France ont accepté l’idée justement que l’identité d’un être, y compris sur le plan de l’orientation sexuelle, pouvait être complexe, très complexe, que ce n’était pas forcément un handicap et on peut penser que Bicause a modestement joué un rôle, continue de le jouer dans l’évolution, plutôt le changement des mentalités. C’est une association qui lutte contre l’ensemble des discriminations également, qui assume le militantisme, qui participe aussi à prévention en ce qui concerne la lutte contre le SIDA et les autres MST. C’est une association d’homes et de femmes qui se pose en tant que témoin des tempes actuels mais aussi des temps passés, la transmission des histoires peu connues, de personnalités atypiques par exemple, de mouvements atypiques, fait parti de nos missions. Nous sommes également présents sur le terrain culturel. Car culture, politique, militantisme, ce ne sont pas mondes cloisonnés les uns les autres, au contraire, il y a des flux, des échanges, c’est quelque chose que Bicause a compris très tôt et je dois dire que l’association ne s’est jamais démarquée, éloignée de la question culturelle, au sens large.

Mon nom est Jann, je m’occupe, tant bien que mal, de la commission culture de Bicause, avec l’appui des autres membres, dont Vincent Strobel, actuellement, le président, et nous essayons d’organiser régulièrement des bicauseries. Le deuxième et quatrième lundi du mois. Nous invitons donc des écrivains, des sociologues, des artistes divers et variés qui ont des choses à dire sur des thématiques peu courantes, nous essayons, et je le dis de façon humble, de rester en alerte, à l’avant-garde sur certains sujets. Ainsi fut organisée une bicauserie sur le thème sexualité et vampirisme, une autre sur le polyamour, une autre sur les liens entre métissage et bisexualité.  Ce soir, pour finir en beauté l’année scolaire, et bien nous sommes très heureux d’accueillir Gildas Jaffrennou, à l’occasion d’une bicauserie intitulée La Sexualité dans le Dessin Animé. Quelle est la place de la sexualité dans les dessins animés, qu’ils soient américains, européens, ou asiatiques ? C’est une question que l’on se pose assez peu, tant les dessins animés et la notion d’enfance sont encore liés pour des millions de gens, à quelques exceptions près.  Pourtant les sentiments troubles, l’érotisme, les diverses formes de sexualités dans l’animation n’ont pas attendu Fritz The Cat, de Ralph Bakshi ou encore Tarzoon la honte de la Jungle, de Picha, films emblématiques des années 70, pour apparaître. Il y eut certains cartoons des Frères Fleisher dès les années 30, Tex Avery évidemment, mais aussi certaines œuvres des studios DisneyCe soir, Le spécialiste de cinéma d’animation et script doctor Gildas Jaffrennou tracera quelques pistes pour comprendre l'image donnée de la sexualité par le cinéma d’animation de ses débuts jusqu’à nos jours. Son intervention sera suivie d'échanges avec le public. Ce sera suivi d’un petit pot. Avant de laisser la parole à Gildas, je voudrais vous raconter une anecdote à son sujet. C’est un ami, nous venons tous les deux d’Angers, ville bourgeoise et snob au possible, où se déroule le très conventionnel Festival Premiers Plans qui réunit ceux et celles qui pensent qu’il n’y a plus rien de bien depuis la mort de Truffaut et la sortie de Taxi Driver.  Nous avons travaillé ensemble sur plusieurs films que j’ai réalisés. C’est un passionné, capable de parler avec le même enthousiasme, la même flamboyance, de Boulevard du Crépuscule et du dernier Âge de Glace. Gildas Jaffrennou organise des ateliers cinéma, il vous en dira plus sans aucun doute à ce sujet, il n’est pas blasé par ce qu’il fait et nous avons tous les deux fait une conférence sur la notion de film amateur à la Sorbonne le 7 février dernier (nous étions invités par un autre spécialiste du cinéma d'animation, enseignant, Sébastien Roffat, auteur de l'ouvrage Animation et Propagande), notamment en projetant des extraits du film LA BETE IMMONDE, que j’avais réalisé, il avait supervisé le montage. Ce soir donc, il sera question de sexualité au sens large, de subversion, dans l’univers du Dessin Animé, où il y a beaucoup de malentendus, en présence d’un spécialiste qui connait son métier, certes, mais qui le connait et l’exerce avec talent parce qu’il est passionné. Nous comptons donc sur lui pour passer le meilleur lundi de la semaine. Je vous remercie.

Intervention de Gildas Jaffrennou, émaillée de projections de très courts extraits de dessins animés. 

Cerner le sujet.

L'animation, c'est le fondement du 7eme Art. Le cinéma des frères lumière estpostérieur aux pantomimes lumineuses d'Emile Reynaud. Quand on parle d'animation, on parle de donner la vie, de recréer l'illusion de la vie par un travail image par image. En dessin, avec des marionnettes ou par ordinateur, le point essentiel en animation est qu'on fabrique les personnages, et qu'on les fait bouger. C'est une reconstruction, et non une captation. En fait, la prise de vue réelle est une facilité : on se contente de capter des acteurs dans un décor, cela évite d'avoir à tout créer. René Laloux, dans son livre «un siècle d'animation » va jusqu'à qualifier de cinéma de Zombie le cinéma en prise réelle, qui ne nous montre que des images de vie passées, alors que dans le cas de l'animation, l'acte même de projeter le film est celui par lequel la vie des personnages peut commencer.  Alors notre sujet de ce soir, la sexualité dans l'animation, pose la question des limites pour un auteur. Jusqu'où peut-on recréer la vie en animation ? La sexualité déjà est en soi un vaste sujet, je dirais même le sujet le plus vaste qui se puisse concevoir dans le contexte de l'association qui m'accueille aujourd'hui. Pour être franc, mon expérience et ma culture personnelles sont sans doute plus étendus du côté cinéma que du côté sexualité. Ceci étant ayant enseigné les sciences de la Vie à des ados pendant une quinzaine d'années, j'ai toujours été très attentif à ne jamais juger mes élèves sur le degré de provocation de leurs questions ou de leurs comportements. La seule chose sur laquelle j'ai toujours insisté, c'est qu'en matière de sexualité la seule règle qui me paraisse essentielle, c'est de respecter les autres, dans leur identité, dans leur intégrité, et dans leurs préférences. Aujourd'hui, je ne connais pas de dessin animé qui ait abordé le regard sur l'homosexualité ou sur la bisexualité, ou même qui en ait fait un élément de récit signifiant. La question est purement ignorée, le simple fait d'aborder l'hétérosexualité étant déjà délicat, c'est principalement sur cette question du rapport entre animation et sexualité que je limiterai mon intervention. A charge pour celles et ceux qui le souhaiterait, de proposer des pistes ou des références que j'aurais négligé ou ignoré, puisque clairement je ne prétends aucunement réduire ce vaste sujet aux quelques éléments que je peux vous proposer. Je voudrais dire aussi que ce sujet m'a été proposé par Jann, qui de son côté rassemblé une bonne partie de la documentation que nous vous proposons.

Limites – marché, société.

Les auteurs peuvent se donner des limites, mais dans un domaine artistique qui est aussi une industrie, c'est à la fois la société, par ses règles, et le marché, par ses tendances, qui vont faire évoluer les limites de ce que les auteurs pourront faire ou pas. Et bien sur, la société a ses marges, ses zones limites, tout comme le marché peut surfer sur des modes, des tendances. Disons le marché tel qu'il est perçu par les maisons de productions et les diffuseurs. Les seules vraies limites à ce qu'on peut raconter en matière de sexualité en animation, ce sont celles que la société impose.  Au début de l'animation pour le cinéma, les limites étaient strictement les mêmes que pour les films en prise réelle. Et puis très rapidement, l'animation est devenue «mainstream», c'est à dire grand-public. Avec les succès de Walt Disney et la ligne éditoriale qu'il a défendue, et qui a été beaucoup imitée, tout le monde a tacitement admis que l'animation était une forme convenant davantage aux enfants qu'à tout autre public. Du coup, s'il est bien évident que les personnages en animation ont toujours été sexués, au sens social du terme, ils ont assez régulièrement été désexualisés au plan biologique. Que Tom, Gros minet, Le coyote ou Porky Pig soient des personnages masculins n'est pas exprimé par des traits visibles, mais par leur personnalité, leur façon de réagir. Et si un personnage apparaît nu, c'est que la situation n'est pas sexuelle (bébé nageurs / angelots de Disney) Mais il y a eu des personnages à la fois sexués, et au comportement sexualisé, sans être à proprement parler un comportement sexuel. Un cas exemplaire est peut-être celui de Pépé le Putois. Il pourchasse de ses assiduités une malheureuse chatte dont le dos a été malencontreusement orné d'une rayure lui donnant l'apparence d'une femelle sconce. On pourra noter que dans les quelques cartoons qui font intervenir Pépé, l'humour nait d'un malentendu sur l'appartenance à une espèce donnée, et sur l'attirance contre-nature déclenchée par un simple élément visuel. Alors évidemment, Pépé ne fait rien de plus à la pauvre chatte que la prendre dans ses bras et tenter de l'embrasser. En somme, le maximum ce qu'on peut alors se permettre dans un cartoon sans susciter de scandale. Faut-il rappeler que le premier baiser inter-racial en prise réelle dans un show télévisé américain date de 1969 et d'un certain épisode de Star Trek ? Paradoxalement pour voir deux personnages masculins s'embrasser sur la bouche en animation, il n'a pas fallu attendre si longtemps. Bugs Bunny et Porky Pig. Voir un lapin rouler une pelle à un humain en animation était manifestement beaucoup moins choquant pour le public américain que de voir un homme blanc embrasser une femme noire en prise réelle. On peut légitimement se demander pourquoi.

Hypothèse 1 : c'est un problème de distanciation. L'animation créée une distance avec le monde réel, et assume une virtualité du sujet représenté. On accepte plus facilement les choses quand elles passent par cette forme.

Hypothèse 2 : L'animation de type cartoon est fortement arquée par la tonalité burlesque. On y pratique l'excès, la parodie, la caricature. Qu'on pense au mode de représentation des noirs dans les cartoons jusqu'aux années 1950 (Uncle Tom's Cabana, de Tex Avery?)

Dans toute la période allant des débuts de l'animation (mettons les années 1910) jusqu'à la fin des années 1968, le côté cartoon, et l'idée d'un public enfantin vont durablement inhiber l'animation américaine. Ce sera, par effet d'imitation, le cas de l'animation dans tous les pays du monde, France et Japon compris. On trouvera des exceptions, comme la fameuse séquence des centaures de Fantasia (1940) , mais ces exceptions se limiteront à des représentations de nudité, rien de sexuel n'étant jamais montré. Après, il y a la suggestion, l'érotisme, l'ambiguïté d'une posture ou d'un regard...

Niveaux de représentation.

Alors qu'entend-on par sexualité dans les dessins animés ? On peut définir des catégories, assez artificielles, mais je les propose pour en quelque sorte défricher le sujet.

.Sexuation implicite : effets ou narration jouant sur le sexe des personnages, sans référence à la sexualité. On peut parler de caractérisation implicite. Pensez à Blanche-Neige et au Prince Charmant, ou à Raiponce et Eugène. On ira jusqu'au baiser, mais pas plus loin.

.Sexuation explicite : des personnages apparaissent nus, sans qu'intervienne de sexualité. Gandahar de René Laloux comporte de la nudité de cet ordre, de même que Kirikou de Michel Ocelot. On trouve dans des Disney anciens des scènes avec des angelots nus qui sont de pures fantaisies assez innocentes, au moins en apparence.

.Émotion sexuelle : effets ou narration suggérant le désir, le rejet, ou l'excitation sexuelle sans en montrer ni même en suggérer l'aboutissement. C'est le loup de Tex Avery, et toutes ses formes plus ou moins dérivées, dont notre ami Pépé le Putois.

.Acte sexuel : narration assumant sans ambigüité la réalité de relations sexuelles, sans pour autant les montrer d'une façon totalement explicite. Cas du chaînon manquant de Picha.

.Narration montrant de la sexualité explicite, relevant de fait de la pornographie. Et cela existe depuis longtemps, même si c'est une forme de création assez marginale, même, on en dira quelques mots, au Japon.

.Une dernière catégorie me paraît incontournable, c'est celle de la sexualité suggérée, symbolique, qui ne se dévoile qu'après une analyse de l' oeuvre. A la limite, l'auteur pourrait prétendre n'avoir pas fait exprès, et faire passer le critique pour un obsédé qui voit du sexe partout. Il se trouve que je vais devant vous prendre le risque de me voir affubler de ce qualificatif à la fin de mon intervention, en me livrant à l'analyse de deux films apparemment totalement innocents et qui à mon sens sont très loin de l'être, mais bien sur vous en serez seuls juges. Pour reprendre les choses par le commencement, évoquons d'abord la sexuation en animation, c'est à dire le fait de rendre clair et signifiant l'appartenance d'un personnage à un genre, masculin ou féminin. Montrer des personnages nus, déjà en animation c'est assez rare, les auteurs étant quelque part tenus de justifier ce type de représentation pas les nécessités narratives du scénario. Avant les années 70, on peut même dire que c'est pratiquement inexistant (au moins à ma connaissance). 

Alors à la fin des années soixante, il y a eu ce qu'on a appelé la révolution sexuelle. On pourrait dire qu'il s'agissait davantage d'une libéralisation des moeurs, une liberté nouvelle pour toute une génération de vivre assez librement la sexualité. La contraception, l'IVG légalisée, les mouvements féministes ont ouvert une voie dans laquelle divers artistes se sont engouffrés, y compris dans le domaine de l'animation. C'est l'époque des shadoks (qui ont déchaîné bien des conflits en dépit de leur relative asexualité). Je dis relative parce que la plupart des Shadoks importants sont a priori masculins (le devin-plombier, le marin, le professeur shadoko, le roi), à ceci près que chacun d'entre eux est susceptible de pondre des oeufs. D'une certaine façon, on pourrait considérer les shadoks comme des créatures inter-sexuées. Les années 1970, c'est aussi l'époque de Yellow submarine, de l'adaptation de la BD de Crumb 'Fritz the cat' en animation, et des premiers longs-métrages de Picha, assez dégoulinant d'une sexualité parodique et exacerbée. On fait des films qu'on cible clairement pour adultes, avec l'intention assez évidente de surfer sur la libéralisation des moeurs, de coller avec l'évolution de la société par rapport au sexe en général. Ce qu'on peut dire, c'est que certains de ces films ont eu quelque succès, mais sans pour autant faire école. Les années 1980 ont bien vite calmé tout le monde avec le sida et le retour d'un certain ordre moral, qui n'a fait que se renforcer ces deux dernières décennies. Picha, après Tarzoon et le Big Bang, réalisera le Chaînon manquant en 1984, et ne refera de long que 20 ans plus tard avec sa version revisitée de Blanche Neige, qui fera, ce n'est rien de le dire, un flop retentissant.  Quand à Ralph Bakshi, il a pu réaliser quelques longs assez audacieux, mais pas assez consensuels pour toucher un public large. Tenant d'une animation libérée, qui ose montrer des corps et des personnages très érotisés, son esthétique tourne clairement le dos aux canons sur lesquels le public s'appuie pour se repérer. On est au delà du sexuel, il y a un coté trash, assez provoquant même, on pourrait dire que c'est une animation d'adulte décomplexé. Celui qui prendra en quelque sorte la suite de ce courant est aussi américain. Il s'appelle Bill Plympton et va réalisé entre la fin des années 1980 et le milieu des années 2000 quelques courts et long métrages qui osent à peu près tout. Alors il y a de la sexualité, et même explicite chez cet auteur, mais son style a tendance à neutraliser le côté érotique de ces scènes. Pour être complet, passons par le Japon1, ou l'animation connaît un développement exceptionnel au début des années 1960, principalement à la télévision. A noter qu'il y a aussi en parallèle une importante production pour le grand écran, et que l'un des pionniers de cette époque, Osamu Tezuka, est aussi un des premiers à oser un long métrage érotique en animation. Le film sera un échec commercial. Parmi les innombrables séries il peut arriver que la sexuation explicite pose problème à la critique, comme ce fut le cas pour les jeunes filles qui apparaissent dans Kirikou et la sorcière. Personne évidemment n'a été prétendre que Michel Ocelot devait avoir un fond de perversité en lui pour montrer de telles images dans son film, et ses arguments pour se défendre ont été principalement d'ordre ethnologiques. Le contexte de conte africain du récit de Kirikou appellerait un type de représentation correspondant au contexte de cet univers-là.Par comparaison, une des scènes du «petit magasin des suicides», de Patrice Lecomte est des plus étonnantes. Une jeune fille a reçu pour ses 14 ans de la part de son frère, un châle oriental.Le soir, alors qu'elle se croit seule dans sa chambre. L'objet stimule son imagination. Elle exécute un strip-tease suivie d'une danse lascive, inconsciente du regard des copains du petit frère postés sur le toit. Là, la dimension du désir est assez manifeste, autant que la sensualité de la jeune fille. A ma connaissance personne n'a rien trouvé à redire à cette scène, qui pourtant implique des mineurs, de la nudité et du voyeurisme... Question d'époque mais sans doute aussi de style graphique. Des personnages lascifs ou érotisants, il y en a dans les anciens cartoons aussi. Betty Boop par exemple, avec ses petites robes courtes et sa jarretière. Mais le reste du graphisme prend une telle distance avec le réel, que le personnage porte plus l'idée de frou-frou et de provocation qu'une réelle érotisation.

Dans les années 1990-2000 quelques auteurs de courts-métrages, mais aussi de série télé, ont assumé de parler de sexualité en animation : Les Simpson, South Park, au cinéma, Bill Plympton ( L'impitoyable lune de Miel, Les mutants de l'espace,) Phil Mulloy (intolérance I, II, III). Autant les séries télé sont ouverte sur le monde et donnent un reflet, au demeurant parodique, de la réalité (je pense au Grand-père Simpson qui propose à sa partenaire de sortie de faire l'amour d'ici 20 minutes. Elle demande pourquoi attendre 20 minutes. Et Papy Simpson de répondre «le temps que la pilule bleue agisse ».La sexualité sans être explicite, peut donc être suggérée, parfois avec humour, d'autre fois avec discrétion. Pensez à ce magnifique hydravion rouge piloté par Porco Rosso (Miyazaki 1992), et dont la reconstruction est menée par des mains exclusivement féminines. Le symbole phalique, ainsi que le symbole du cochon, donnent une lecture vraiment peu enfantine de ce film, dont Miyazaki lui-même considère qu'il ne s'adresse pas aux enfants. La façon dont Kiki la petite sorcière perd son pouvoir de voler (après sa première sortie avec un garçon) n'est pas anodine non plus...

Note post-conférence : échanges avec les gens, applaudissements du public, cocktail dans une bonne ambiance. Nos plus sincères remerciements à Gildas Jaffrennou, à Bicause, au centre LGBT.

Bicause : http://bicause.webou.net/

Gildas Jaffrennou : http://www.ghostinthescript.fr/

1Je n'ai pas parlé de Ghosti in the shell, dont le deuxième volet fait intervenir des robots sexuels meurtriers...

 

NUIT A HOGSBACK [sur les terres sud-africaines de l’Anneau] DISPONIBLE EN FORMAT PDF !...

Couverture NUIT A HOGSBACK

Juin 2013 tirage 1

NUIT A HOGSBACK [sur les terres sud-africaines de l’Anneau] DISPONIBLE EN FORMAT PDF!...

 

…Août 2011. Un touriste, artiste, débarque à Hogsback, hameau paumé en Afrique du Sud, le pays natal de Tolkien, l’auteur du Seigneur des Anneaux. Hogsback est une bourgade étrange, irréelle : des hobbits sont creusés dans les troncs des pins, des elfes en pierre surveillent des villas, la neige tombe sur les montagnes. Il y a l’immensité de la nature, la violence de l’Histoire. Des rencontres surprenantes. Les souvenirs qui remontent. La colère devant la société, ses contradictions. Lourdeur. Légèreté. Immensité. Illusions et désillusions d’une Quête.

 

Chanteur, réalisateur, comédien depuis 2003, Jann Halexander s’est rendu à Hogsback, en Afrique du Sud, en 2011 et en a tiré un récit mêlant petite histoire et grande Histoire où parfois, fiction et réalité se mêlent. L’ouvrage comporte 48 photographies.

 

 

Nuit à Hogsback, sur les terres sud-africains de Tolkien, de Jann Halexander. 96 pages.

 

Edité par Trilogie Halexander

 

 
Ouvrage disponible dès maintenant en version PDF. Envoyer 5 euros à halexander@voila.fr via https://www.paypal.com. Ou un chèque à l'ordre de Trilogie Halexander à JEFF BONNENFANT, 4 Bd Carnot 72 000 Le Mans (en spécifiant bien l'adresse mail pour envoyer l'ouvrage). Pour toute demande d'information complémentaire : halexander@voila.fr.

 

© Trilogie Halexander

 

COLLECTOR JANN HALEXANDER MUG

MUG

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MAXI CD L'ITALIEN - ETE 2013 - JANN HALEXANDER [LABEL T.H / LALOULINE EDITIONS]

 

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Jann Halexander : L'italien (version militaire)

L’ITALIEN…

 Texte et musique : Jann Halexander, 2013

Editions Lalouline

 Mario...Sombre Héros…Mario…Noire était l’eau… 

A patauger dans des rivières d’argent,

A ne plus pouvoir sentir l’odeur du vent,

A entendre qu’il n’a pas le même sang,

De ceux qui jettent des fruits… 

Sur les pelouses glaciales de Milan,

Entre deux scandales télés, histoires d’amantes,

L’Italien menait le jeu avec la rage

De ceux qui fuient le Temps… 

R. 

Mario B, Mario B, Mario B. de Sicilia

A quoi bon vouloir faire durer cette sinistre Comedia

Mario B, Mario B, face à tous ceux qui dérapent

Comment fais-tu pour jouer, perdre pied ne suffit pas !

 

Et que valent tous les ballons du monde…

 A slalomer entre les insultes et bravos,

A montrer son torse à la une des journaux,

A déranger les certitudes bien rangées

Dans tant de p’tits cerveaux…

Et l’Italien aux cheveux noirs comme sa peau,

Aux connards leur faisait mordre leurs chapeaux,

Il Signore faisait d’un But l’Absolu,

Lui, grand Roi des Machos…

 R. 

Et que valent tous les ballons du monde… 

Dans des ruisseaux de violences, des amours en déshérence,

Dans son étrange Italie, Mortifères étaient les nuits… 

R.X2

RELAIS INFO : BICAUSERIE AU CENTRE LGBT : LA SEXUALITE DANS LE DESSIN ANIME (ENTREE LIBRE) 24 JUIN 2013

Tygra, la glace et le feu, Ralph Bakshi, 1982

LA PETITE SIRENE


 
24/06/2013- 20H- A VOTRE AGENDA- BICAUSERIE AU CENTRE LGBT : LA SEXUALITE DANS LE DESSIN ANIME (ENTREE LIBRE)

         Quelle est la place de la sexualité dans les dessins animés, qu’ils soient américains, européens, ou asiatiques ? C’est une question que l’on se pose assez peu, tant les dessins animés et la notion d’enfance sont encore liés pour des millions de gens, à quelques exceptions près.
 
Pourtant les sentiments troubles, l’érotisme, les diverses formes de sexualités dans l’animation n’ont pas attendu Fritz The Cat, de Ralph Bakshi ou encore Tarzoon la honte de la Jungle, de Picha, films emblématiques des années 70, pour apparaître. Il y eut certains cartoons des Frères Fleisher dès les années 30, Tex Avery évidemment, mais aussi certaines œuvres des studios Disney
  Le spécialiste de cinéma d’animation et script doctor Gildas Jaffrennou tracera quelques pistes pour comprendre l'image donnée de la sexualité par le cinéma d’animation de ses débuts jusqu’à nos jours. Son intervention sera suivie d'échanges avec le public.
 
Bi'amicalement
L'équipe de Bi'Cause
Au Centre LGBT, 61-63 rue Beaubourg, 75003 Paris
Après 20 h, sonnez. Entrée libre.
 
Métro : Arts et Métiers, Rambuteau, RER Châtelet - Les Halles Bus 38, 47, arrêt Grenier Saint-Lazare – Quartier de l’Horloge Vélib’ stations n° 3010 et n° 3014
 
Une Bi’causerie est une rencontre organisée par l’association Bi’Cause, autour d’un thème relevant de la « culture bi » : arts, littérature, société… avec la participation d’une personnalité ou d’une association invitée.
 
Le 2e et le 4e lundi du mois, la Bi’causerie est ouverte aux adhérents, sympathisants, bi friendly, à tous ceux qui s’intéressent à l’univers de la bisexualité.  
 
 
Association Bi'Cause
"Parce que l'amour est un droit..."
Site internet :http://bicause.webou.net (nouveau site) 
Infoline et répondeur : 06 44 22 20 62 (nouveau numéro) 
Page Facebook : www.facebook.com/Bi.Cause
Compte Twitter : www.twitter.com/Bi_Cause
Adresse postale :  c/o Centre LGBT,61-63 rue Beaubourg, 75003 Paris.

 

CLEMENCE SAVELLI - CONCERT IN PARIS 20/06/2013

SAVELLI ON DVD - LIVE

CLEMENC SAVELLI THEATER ST-LOUIS (by CATHERINE GAUDIN)

CLEMENCE SAVELLI

CLEMENCE SAVELLI DISC LE CRI

 

 

...She has a unforgettable voice, strongs lyrics, about love, death, childhood. The music are really beautiful, sometimes with a true sensuality. And she's beautiful. Clemence Savelli seduces french people since 2004 abd belongs to a new generation of young interesting french singers.  

...Sorry, 'Chanson Française' doesn't mean only Juliette Greco, Dalida, Edith Piaf or Barbara. Clemence Savelli is important in the french actual cultural panorama. She'll sing 20/06/2013, 18h30, Théâtre de l'Île St-Louis (classical place in a touristic disctrict of Paris), 39 quai d'Anjou, métro Pont-Marie or Saint-Paul. To book : 01 46 33 48 65. 10/15 euros. Welcome and enjoy!

 

http://www.vivaarte.fr/clemence/index.htm (official website) 

http://www.youtube.com/watch?v=TjmhYxpmC5g

http://www.youtube.com/watch?v=fBqiaBxtHPU

http://www.youtube.com/watch?v=uXx024HRgbg

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FESTIVAL LES ENFANTS TERRIBLES, première et lendemain de festival (BORDEAUX)

CLEMENCE SAVELLI, YANN DENIS

Le pianiste Jean-Louis Beydon, la chanteuse Clémence Savelli, le chanteur Yann Denis, après le festival LES ENFANTS TERRIBLES, aux Lectures Aléatoires, Bordeaux.

 

CLEMENCE SAVELLI ET YANN DENIS

 

Clémence Savelli, répétition...

 

Clémence Savelli, lendemain de la première du festival LES ENFANTS TERRIBLES

JANN HALEXANDER ET PASCAL PISTONE

Jann Halexander et Pascal Pistone

 

Jann Halexander, Adèle (fille de Clémence Savelli et Pascal Pistone) et le chanteur Marc Havet

LES CHANTEURS JANN HALEXANDER ET YANN DENIS

Les chanteurs Jann Halexander et Yann Denis

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JANN HALEXANDER chante GABON

gabon

 

Hommage aigre-doux au pays natal.


Gabon
texte et musique
Jann Halexander
2009 - Lalouline Editions


Gabon, de mon enfance
Gabon pays sourire
Gabon destins meutrtis
Gabon pays en transe
Gabon vie de souffrances
Gabon rêves d'espérance
Gabon tristes tropiques
Gabon ciel d 'equateur
Gabon aux villas ocres
Gabon ses matitis
Gabon ses capitaines
Gaoin son vin pde palme
Gabon église ruges
Gabon vaste savane des fortes cathédrales
échos d'une terre natale

des photos noires et blancs
des sourires aux dents blanches
des tombes à croix de bois
des lointaines images

l' Ogoué sa couleur brune
sous un soleil brillant
et le goudron brûlant
dans la moiteur étouffante

Gabon pays du père
Gabon pays furie
Gabon pâles néons
Gabon mornes villes
Gabon ses crevasses
ses fonctionnaires sans visage
Gabon et sa folie
Gabon et son génie
Gabon n'est pas l'Afrique, c'est un autre pays,
Gabon air d'Occident, aux voitures rutilantes,
Gabon et ses marchés
supermarchés
Gabon pays brouillon
Gabon pays cauchemar
Gabon inoubliable
transpire par la peau
un songe inépuisable
Gabon si vaste et beau
l'orage viole l'Estuaire
le chaos est dans l'air
Gabon pays d'un père
Gabon jusqu'à nos morts...

12

 (c) Photographie Cécile Quenum

GABON, une chanson de Jann Halexander

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Magique Nicolas Duclos…

DUCLOS AU MAGIQUE

DUCLOS

 

…Jeudi dernier, le 16 mai, Nicolas Duclos chantait au Magique. Ah le Magique, salle mythique consacrée à la chanson française depuis des décennies ! J’y ai fait mes débuts parisiens, j’adore ce lieu, et quand je peux, j’y chante aussi. Quand on rentre, on est accueilli par le sourire de Martine, la femme du talentueux chanteur Marc Havet : ce sont les grands maîtres des lieux. Elle est derrière le comptoir et discute sur des sujets divers et variés (d’hiver et d’été). Il y a quelques tables où on peut s’asseoir pour boire, voire manger, si on a réservé. Les toilettes  et les cuisines sont à l’étage. Sur les murs, des affiches de concert de Marc Havet, d’autres artistes. Des tableaux également et là ça change souvent puisque le Magique sert aussi de lieu d’exposition. 

On accède à la fameuse salle de concert en sous-sol, par un escalier en colimaçon. Dans cette salle, trône un piano à queue qui affronte dignement le temps qui passe. Dans un recoin une sono. Face au piano, des bancs et deux tables avec des chaises. Officiellement, la salle contient jusqu’à 50 spectateurs. Je dois dire qu’à 5 on a déjà le sentiment que c’est plein. 

C’est dans cette salle, cette boîte, que Nicolas Duclos nous a concoctés un récital. Je ne dis pas petit récital car ce n’était certainement pas ‘petit’. Ce fut un long concert.  Ni les autres, ni Monique Hottier, une amie (de l’association Tranches de Scène) ni moi n’avons vu le temps passer. Les chansons se succèdent, sur le quotidien d’un chanteur qui raconte comment il a arrêté de fumer, reprend avec classe Save Me (du groupe Queen !) en nous expliquant qu’il a été marqué par ce groupe et qu’il l’assume pleinement, nous chante Vie de couple avec un chien en tempo lent, nous fait rentrer dans un monde onirique avec une chanson abstraite, merveilleusement poétique, Ciel, étoiles, mûres. Les liaisons entre les chansons sont inventives, bien trouvées, drôle, décalées. L’émotion, simple, tendre, n’était pas absente avec une chanson dédiée à son père (Depuis que t’es plus là…).

 Nicolas Duclos chante que la vie est belle, c’est une évidence, il a raison, ce n’est pas de l’optimisme béat, au ras des pâquerettes, la vie est belle malgré tout, il faut faire en sorte qu’elle le soit, malgré les emmerdes, les chambardements, les tracas, les horreurs, les mesquineries du quotidien. Le clou du récital, c’était la fin, l’apothéose avec Erreur de Casting, l’une de ses toutes premières chansons, précédée d’une introduction absolument délirante où l’artiste nous confesse qu’il fut un fervent admirateur de Strauss-Kahn(à l’époque où la chanson fut écrite, il y a quelques années déjà), qu’il se sentait en décalé à son travail, qu’il se voyait comme une erreur de casting.

 Je disais que nous n’étions pas nombreux, et je le regrette profondément car Nicolas Duclos s’épanouit de plus en plus sur scène, quand on se déplace pour le voir, on sait qu’on ne perd pas son temps, c’est important, on quitte les lieux avec une certaine satisfaction – un bonheur, en fait.  Pas de prétention à l’horizon, pas de fausse modestie non plus, il y a longtemps que Sieur Duclos n’est plus un chanteur de salle de bain (en référence à un texte qu’il récitait souvent lors de récitals précédents). Il est drôle, parfois grave, énigmatique. Je lui ai souvent demandé de faire mes premières parties, dans des salles aussi différentes les unes des autres (Tremplin Théâtre, Auguste Théâtre, Darius Milhaud), nous nous retrouvons sur certains points, notamment l’humour. Ce soir-là, il s’est passé quelque chose. Comme si l’artiste avait franchi un stade supérieur. Et si sa destinée est liée, comme beaucoup d’entre nous, chanteurs, chanteuses, au Magique, on l’imagine sans peine tenir le show seul dans d’autres théâtres… 

Nicolas Duclos nous enchantera de nouveau le 13 juin, au Magique, salle fétiche.

 Jann Halexander 

http://www.nicolasduclos.fr/

 

Info culture : Parution du livre ‘Nuit à Hogsback, sur les terres sud-africaines de l’Anneau’

Info culture : Parution du livre  ‘Nuit à Hogsback, sur les terres sud-africaines de l’Anneau’

Jann Halexander par Jeff Bonnenfant, Saint-Léonard des Bois

Couverture NUIT A HOGSBACK


 
 
NUIT A HOGSBACK [sur les terres sud-africaines de l’Anneau]
 
…Août 2011. Un touriste, artiste, débarque à Hogsback, hameau paumé en Afrique du Sud, le pays natal de Tolkien, l’auteur du Seigneur des Anneaux. Hogsback est une bourgade étrange, irréelle : des hobbits sont creusés dans les troncs des pins, des elfes en pierre surveillent des villas, la neige tombe sur les montagnes. Il y a l’immensité de la nature, la violence de l’Histoire. Des rencontres surprenantes. Les souvenirs qui remontent. La colère devant la société, ses contradictions. Lourdeur. Légèreté. Immensité. Illusions et désillusions d’une Quête.
 
Chanteur, réalisateur, comédien depuis 2003, Jann Halexander s’est rendu à Hogsback, en Afrique du Sud, en 2011 et en a tiré un récit mêlant petite histoire et grande Histoire où parfois, fiction et réalité se mêlent. L’ouvrage comporte 48 photographies.
 
Nuit à Hogsback, sur les terres sud-africains de Tolkien, de Jann Halexander. 96 pages. 8 euros.
Edité par Trilogie Halexander
 
Points de vente :
Paiement via Paypal  ou par chèque pour 10 euros (frais de port inclus). Par paypal : halexander@voila.fr
-
Ouvrage disponible à la Maison de la Presse 79 rue Pajol, 75018 Paris, métro Marx Dormoy (ligne 12)
Par chèque : envoyer un chèque à l’ordre de Trilogie Halexander Loi 1901, chez M.Bonnenfant 4 Bd Carnot 72 000 Le Mans.
L’auteur sera en dédicaces le mardi 21 mai 2013, à La Maison de la Presse, 79 rue Pajol, 75 018 Paris, métro Marx Dormoy, ligne 12.
 
LABEL T.H - 0680150524
 
© Trilogie Halexander
***
Extrait
 
La première fois qu’on arrive à Hogsback reste à jamais gravée dans la mémoire. Depuis East London, cette ville portuaire sans grand intérêt, s’étalaient sous mes yeux fatigués, les paysages vallonnés monotones de l’ancien Transkei, ex-bantoustan, aux herbes basses, jaunes et sèches, collines tachetées ici et là de maigres arbres aux troncs noircis par la mort, la foudre peut-être. Au bout d’une heure trente de route, nous entraperçûmes enfin la chaîne de montagnes Amatola. Je dis nous, car, étrange fruit du hasard, je partageais l’arrière de la voiture avec un français, presque trente ans, comme moi, passionné d’Heroic Fantasy. Il voulait également découvrir Hogsback. Ce coin était un aimant.
 
            Il restait encore un peu de neige sur les sommets. Nous approchions du lieu convoité, déjà le paysage changeait, la route montait et de chaque côté se dressaient des pins, des sapins, des mimosas. Le paysage n’était plus le même, l’émerveillement me fit demander au conducteur de s’arrêter un moment afin que je puisse prendre quelques photos. Puis nous repartîmes, toujours plus haut dans la montagne et arrivâmes à Hogsback. A l’entrée de ce village de 1500 habitants, une pancarte représentait un sanglier –ou un phacochère ? Mis à part les quelques Xhosas errant le long de la route principale, Hogsback évoquait un petit patelin du Canada, du Colorado ou de Nouvelle-Zélande. Les lions du parc Kruger étaient loin, les vignes du Cap aussi.

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Deux concerts, deux collègues, deux amis…

Deux collègues, deux artistes, deux amis que j’apprécie…

image_nicolas

Savelli

Le 16 mai, au Magique, Paris, Nicolas Duclos : http://www.nicolasduclos.fr/

Le 29 mai, au Théâtre de l’Île Saint-Louis, Paris, Clémence Savelli : http://www.vivaarte.fr/clemence/

Musicalement vôtre

Jann Halexander

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Kiosque en scène - Jann Halexander en concert, plein air -COURBEVOIE [Variété française]

Jann Halexander par Mardelle

Jann Halexander et Duo Chokola (auteur Monique Hottier) - Courbevoie

 

 

Kiosque en scène - Jann Halexander en concert, plein air -COURBEVOIE [Variété française]

 

SAMEDI 11 MAI, 16H00

Humour, tendresse, mélancolie, une teinte de folie : Jann Halexander (A Table) fête ses dix années de carrière avec le Duo Chokola, duo déjanté venu du Gospel  et la guitariste Barbara Felettig, à Courbevoie, après Paris, Angers, Bordeaux, dans le cadre de l’évènement Kiosque en Scène.

Pour en savoir plus sur Jann Halexander :

www.apoplexia2008.blogspot.fr 

Lien ville Courbevoie

Parc de Bécon - 156, boulevard Saint-Denis - 92400 Courbevoie

Tarif : gratuit

Contact

culture@ville-courbevoie.fr

MAIRIE PRINCIPALE
DE COURBEVOIE

2, place de l’Hôtel de ville
01 71 05 70 00

·                     MAIRIE DE QUARTIER 
DE BÉCON

86, rue Armand Silvestre
01 71 05 71 35

·                     MAIRIE DE QUARTIER 
DU FAUBOURG DE L’ARCHE

40, avenue de l’Arche
01 71 05 76 26

 

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Merci à Clémence Savelli, Pascal Pistone, pour leur fabuleux accueil et leur talent hier soir à Bordeaux à la salle-cabaret du Chat Gourmand, merci au public très nombreux, très présent au concert, merci pour l'écoute, les rires, l'émotion. De belles rencontres également (Yann Denis, interprète d'Allain Leprest, l'écrivain Pablo Amafil). Moment euphorique. La vie d'artiste est une vie hors du Temps. Retour au calme maintenant...
JANN HALEXANDER
http://www.apoplexia2008.blogspot.fr/

AU CHAT GOURMAND

Nota Bene : mention spéciale Au Chat Gourmand, avec certes sa salle cabaret voûtée au sous-sol, de taille moyenne et avec une très belle acoustique et à la salle du haut, le restaurant, fabuleux sauté au porc à la provençale, accueil excellent de Sylvie, la Reine des lieux, qui, tout comme moi, aime les chats...

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Clémence Savelli et Jann Halexander en concert 3 mai 2013 - Bordeaux, au Chat Gourmand

 

CLEMENCE SAVELLI

Jann Halexander par D

Jann Halexander par Monique Hottier

 
 
 
 
 
Clémence Savelli
et
Jann Halexander
 
EN CONCERT LE VENDREDI 3 MAI A 21H
Au Chat Gourmand, à Bordeaux
Entrée libre (au chapeau)
3 Rue de Guienne
Réservations pour dîner sur place avant le concert au 05 56 48 24 48
 
Le chanteur comédien franco-gabonais Jann Halexander ouvrira la soirée. Il revient en formule intime piano-voix. Il a commencé à Angers en 2003 avec des chansons comme "A Table", "Déclaration d'amour à un Vampire", "Il est minuit Docteur Schweitzer"...
Comparé à ses débuts à Jean Guidoni, William Sheller, le chanteur pianiste a continué son chemin de mots et de notes en marge du show-biz, se produisant ici et là en France, en Belgique, en Allemagne, avec son humour et sa mélancolie. 
Quand Jann Halexander parle de lui, il parle de nous, c'est ainsi qu'il tisse un fil de tendresse et de complicité avec les gens. Après 10 ans de carrière, une centaine de récitals donnés et des milliers de disques et de dvd vendus, Jann Halexander fête son amour de la scène…et des gens.
 


Clémence Savelli, auteur-compositeur-interprète, vient présenter ses toutes nouvelles chansons sur la scène bordelaise, accompagnée au piano par son complice de toujours, Pascal Pistone. Celle qu'on nomme deci delà la "Léo Ferré au féminin" défend un chant à la fois intimiste et populaire. 

Anti-conformiste, féministe, impétueuse, Clémence est de la trempe des artistes sensibles, hypersensibles, et qui n'est véritablement chez elle que sur scène.
Personnage schizophrène et lunatique sur scène, entre timidité maladive et caractère bien trempé, entre voix cristalline et cris enragés; elle mêle dans ses spectacles textes coups de poing et ballades légères.
Elle compte à son actif plus de 150 dates de concerts et 4 albums.


 

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Annulation des concerts de Jann Halexander, du 29 et 30 mars Au Magique

Arrivée sur Je suis une star et vous ne l'savez pas (D)

 

Annulation des concerts de Jann Halexander, du 29 et 30 mars Au Magique pour raisons de santé –rien de grave, juste un gros coup de fatigue de J.H-. Dates du 3 mai à Bordeaux et du 11 mai à Courbevoie maintenues. Autres dates en cours de préparation ainsi qu’un projet de bouquin et la sortie anglophone du film ‘La Bête Immonde’. Pour les personnes qui avaient déjà réservé sur billetreduc.com, elles seront naturellement remboursées. Merci pour votre compréhension…

Jeff Bonnenfant,  0680150524 - Label T.H/Lalouline Editions

Ci-dessous, lien émission radio Kitsch et Net, émission atypique, merci à Bart pour la mise en ligne. Les disques et les dvd de Jann Halexander sont disponibles sur priceminister.com, ebay etc…

http://www.youtube.com/watch?v=xMp1bkBrJrU

 

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Info culture/Dates supplémentaires : Jann Halexander au Magique, Formule intime

Un cardinal du Canada (Monique Hottier)


 
Info culture/Dates supplémentaires : Jann Halexander au Magique, Formule intime
 
Après avoir rempli l’Auguste Théâtre le 22 mars à l’occasion de ses 10 ans de carrière, à Paris, le chanteur comédien franco-gabonais Jann Halexander revient en formule intime piano-voix au Magique. Il a commencé à Angers en 2003 avec des chansons comme "A Table", "Déclaration d'amour à un Vampire", "Il est minuit Docteur Schweitzer"...Comparé à ses débuts à Jean Guidoni, William Sheller, le chanteur pianiste Jann Halexander a continué son chemin de mots et de notes en marge du show-biz, se produisant ici et là en France, en Belgique, en Allemagne, avec son humour et sa mélancolie. Quand Jann Halexander parle de lui, il parle de nous, c'est ainsi qu'il tisse un fil de tendresse et de complicité avec les gens. 10 ans plus tard, une centaine de récitals donnés et des milliers de disques et de dvd vendus, Jann Halexander fête son amour de la scène…et des gens.
 
AU MAGIQUE 29/30 Mars  20h30,
Tarif réservation 0145422610 (ou Billetreduc) : 12 euros
Tarif plein : 14 euros
Tarif Tranches de Scène : 10 euros
Tarif RSA : 5 euros
Au Magique, 42 rue de Gergovie, métro Pernety, 75014 Ligne 13.
Possibilité de dîner sur place en réservant.
Label T.H
Contact médias
0680150524
 
Découvrir, redécouvrir Jann Halexander :
 
http://www.youtube.com/watch?v=tFZPWCpfBFQ(Interview Radio Sud France)
http://www.youtube.com/watch?v=IXQJ4UF-EZY (C’est Triste, reprise de Marc Havet, chanteur, à la tête du cabaret Au Magique)
 
Nos remerciements aux Editions Lalouline, Au Magique…
Photographie : © Monique Hottier

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Qui est Jeff Bonnenfant ?

Jeff Bonnenfant

 

 

JEAN-FRANÇOIS BONNENFANT

 

Né au Mans le 21 octobre 1957, où il fait ses études, Jean-François ou Jeff Bonnenfant rentre à la SNCF en 1978 et y exerce différents métiers. Il participe en parallèle à l'aventure des radios libres comme technicien bénévole à West FM pendant 7 ans. C'est en 1995 qu'il découvre la photographie, une véritable passion qui le conduit à devenir membre actif de la section photographique du cercle culturel des Cheminots. Il organise ses premières expositions en 1999. Le salon international de Mayet le récompense en 2001 pour la meilleure photo sarthoise et il obtient l'accréditation piste de l'ACO pour les 24 heures automobiles 2002 et 2003. Grand collectionneurs de disques et de dvd, passionné par variété et la chanson française, il rencontre le chanteur Jann Halexander (A Table, Déclaration d'amour à un Vampire) en 2003. C'est à travers leur collaboration, doublée d'une grande amitié que le photographe pénètre dans le milieu particulier de la chanson. Au début photographe officiel, il devient attaché de presse, et sur une suggestion du chanteur, également réalisateur et scénariste, se met à la caméra : ainsi naitront des films devenus cultes J'Aimerais, J'Aimerais (2007), Occident (2008), et son premier film Une Dernière nuit au Mans, en 2009, une comédie dramatique avec le chanteur et Maïk Darah, la voix française de Whoopi Goldberg.

 

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Affichage métro 13/19 mars - Concert 22 mars 2013 - Paris

Affichage métro Neta 2

Affichage métro

Affichage métro Neta

 

 

Un des 60 emplacements d’affichage métro du  concert  de Jann Halexander le 22 mars à l’Auguste Théâtre, Paris 11. Du 13 au 19 mars. Nos remerciements à Lalouline Editions (Label Lalouline), l’Auguste Théâtre, le réseau Neta Publicité, les Grandes Imprimeries et naturellement : Ouman Dee, Miss Decky, du Duo Chokola, Barbara Felettig (Wo Bass ), Maik Darah, Monique Hottier, de l’association Tranches de Scène…rendez-vous le 22 mars !

Jeff Bonnenfant, label T.H – http://www.apoplexia2008.blospot.fr 

Dessins signés Jann Halexander, période 1998-2006

Afrikana (série Afrique), Jann Halexander, 1998

 

Dessins signés Jann Halexander, période 1998-2006. Tirage original de chaque dessin, signé et dédicacé, 6 euros, frais de port inclus. Règlement via paypal à halexander@voila.fr.

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_cyclone/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_europe/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_famille/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_fantaisie/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_femme/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_mort__religion_et___/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_afrique/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_amour/index.html

http://neigesafricaines.canalblog.com/albums/dessins_signes_jann_halexander__serie_animalia/index.html

 

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Ceci était l’Afrique…

Afrique

 

En accompagnant mon père il y a deux jours à la zone d’embarquement pour Moscou, je réfléchissais à l’étrangeté de nos vies, qui passent, filent et qui nous donnent si peu l’occasion de nous retourner et de méditer sur les années passées.  Mon père avait passé de longues semaines en France, un mois au Gabon pour régler quelques affaires puis là, retournait dans les neiges russes, qui lui étaient familières depuis déjà plus de deux ans. Lorsque je dis aux gens, je vais voir mon père, on me dit : ah tu vas retrouver le soleil du Gabon. Je rectifie : non, je vais en Russie, c’est là qu’il travaille. Moscou fait partie de mes repères, le quartier Proletaskaya de ma psyché. Et le Gabon natal, dans tout ça ? 

               Il devient une sorte d’image lointaine…qu’en reste t-il, à part origines, des souvenirs, des photos ? Je n’y suis pas retourné depuis si longtemps. Je serais incapable de dire si le pays me manque. La vie fait que je n’y suis pas encore retourné. Et les images des souvenirs se brouillent, deviennent floues, surtout quand on refuse de se laisser à l’idéalisation du pays natal. Je n’aime pas l’idéalisation.

               Du coup la parution  en 2009 du roman Ceci n’est pas l’Afrique, par ma mère, qui y a racontait ses années passées à Libreville fut comme une sorte de soulagement, de remise des pendules à l’heure. Au fur et à mesure que se succédaient les pages, les saveurs, les images, les mots, les ambiances revenaient, ce n’était plus quelque chose de lointain, ce n’était plus du vieux vécu, de l’abstrait mais du concret.

Je pense à l’atanga, en premier lieu, un petit fruit violet étrange, oblong, que mon ami n’aime pas du tout. Je pense aux badamiers qui parsemaient la capitale. Dans le récit de Maman, la nostalgie ne pointe jamais le bout de son nez. C’est peut-être dommage mais c’est mieux ainsi, je crois. C’est un récit vivant, je songe aux descriptions du climat équatorial, de la moiteur de la saison des pluies à la fraîcheur des saisons sèches. Aux hibiscus, aux bougainvilliers. A l’importance de la moustiquaire. Mozart, Sinatra dans la voiture climatisée. Les samedi après-midi à la piscine tantôt du Méridien, tantôt de l’Intercontinental, à manger des glaces. Les marchandes de beignets. Les matitis (bidonvilles). Les pontes et leurs femmes dans la grande galerie commerciale de M’bolo. La saleté des rues. Les sacs en plastique qui polluent les plages. Les billes de bois flottant au large de Port-Gentil. Les coupures d’électricité. L’excursion à Lambaréné, la ville du fameux Docteur Schweitzer. La sorcellerie, qui empoisonne la vie de tant de gens. Qui rend ce pays si étrange, où il ne faut pas croire en la gentillesse. Où tout le monde se méfie de tout le monde. Quelque chose de difficile à faire comprendre aux gens extérieurs qui n’y connaissent rien et veulent absolument tout aplanir en disant : c’est partout pareil.

Enfin, l’Afrique vécue, c’était Libreville, son bord de mer, le boulevard triomphal ; le centre-ville, ses cinémas, ses bars, ses restaurants chinois, italiens, la fête du Beaujolais nouveau, les buffets du dimanche dans les hôtels, bref rien ne qui puisse correspondre à l’image idéalisée d’une Afrique misérable, sans eau, sans électricité, avec des gens en haillons et des animaux dangereux à chaque coin de rue. Tintin au Congo faisait figure d’œuvre sympathique et anecdotique et je ne me souviens pas avoir entendu des gens parler d’une Afrique forte, digne et dominatrice qui attendait le moment venu pour se relever. Ce sont des choses qu’on entendait dans la diaspora. Mais pas dans le Gabon quotidien. Où les gens voulaient vivre, simplement. Veulent vivre. J’avais peur que le roman de ma mère passe totalement inaperçu. Evidemment, on n’en a pas parlé assez mais beaucoup plus que je ne l’aurais cru. Il m’est arrivé des fois de tomber sur une connaissance me disant : tiens, au fait j’ai lu le livre de ta maman. Maman n’a pas joué, effectivement, comme le disait, je crois, Luc Melmont, du blog Culture et Chanson, les femmes blanches délaissant tout leur occident pour s’africaniser à l’extrême (car que veut dire vraiment être africain, au fond ??), elle a vécu sa vie de femme affrontant les bons comme les mauvais moments de la vie là-bas. Il y a un côté Philippe Delerm au niveau de la légèreté de certains passages. Mais quand la gravité est là, parce qu’on ne peut l’éviter, alors il y du Nadine Gordimer et on réalise que ce Ceci n’est pas l’Afrique n’a pas été simplement écrit par une femme française expatriée, mais pas une femme blanche devenue une femme africaine blanche ancrée dans son époque. C’est le bienfait de ce bouquin, que l’on peut trouver dans les fnacs, sur amazon, priceminister etc…

Jann Halexander

http://www.priceminister.com/offer/buy/103514102/anne-cecile-makosso-akendengue-ceci-n-est-pas-l-afrique-livre.html

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30946

http://www.amazon.fr/Ceci-lAfrique-Recit-Fran%C3%A7aise-Gabon/dp/2296111386

http://cecinestpaslafrique.blogspot.fr/

Vœux 2013 signés HALEXANDER

COMPIL

 

 

Mes meilleurs vœux 2013 à ceux et celles qui me suivent depuis 2003. A Jeff Bonnenfant, ‘attaché de presse’ dévoué depuis le début, à D., à M. Cosniam des Editions Lalouline  pour son professionnalisme. Je signale la parution de la compilation Lalouline 2013, 15 titres, dont Il est minuit Docteur Schweitzer. Disponible sur toutes les plates-formes de téléchargement légales. RDV sur http://www.lalouline-editions.com.

Jann Halexander

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Le Métis et la Blonde qui chantait (Clémence Savelli)

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Le Métis et la Blonde qui chantait

 

            Il l’avait découverte sur internet. Il en avait parlé, totalement emballé à Luc, un ex de son attaché de presse, pour qu’il en parle sur son blog. Il avait été marqué par la voix, le piano, ah la musique, la belle musique, puissante musique, de celles qui vous transcendent. Si rares en chanson française. Il a toujours pensé qu’on mettait trop avant les textes, pas assez les musiques. Pourtant une chanson, c’est un texte et une musique.

            Toujours via internet, il sait qu’elle va se produire ce soir dans une petite salle sympathique près de la place de la Bastille, une salle de soixante places où il a déjà chanté l’année précédente. Ce n’est pas un sous-sol comme il y en a tant, non une jolie petite salle à l’étage d’un restaurant, donnant vue sur une avenue bordée de platanes. Le sol est un parquet à l’ancienne, il y a un vrai piano. Les patrons du restaurant n’utilisent pas cette salle, cela ne rentre pas dans leurs attributions, ils risqueraient de payer trop de taxes. Alors ils laissent cette salle gratuitement aux artistes. Les gens viennent, la salle est bien situé, et quand ils sont content, ce qui est le cas la plupart du temps, ils descendent et mangent. La cuisine n’y est pas mauvaise. Elle est honnête.

            Le jeune homme se fait beau dans sa salle de bain. Il met une légère ligne de noir sur ses  yeux, de la crème sur son visage métis, un peu de gel sur ses cheveux châtains aux reflets roux pas vraiment bouclés, ni frisés, ni ondulés. Il n’a jamais su quoi faire de ses cheveux. Il doit chanter dans un beau petit théâtre de Montmartre dans une semaine. Pour le coup il se raidira les cheveux. Et portera un t-shirt hugo boss sur scène. Et un jean délavé. Marre d’être toujours tiré à quatre épingles pour de la chanson française. Envie de décontraction.

            Il ne faisait pas trop froid en ce début de mars. Un blouson, un léger pull, une écharpe, c’était correct. Les gens arrivaient dans la salle. J’avais choisi de me mettre au fond. Un homme quelconque vint me voir : c’est bien ici le concert de Clémence Savelli ? J’acquiesçai. Une femme quelconque vint me voir : excusez-moi vous n’êtes pas Jann Halexander. J’acquiesçai. Mon ami m’envoya un sms, il n’avait pu venir, contretemps, me proposait d’aller manger des bulots après le concert, dans le coin, je dis o.k. J’aurais voulu que Monique vienne, elle, passionnée de chanson. Malade, hélas.

            Je comptais les gens. Nous étions 25. Honorable. Petite masse compacte à l’avant de la salle. Des gens continuaient d’arriver. Le pianiste débarqua. Un concert ne commence jamais tout à fait à l’heure. La chanteuse devait être dans sa loge ou je ne sais où. J’avais hâte d’entendre sa voix.

            Elle ne vint pas de la loge mais de l’entrée principale. Droite comme un I. Sorte de pythie venue de temps immémoriaux. Droite et digne. Vêtue de noir, ce noir en total contraste avec sa peau excessivement blanche, sa blondeur éclatante. Ses origines italiennes n’étaient guère évidentes, en fait, ne correspondaient point à l’idée qu’on pouvait se faire d’une femme aux origines italiennes, qu’on s’attend à voir en général bronzée, brune, un peu ronde. Non, la chanteuse semblait sortir de ces films d’horreur italiens se passant dans des grands châteaux lugubres ou encore elle aurait pu être une de ces multiples femmes hantant les films mittel europa de Fassbinder et autres confrères. Elle aurait pu être une de ces femmes vampires peuplant les films de Jean Rollin. Bref, elle était irréelle. Et pourtant bien là. Pourquoi les gens n’étaient pas plus nombreux. Un mystère. Dans cette salle flottait un parfum non pas d’autrefois, mais d’un ailleurs. Un public varié, la blonde était le point commun. Et la blonde chantait. Sa voix était fine, cristalline, et dure. Dure. Déversant colère, colère devant l’état d’un monde constamment déliquescent. Elle mit les pieds dans le plat dès le commencement. En chantant l’histoire d’un pauvre Léon, sur le ton d’une poignante comptine. Léon, sdf, le cœur en sang, ayant pour drôle de maison une boîte en carton où il fait des rêves de papiers. Les sdf devenaient de plus en plus nombreux, ou du moins visibles, dans la capitale. Le métis se demandait quand il les rejoindrait. S’il les rejoindrait. Chanteuse d’ailleurs et pourtant du présent, elle évoquait ensuite le béton armé, les étendues HLM d’Occident. Mais tout cela n’était qu’une petite chanson, elle rappelait avec humilité qu’on ne change pas l’univers avec des chansons. Même si elle chantait, chantait, chantait des histoires de crapauds dormant  aux bois, les silences pleurant au vent, les mémoires à fleur de sang, les cafards, les pigeons androïdes, les Léon allant tremblant, les romances aux odeurs de vieux marins, elle chantait, chantait, chantait, chantait qu’elle avait peur…elle chantait sa colère et tristesse devant les heures et les secondes ayant perdu la saveur d’un bon fruit. Il était question d’odeur des dimanches, d’un novembre aux senteurs mandarines. Elle chantait Jeanne, tremblant d’aimer dans la nuit noire, Jeanne supportant, souffrant, suffocant, criant, pleurant, implorant, saignant…et fuyant un compagnon violent, violent, à fuir car les bleus que l’on étouffe se réveillent au cimetière ! Elle chantait sa fille, Adèle, et l’Amitié. L’Amour-Passion et sur le ton de l’humour les Amants Zig-Zag en duo avec le pianiste. Et puis la conclusion, sublime : l’espoir, c’est l’âme qui luit au loin !

            Le concert passa trop vite. Trop vite. Sur les dernières notes de piano aux envolées lyriques, la femme fit les salutations. Quelqu’un lui offrit un bouquet de fleurs. Le jeune homme métis était heureux du moment passé. Un de ces moments où la vie valait la peine d’être vécue. Il quitta la salle, heureux.

Chômeur : chanson de Clémence Savelli

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Le cabaret sombre d'Ulrich C.

...C'est vrai qu'il faut se méfier des comparaisons...comparaison n'est pas raison...je me souviens d'une époque où on me surnommait le Guidoni Métis...flatteur, Jean Guidoni étant un grand artiste mais risque réducteur...lorsque j'ai envoyé des liens musicaux d'Ulrich Corvisier à des amis, ils m'ont on dirait du Guidoni. Non. C'est du U.C. Qu'on se le dise. Il sera en concert au Studio Raspail -voir affiche, sublime-, une belle salle parisienne de 220 places le 7 janvier. Entrée libre mais il faut réserver.

Jann Halexander

(merci Luc, pour l'info)

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Coups de coeur (crime passionnel 2000 #4)

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Jann Halexander chante LES PATRICIENS - AUCUNE IMPORTANCE- C'EST TRISTE-L'ESPOIR-AU MAGIQUE

Jann Halexander : "les patriciens" live aux soirées Laloulin


Compositeur-Auteur : JANN HALEXANDER
Editeur : LALOULINE EDITIONS
ISWC : T-702.405.806.0" />

Jann Halexander : " A table" aux soirées Lalouline


Crédits : A table
Interprète : Jann Halexander

Compositeur : Aurelien MERLE
Auteur : AURELIEN MAKOSSO AKENDENGUE
Editeur : LALOULINE EDITIONS
ISWC : T-004.977.424.4" />

Le sourire de LANGLAIS. 23 novembre 2012, au Sentier des Halles.

LIONEL LANGLAIS PAR JANN HALEXANDER, au SENTIER DES HALLES, 23 novembre 2012

 

            Le Sentier des Halles... Lorsque j’y ai chanté pour la première fois, c’était le 21 octobre 2006 -21 octobre, date anniversaire de mon attaché de presse. Je chantais alors depuis trois ans. A Angers, d’où je venais, le Sentier des Halles, c’était prestigieux, ambitieux. Ce fut un beau moment. Un très beau souvenir. J’y chantai une seconde fois. Ce fut correct. Un an plus tard.

            Mais déjà une sorte de magie n’était plus. Dans le milieu parisien, le Sentier des Halles était considéré comme un simple garage à artistes, fini le prestige, certains collègues n’hésitaient pas à en parler comme un dépotoir à rebuts de la chanson, de la variété, de la pop.

            Puis j’ai continué mon chemin, bon mois, mauvais mois, doutes permanents. Le Sentier des Halles était loin, sa directrice Nicole Mingasson-Londeix était partie. A Paris, j’écumais la salle de la Reine Blanche (un bide), de l’Archipel (merveilleux), du Darius Milhaud (entre les deux), en Allemagne, en Belgique (mes plus beaux souvenirs). J’entendis parler pour la première fois de Lionel Langlais au Darius Milhaud, nos tours de chants se croisèrent, en 2009 je crois. Je n’allais pas bien, je n’avais qu’une hâte, tourner la page et aller chanter en Allemagne. Un moment il n’y avait ‘plus personne à Paris’ pour paraphraser Anne Sylvestre, pour venir me voir. Mais je n’ai jamais oublié le sourire du chanteur, j’avais vu des photos, des vidéos sur internet. Ah ce sourire. Un vrai sourire !

             Je ne connaissais pas bien ses chansons.  Il m’avait invité à venir. Je ne me sentais pas très bien avant de me rendre au concert. Chaud, froid, chaud, froid. Et revenir au Sentier des Halles…mais j’avais promis. Et je n’avais pas oublié le sourire.

             Lionel Langlais m’a redonné de la pêche. A l’aise sur scène, j’ai vu un chanteur heureux de chanter. C’est ce qui manque dans notre monde d’artistes. Des chanteurs heureux de chanter. Simplement de chanter. Nous ne sommes pas nombreux. Il est bien, il chante bien, place bien sa voix, a du rythme, un bon virtuose à la guitare, il sait manier humour et émotion sans tomber dans la facilité et cerise sur le gâteau, il parvient à faire chanter la salle, quasi pleine. Et ce sourire, vrai, généreux, certainement pas faux. Il a chanté ses classiques dont Rue des Oiseaux, très belle chanson sur le deuil, sa chanson incontournable sur les chats, pas la meilleure mais la plus efficace. Les textes ne sont pas toujours de lui, mais ce n’est pas un problème, il est un sacré interprète, capable d’autodérision (quand il chante : chanson française, elle connait pas trop, elle connait Delerm mais préfère l’anglais). Les jeux de mots sont bien trouvés. A mi-chemin entre la chanson et la variété, avec des textes parfois forts, j’ai crié bravo lorsqu’il a chanté tous les hommes sont belles, toutes les femmes sont beaux. Une belle façon de s’ancrer dans la réalité actuelle, d’une société qui change. Est-ce que le public l’a compris, je n’en sais rien. Le son et la lumière : impeccables. Seul sur scène, Lionel Langlais a assuré un vrai show. C’est sûr, il ne nous a pas pris pour des cons. Et il m’a réconcilié avec le Sentier des Halles, redevenu, je crois, la salle prestigieuse d’antan. Lionel : merci !

Jann Halexander

http://www.apoplexia2008.blogspot.fr

Site de Lionel Langlais : http://www.lionellanglais.com/

BILLETS POUR CONCERT

 

Réponse d'un Franco-Gabonais au sujet du racisme anti-Blanc

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Réponse d'un Franco-Gabonais au sujet du racisme anti-Blanc

 

A Guillaume Floris, Laurent Levy, Danièle Obono, Aïssa Terchi, tous-toutes les membres du Front de Gauche.

 J'ai été très très choqué par votre article sur http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/11/16/racisme-antiblancs-le-spectre-de-lanti-france-ou-la-grande-confusion. Notamment par cette phrase. 

'Le racisme antiblanc n’est en rien du racisme'

L'article commençait bien. Rassurant. Pour après prendre une autre tournure déplaisante. Une telle forme de cécité fait peur. Alors oui : le racisme anti-blanc existe mais duquel parlons-nous ? De celui fantasmé qui arrange les racistes blancs qui veulent se dédouaner ? Ou de celui véritable, qui est concret, et non un mythe.

En tant que franco-gabonais, je ne peux pas lire ce genre de phrase sans réagir. Je suis né au  Gabon, j'y ai vécu 16 ans, de père gabonais noir et de mère française blanche. En tant que métis, j'ai vu aussi bien du côté blanc que du côté noir que les relations interraciales, les mariages mixtes et leurs enfants dérangeaient beaucoup de monde. Les enfants n'oublient pas. Je ne suis pas le seul dans cette situation. Je n'ai jamais oublié les camarades, nous avions 15/16/17 ans, noirs de bonne famille, de l'élite, dire tout haut que les blanches qui aiment les noirs sont des salopes qui aiment la queue, quand ils voyaient ma mère venir me chercher. Je n'oublierais pas toutes ces petites réflexions usantes : oui, toi tu fais comme les blancs, tu portes les jeans comme un blanc, tu manges des trucs de blancs, tu écoutes des trucs de blancs. C'était usant. J'avais envie d'être moi mais il y avait toujours un plaquage racial là-dessus. Les métis servent souvent de défouloir anti-blanc dans les sociétés africaines. Les homos aussi qu'on accuse d'être des agents des blancs, de la perversion blanche. D'ailleurs la perversion dans ces pays est assimilée aux blancs. L'argent, très souvent également. Et cette façon de penser on la retrouve dans une partie de la diaspora.

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J'ai appris à gérer cela, à répondre à la connerie, quelque soit le côté d'où elle vient. Il m'a fallu du temps pour digérer cela néanmoins, l'admettre pour moi-même et le dire. Sachant que le dire n'était pas bien vu non plus. je ne parlais pourtant pas de ressenti mais d'anecdotes vécues. Je fus traité de menteur plusieurs fois. Tout va bien, tout va bien, non ce que tu dis n'est pas possible. Maintenant les langues se délient et des deux côtés, on commence enfin à en parler, ouvertement. Pour savoir ce qu'il faut faire. 

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Etre écolo, de gauche, anticapitaliste etc ne cautionne pas une telle cécité. Parce qu'en face, parmi ceux et celles qui lisent, on peut se sentir heurté.

 Le racisme, les préjugés ne doivent pas être seulement jugés à l'aune des obstacles qu'ils génèrent d'un point de vue pratique : emploi, logement, principalement. Il y a aussi l'espace de vie, au sens des relations : intimes, amicales, familiales. Beaucoup de relations ont été détruites par la force des préjugés qui ne venaient pas toujours d'où on les attendait. Oui c'est fatiguant pour une femme blanche mariée à un africain noir d'être souvent ramenée à LA FEMME BLANCHE de la famille au bout de 30ans, d'être un peu mise de côté par sa belle-famille parce qu'elle ne comprendrait soi disant pas tout. Oui c'est fatiguant d'entendre des africains dire que l'homosexualité est un truc de blanc -tant d'hypocrisie laisse sceptique. C'est fatiguant en tant qu'artiste quand des programmateurs ou des journalistes africains me disent : on ne peut pas parler de vous, vous faites de la musique de blanc. Là je parle de mon cas personnel. Mais la liste est longue, longue, longue de ce genre d'anecdotes vécues par les uns, les autres, des métis, des  blancs, des noirs qui sont liés à des blancs.  Et on ne peut pas dire, comme le rappelait un collègue, Luc, du blog culture et chanson, d'un côté : le racisme est universel et de l'autre  que le racisme antiblanc n'est en rien du racisme. Il y a des préjugés sur ce que doit être un blanc, pense un blanc etc. Comme beaucoup de blancs pensent qu'un noir doit être comme ci, penser ainsi, vivre ça etc.

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 C'est une situation triste, mais réelle et heureusement pas systématique, parce que dans l'ensemble les gens arrivent à vivre en société, malgré les difficultés. Il y a des gens pour qui réellement tout va bien et qui se foutent éperdument de ce genre de débat. Mais puisque nous y sommes, dans le débat, je ne vois pas comment vous pouvez vouloir aller dans le sens du vivre ensemble lorsque vous sortez ce genre de propos. 

Une chose semble certaine : d'un point de vue travail ou accès au logement, le racisme anti-blanc n'a quasi aucun impact. Economiquement, ce sont les plutôt les plus clairs qui discriminent les plus fonçés. 

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'Le racisme antiblanc n’est en rien du racisme'

Je suis étonné que tous les membres du Front de gauche soient d'accord avec ce genre de mensonge.Il y a un racisme anti-blanc réel en France et ailleurs. Une sorte de conglomérat de préjugés. Il faut avancer, malgré tout. Comme il faut pouvoir avancer malgré le racisme franc, assumé d'une partie de la société française blanche. Mais il faut en prendre acte, clairement dans les deux cas. C'est la meilleure façon justement de contrer les idioties de ceux et celles qui n'y connaissent rien et parlent d'un racisme anti-blanc fantasmé. 

 Jann Halexander

[http://www.apoplexia2008.blogspot.fr]

Anecdote : A plusieurs reprises, j'ai été confronté à des blancs ou des noirs qui m'ont dit, en parlant des femmes : les blanches qui aiment les noirs, c'est pour la queue. J'ai appris à répondre : peut-être. Et elles ont bien raison. Après tout elles font ce qu'elles veulent.

Il est minuit Docteur Schweitzer, de Jann Halexander

Ouest France

Le cri d'une amie : la Savelli...

 

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…Son dernier album LE CRI est superbe. J’ai dit d’elle [Clémence Savelli] : quand je vais la voir sur scène, ce n’est pas une amie que je viens voir, mais une grande chanteuse aux textes et aux musiques superbes, qui s’avère être une amie. Je le pense toujours. Ses interprétations restent gravées en moi. J’ai repris sur scène le 13 septembre dernier pour la première fois sa chanson L’Espoir. Et si des artistes veulent se tirer entre les pattes, grand bien leur fasse mais je ne tiens pas à y être mêlé. Quand j’apprécie un artiste, je ne rechigne pas à le faire savoir, surtout si la couverture médiatique ne suit pas forcément. Je n’attends même pas de retour, une action donnée, une action rendue, non j’en parle, tout simplement et je suis ravi d’avoir intéressé d’autres gens à Clémence Savelli. J’ai aussi dit d’elle qu’elle était quelque part l’héritière d’Anne Sylvestre, sans forcément l’avoir désiré mais il y a pire comme filiation. Me souviens avoir été comparé au début à Léo Ferré et Jean Guidoni, de la part de gens très sincères, j’ai pris cela comme un compliment. Mais nous restons nous-mêmes, nous essayons. Clémence Savelli est Clémence Savelli. Et son cri reste en nous.

 

Jann Halexander

Actualité et disques de la chanteuse : http://www.vivaarte.fr/clemence/

Clémence Savelli : 'Léon' (variété française)

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...Une dame rousse revient...

 

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…Elle revient. L’affiche est superbe. Des concerts de prévus, un nouvel album qui sort. C’est un nom qui fait frémir et donne de l’urticaire dans le milieu chanson. Moi non. J’aime beaucoup. Un peu moins ses derniers albums. Mes ses anciennes chansons restent superbes, magiques, oniriques, les textes sont chargés, recherchés, les musiques entêtantes. Enfin, les clips, ah les clips, ils sont flamboyants. Je ne pense pas aller la voir sur scène. De toute façon c’est complet et je ne suis pas sûr d’en profiter pleinement. J’achèterais le dvd.

Je n’oublierais jamais ma découverte de California, Ainsi soit-je, l’Âme-Stram-Gram, Je te rends ton amour. J’ai été sensible à Avant que l’Ombre, adoré Appelle mon numéro. Je l’ai adulé, m’en suis éloigné, y suis revenu, plus apaisé. Je lui ai même dédié une chanson, pas la plus réussie, hein. Titre banal : La Dame Rousse (2008)

J’aime aussi bien des chanteurs de cabarets que des superstars –et là en plus c’est l’unique superstar européenne, ça fait plaisir. Ce qui compte au final, c’est la chanson. Pas tout ce qu’il y a autour, l’adulation, la presse, les chiffres, bref tout ça non, ce qui compte, c’est ce qu’on chante.

Jann Halexander

Mylene farmer - 1989 - dernier sourire.mpg

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Nos envers-vies par le chanteur Nicolas Duclos

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Je garderais toujours un délicieux souvenir de la naissance du premier album de Nicolas Duclos. Cela faisait quelques temps qu’il chantait dans des salles parisiennes, comme le Magique, avait fait mes premières parties au Darius Milhaud, à l’Archipel, au Tremplin Théâtre. Et là, enfin, l’album, oui quelque chose d’émouvant parce que les conditions dans lesquelles cet album vit le jour étaient l’amitié même, la convivialité.

C’était chez ma mère, dans le petit salon. A Angers. Nicolas au piano, le preneur de son, maman prenant son café, moi lisant un vieux bouquin sur l’Afrique Australe, ma sœur passant faire un petit coucou, le chat qui tourne autour de tout le monde, nous discutant entre les prises, de choses parfois sans rapport avec la musique. Et puis pendant les prises, concentration totale. Et les musiques simples et solaires se suivaient les unes les autres pour donner de très belles chansons : Ca passe ou ça casse –belle ouverture du disque-, la Fin de l’innocence (titre de l’album), La vie est belle (une de mes préférées, sans conteste), Vie de couple avec chien (que j’ai souvent chantée sur scène), L’Envers-vie, Mon voisin (ah celle-là, on a tous un voisin casse-pied !), le Jeux des agneaux, Aphrodite (que je chanterais tôt ou tard), La chanson du Mas, des Histoires absurdes, des Déclics, Ciel, étoiles, mur (renversante par son atmosphère), L’erreur de casting (la première chanson que j’ai entendue de Nicolas Duclos), Les boules à neige, et la très belle chanson de clôture, celle qui arrache des larmes aux yeux tellement elle nous parle, sur l’amour d’un fils à son père, nostalgique sans pathos, un chant d’amour discret et profond, Depuis ce jour-là.

pochette

 

            Voilà. C’est un très bel album de 15 chansons. Je vous encourage à le découvrir. Parce que Nicolas Duclos chante nos vies, nos quotidiens mieux que beaucoup de chanteurs à texte trentenaires. Qu’il n’y a pas de narcissisme. Que de Chambery au Malawi, on peut l’écouter avec le même entrain, la même joie, la même émotion. Parce que la musique y a son importance : trop souvent, en chanson, le texte prime sur la musique, ici il n’en est rien. A écouter chez soi quand on est morose.

Parce qu’après on va mieux.

            Jann Halexander

Découvrir l’album, se le procurer :

 www.nicolasduclos.fr / nicolas.duclos.chanson@gmail.com

Nicolas Duclos chante Nicolas Duclos